Une autre histoire de la Renaissance, Élisabeth Crouzet-Pavan, Albin Michel, 2024, 384 p., 24,90 €
Pages 183 à 186
Citer cet article
- GALBY-MARINETTI, Édouard,
- Galby-Marinetti, Édouard.
- Galby-Marinetti, É.
https://doi.org/10.3917/espri.2501.0183
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- Galby-Marinetti, É.
- Galby-Marinetti, Édouard.
- GALBY-MARINETTI, Édouard,
https://doi.org/10.3917/espri.2501.0183
Élisabeth Crouzet-Pavan publie un ouvrage d’érudition qui rassemble nombre des thèmes qu’elle a abordés au cours de sa carrière. À partir de l’exemple de l’Italie florissante du Quattrocento, l’historienne se donne pour mission de décrypter l’influence obscure qu’ont les objets sur la conduite de nos existences, leur façon mystérieuse de pénétrer notre intime et de nous modeler, nous poussant à évoluer en adoptant de nouveaux usages, en inventant de nouvelles représentations de nous-mêmes. Loin pourtant de la mondialisation et des réseaux numériques, l’objet, on le découvre, est déjà voyageur ; il l’est par sa provenance comme par sa nature. Sujet d’échanges commerciaux et culturels, il vient de l’ailleurs et se propage en nos habitats ; lui-même, dans sa structure, ne demeure pas inerte mais évolue, renouvelant ses formes et ses fonctions.
Dans une ère de l’énumération où l’on tente de désigner le contenu exhaustif du monde pour en restituer son organisation et la complexité de ses échanges, l’objet joue un rôle crucial, métaphore de nos usages, de nos goûts et de nos croyances. L’Italie du Quattrocento (Vénétie, Toscane, Ligurie) en offre une prodigieuse variété permettant d’établir un état des lieux de la pensée, de l’économie et de l’esthétique humaines à l’œuvre dans la rénovation de l’ordre social. Concentrant son étude sur l’objet des villes pour saisir une anthropologie du quotidien après le bond démographique que connaissent les populations urbaines en ce début d…
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