Article de revue

Pensée sauvage, pensée prescrite

Les écritures du peuple au XIXe siècle

Pages 109 à 115

Citer cet article


  • Galby-Marinetti, É.
(2023). Pensée sauvage, pensée prescrite Les écritures du peuple au XIXe siècle. Esprit, Avril(4), 109-115. https://doi.org/10.3917/espri.2304.0109.

  • Galby-Marinetti, Édouard.
« Pensée sauvage, pensée prescrite : Les écritures du peuple au XIXe siècle ». Esprit, 2023/4 Avril, 2023. p.109-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2023-4-page-109?lang=fr.

  • GALBY-MARINETTI, Édouard,
2023. Pensée sauvage, pensée prescrite Les écritures du peuple au XIXe siècle. Esprit, 2023/4 Avril, p.109-115. DOI : 10.3917/espri.2304.0109. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2023-4-page-109?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.2304.0109


Notes

  • [1]
    Chantaume, Expédition de Crimée. Lettres d’un zouave, préface du général duc de Mortemart, Paris, Firmin Didot, 1856. L’ouvrage peut être consulté sur le site internet Gallica de la Bibliothèque nationale de France.
  • [2]
    On trouve deux façons de procéder, soit par vantardise : « Le combat a duraie quatre heurs […]. Nous, à notre compagnie, nous ont ut 22 hommes tués ou blécéés de la porsuite que nous leur ont f… Nous étions à 8 lieus de Sbastopol, nous les ont fait dancé, falait voir. » (Chantaume, Lettres d’un zouave, op. cit., p. 13) ; soit par un éloge rapporté : « Le général Lauragland nous a dit : “Sant vous, nous étions touces nétoyer.” Il dit encore : “Les Français mont prit un brat à Vaterlot, vous me lavez randut aujourd’huit.” » (ibid., p. 21).
  • [3]
    Texte publié dans les Annales d’hygiène publique et de médecine légale, série 1, no 15, Paris, Jean-Baptiste Baillière, 1836. Voir aussi Michel Foucault, Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère… Un cas de parricide au xixe siècle [1973], ouvrage collectif de Blandine Barret-Kriegel, Gilbert Burlet-Torvic, Robert Castel, Jeanne Favret, Alexandre Fontana, Georgette Legée, Patricia Moulin, Jean-Pierre Peter, Philippe Riot et Maryvonne Saison, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 1994.
  • [4]
    Chantaume, Lettres d’un zouave, op. cit., p. 106-107.
  • [5]
    Ce passage est un des rares exemples : « Je te prit de mant voyer quelqua argant, sy tu tien que jaille te voir toi et ta famille et notre bonne mère. Je suis pluces que sûre que, vous touces, vous serez enchanter de me voir avant mont départ pour larmée du Nord. Pour moi sa serat une grande fête. » (ibid., p. 106).
  • [6]
    Ibid., p. 42.
  • [7]
    Virgile, Énéide, III, 11 : « Et campos, ubi Troia fuit » (les plaines où Troie fut un jour).
  • [8]
    Voir Thomas Dodman, Nostalgie. Histoire d’une émotion mortelle [2018], trad. par Johanna Blayac, Alexandre Pateau et Marc Saint-Upéry, Paris, Seuil, coll. « L’Univers historique », 2022, et ma recension dans Esprit, janvier-février 2023.
  • [9]
    Jacques Derrida, Positions, entretiens avec Henri Ronse, Julia Kristeva, Jean-Louis Houdebine et Guy Scarpetta, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Critiques », 1972, p. 61.
Français

Les lettres de Chantaume, publiées en 1956 à son retour de la guerre de Crimée, relèvent du même « droit de raconter » qu’évoque Michel Foucault à propos des mémoires de Pierre Rivière. Tâtonnant dans l’écriture, propagandiste dans le propos, elles composent une écriture populaire de soi.


Date de mise en ligne : 11/04/2023

https://doi.org/10.3917/espri.2304.0109

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