Article de revue
Que sont devenus les partis-mouvements ?
La France insoumise et La République en marche depuis 2017
- Par Rémi Lefebvre
Pages 167 à 178
Citer cet article
- LEFEBVRE, Rémi,
- Lefebvre, Rémi.
- Lefebvre, R.
https://doi.org/10.3917/espri.2201.0167
Citer cet article
- Lefebvre, R.
- Lefebvre, Rémi.
- LEFEBVRE, Rémi,
https://doi.org/10.3917/espri.2201.0167
Notes
-
[1]
Jean-Luc Mélenchon reconnaît cette similitude sur son blog, le 4 mars 2017, tout en remarquant que « le rapport à la société » des deux mouvements diffère.
-
[2]
Cet article s’appuie sur une enquête commencée en 2017 et fondée sur 160 entretiens avec cadres et dirigeants des deux mouvements. Certains seront directement utilisés ici.
-
[3]
Fabien Escalona, « Les partis politiques : détestés mais incontournables » [en ligne], Mediapart, 1er décembre 2021.
-
[4]
Entretien mené avec Jean-Marc Borello, membre du bureau exécutif, le 12 mai 2021.
-
[5]
Entretien avec Jean-Luc Mélanchon, « L’insoumission est un nouvel humanisme », Le 1 hebdo, 18 octobre 2017.
-
[6]
Les deux partis sont proches du modèle du parti digital ou plateforme. Voir Paulo Gerbaudo, The Digital Party: Political Organisation and Online Democracy, Londres, Pluto Press, 2018.
-
[7]
Soit le plus gros effectif partisan à l’échelle de la vie politique.
-
[8]
Pierre Bourdieu, « Le mort saisit le vif », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 32-33, avril-juin 1980, p. 3-14.
-
[9]
De fait, le groupe parlementaire de LFI, qui se réunit tous les mardis, devient la direction du parti. Jean-Luc Mélenchon le qualifie de « bureau politique improvisé ». À LREM s’opère une forme de dissociation entre le parti et le groupe parlementaire LREM qui vivent dans deux mondes séparés.
-
[10]
Voir Étienne Ollion, Les Candidats. Novices et professionnels en politique, Paris, Presses universitaires de France, 2021.
-
[11]
La France en compte 500 000.
-
[12]
Rémi Lefebvre, « Enjamber le scrutin local. La France insoumise et les élections municipales de 2020 », dans Arthur Delaporte, Anne-Sophie Petitfils et Sébastien Ségas (sous la dir. de), Les partis font-ils encore la campagne ? La place des organisations partisanes durant les élections municipales de 2020, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, à paraître en 2022.
-
[13]
Entretien avec Jill Royer et Arthur Cheysson, permanents au siège. Manuel Cervera-Marzal estime à 20 000 le nombre de militants ou d’adhérents actifs fin 2018 (M. Cervera-Marzal, Le Populisme de gauche. Sociologie de la France insoumise, Paris, La Découverte, 2021).
-
[14]
Jo Freeman, “The tyranny of structurelessness” [en ligne], Jofreeman.com, 1971-1973.
-
[15]
Voir Frédérique Matonti et Franck Poupeau, « Le capital militant. Essai de définition », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 155, n° 5, 2004, p. 4-11.
-
[16]
Selon elle, « on ne peut pas ne pas être d’accord à LFI ». Entretien mené le 15 avril 2019.
-
[17]
Bruno Cautrès, Marc Lazar, Thierry Pech et Thomas Vitiello, « Données de l’enquête Terra Nova sur La République en marche : tri à plat » [en ligne], Terra Nova, 22 octobre 2018.
-
[18]
Dinah Cohen, « “On n’a pas des militants, on a des cliqueurs” : François Patriat étrille LREM, parti “trop virtuel” », Le Figaro, 22 juin 2021.
-
[19]
Albert O. Hirschman, Exit, voice, loyalty. Défection et prise de parole [1970], trad. par Claude Besseyrias, préface de Pascal Delwit, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2011.
-
[20]
Une timide réforme des statuts de LREM renforce un peu le pouvoir des adhérents en 2020.
-
[21]
Alexandre Lemarié, « Le mouvement LREM, colosse aux pieds d’argile », Le Monde, 14 mai 2018.
-
[22]
Voir Donatella della Porta, Joseba Fernández, Hara Kouki et Lorenzo Mosca, Movement Parties Against Austerity, Cambridge, Polity Press, 2017.
-
[23]
Voir Glenn Kefford et Duncan McDonnell, “Inside the personal party: Leader-owners, light organizations and limited lifespans”, The British Journal of Politics and International Relations, vol. 20, n° 2, 2018, p. 379-394.
-
[24]
Max Weber, Le Savant et le Politique [1919], édition de Catherine Colliot-Thélène, Paris, La Découverte, 2003.
-
[25]
Stéphane Séjourné, député européen et conseiller à l’Élysée, assure l’interface avec LREM.
-
[26]
Entretien mené le 8 janvier 2021.
-
[27]
Ces partis, le MoDem, LREM et Horizons (Édouard Philippe) se rassemblent dans Ensemble citoyens ! en novembre 2021.
-
[28]
Par un tweet en janvier 2019, il exclut un cadre du mouvement et ancien proche, François Cocq.
-
[29]
Voir M. Cervera-Marzal, Le Populisme de gauche, op. cit.
-
[30]
Le financement de la campagne de 2017, sans parti préexistant, avait été l’une des prouesses inaugurales de l’entreprise Macron. Cet enjeu ne se pose plus cinq ans plus tard.
-
[31]
Entretien mené le 29 avril 2021.
-
[32]
Voir Yohann Aucante et Alexandre Dézé (sous la dir. de), Les Systèmes de partis dans les démocraties occidentales. Le modèle du parti-cartel en question, Paris, Presses de Sciences Po, 2008.
-
[33]
Charlotte Chaffanjon, « “Macron ne sera pas le candidat LREM” ou la stratégie du grand dépassement », Libération, 10 mars 2021.
-
[34]
Joseph LaPalombara et Myron Weiner (sous la dir. de), Political Parties and Political Development, Princeton, Princeton University Press, 1966.
Français
Les partis-mouvements LREM et LFI, peu démocratiques, sont surtout des partis personnels, qui ont pour vocation de préparer l’élection de leur dirigeant à la présidence de la République.
English
What has become of the movement-parties?
La France insoumise and La République en marche since 2017
The LREM and LFI movements-parties are mostly personal, hardly democratic, parties, which are intended to prepare the election of their leader to the Presidency of the Republic.
Cet article est en accès conditionnel
Acheter ce numéro
12,99 €
272 pages, format électronique (HTML et PDF, par article)
Acheter cet article
3,00 €
12 pages format électronique (HTML et PDF)