La pieuvre. Pourquoi le régime de Poutine doit être défait
Pages XV à XXIII
Citer cet article
- BOUTHORS, Jean-François,
- Bouthors, Jean-François.
- Bouthors, J.-F.
https://doi.org/10.3917/espri.2304.0000d
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- Bouthors, J.-F.
- Bouthors, Jean-François.
- BOUTHORS, Jean-François,
https://doi.org/10.3917/espri.2304.0000d
Notes
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[1]
Jean-François Bouthors, « La vraie nature de l’humiliation russe » [en ligne], Esprit, mars 2022.
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[2]
Galia Ackerman et Stéphane Courtois (sous la dir. de), Le livre noir de Vladimir Poutine, Paris, Perrin/Robert Laffont, 2022.
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[3]
Souslov et Andropov, comme Gorbatchev, étaient originaires de Stavropol.
-
[4]
Catherine Belton, Les hommes de Poutine. Comment le KGB s’est emparé de la Russie avant de s’attaquer à l’Ouest [2020], trad. par Olivier Bougard et Anne Confuron, Paris, Talents Éditions, 2022.
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[5]
Le service de renseignement de l’armée soviétique, puis russe.
-
[6]
Anatoli Sobtchak, avocat de profession, a été le professeur de droit de Vladimir Poutine à Leningrad (Saint-Pétersbourg, aujourd’hui) avant que ce dernier n’entre au KGB. Il a été aussi instructeur à l’école de police de la même ville (ce qui dénote ses liens avec les agences soviétiques) et a auparavant passé quelques années à Stavropol, où il s’est lié à un certain Mikhaïl Gorbatchev, lequel est devenu en 1962, le premier dirigeant de la ville.
Un an après le début de « l’opération militaire spéciale » déclenchée par le Kremlin pour « dénazifier » l’Ukraine, le sort de la guerre reste incertain. L’une des principales causes de cette incertitude est à rechercher en Europe de l’Ouest, dont les dirigeants et les diplomaties n’ont pas compris à qui ils avaient affaire côté russe. De même n’avaient-ils pas cru que Poutine ordonnerait à l’armée russe de franchir la frontière, malgré de nombreux avertissements venus du renseignement américain. Pourtant, en France même, plusieurs spécialistes de la Russie alertaient depuis des années, et jusque dans les derniers mois de 2021, sur la nature et la dangerosité du régime mis en place par Vladimir Poutine depuis son arrivée à la tête du FSB en 1998 et surtout son accession à la présidence russe en 2000. Ces dirigeants et une large partie de ces diplomates avaient fait leur l’idée de « l’humiliation russe » ressassée par Vladimir Poutine, par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et leurs officines de propagande. Idée relayée à Paris par Hubert Védrine, Hélène Carrère d’Encausse et quelques autres géopoliticiens familiers des plateaux de télévision, animés par un anti-américanisme notoire. Nous avons expliqué ici, dès le début de la guerre, la vraie nature de cette « humiliation ».
L’imprégnation de ce discours s’est encore fait entendre dans les propos tenus à multiples reprises par le président français. En juin 2022, il appelait explicitement à « ne pas humilier la Russie » et, en décembre 2022, il insistait encore sur la nécessité de lui offrir des garanties de sécurité…
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