Article de revue

Einstein on the Beach, 1976-2014

Pages 136 à 138

Citer cet article


  • Danto, I.
(2014). Einstein on the Beach, 1976-2014. Esprit, Février(2), 136-138. https://doi.org/10.3917/espri.1402.0136.

  • Danto, Isabelle.
« Einstein on the Beach, 1976-2014 ». Esprit, 2014/2 Février, 2014. p.136-138. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2014-2-page-136?lang=fr.

  • DANTO, Isabelle,
2014. Einstein on the Beach, 1976-2014. Esprit, 2014/2 Février, p.136-138. DOI : 10.3917/espri.1402.0136. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2014-2-page-136?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.1402.0136


Notes

  • [1]
    Chaque reprise, impulsée par Bob Wilson (1984, 1992, 2012 et 2014), a été élaborée par ses trois concepteurs. Le spectacle de janvier 2014 a, pour la première fois, été intégralement filmé par Don Kent et sera prochainement diffusé sur France 2.
  • [2]
    Voir Peter Bürger, Théorie de l’avant-garde, Paris, Questions théoriques, 2013, et Hal Foster, le Retour du réel. Situation actuelle de l’avant-garde, Bruxelles, La Lettre volée, 2005.
  • [3]
    Voir Natalia Smolianskaïa, « Le temps des avant-gardes : l’histoire de l’art à l’âge de sa mondialisation », Critique d’art, 2013, no 41. La citation de G. Debord est donnée p. 58.
  • [4]
    Dans Corinne Rondeau, Lucinda Childs. Temps/Danse, Pantin, Éditions du Cnd, 2013, p. 61. Cet ouvrage d’ensemble sur la chorégraphe américaine, après l’essai de Susan Sontag en 1983, propose des textes de l’artiste ainsi que des photos et des partitions chorégraphiques.
  • [5]
    Margery Arent Safir, Robert Wilson, Paris, Flammarion/The Arts Arena, 2011, cité dans le livret du Théâtre du Châtelet, p. 33.

En 1976, le metteur en scène Robert Wilson et le compositeur Philip Glass conçoivent l’opéra Einstein on the Beach, créé au Festival d’Avignon et reconnu d’emblée comme « l’œuvre scénique la plus importante du xxe siècle », selon les mots de Susan Sontag. Cet opéra sans livret où seules les notes et les rythmes sont chantés utilise une série puissante d’images récurrentes pour former sa principale trame, juxtaposée à des séquences de danse créées par les chorégraphes Andy de Groat et Lucinda Childs. L’orchestration traditionnelle est remplacée par une composition pour synthétiseurs, bois et voix qui exige une écoute différente. Einstein on the Beach, qui déroge à toutes les règles conventionnelles de l’opéra, a propulsé ses deux auteurs, Bob Wilson et Philip Glass, sur le devant de la scène artistique internationale. Son interprète principale, Lucinda Childs, qui dès la première reprise de l’opéra en 1984 chorégraphie toutes les danses en remplacement de celles d’Andy de Groat, demeure elle aussi une figure emblématique de cette création collective où tout existe indépendamment bien que rien ne soit aléatoire.
L’opéra se compose de quatre actes ponctués de cinq interludes. Certaines thématiques liées aux recherches du physicien Einstein, comme la théorie de la relativité ou l’arme nucléaire, sont évoquées à travers des tableaux d’une esthétique tout à fait révolutionnaire : des images oniriques épousent les changements très graduels de la musique et les mouvements chorégraphiés pour former une œuvre d’art totale bouleversant la perception de l’espace et du temps…


Date de mise en ligne : 21/02/2014

https://doi.org/10.3917/espri.1402.0136

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