Article de revue

Figures du réel

Chronique transatlantique (XIII)

Pages 162 à 164

Citer cet article


  • Howard, D.
(2011). Figures du réel Chronique transatlantique (XIII) Esprit, Novembre(11), 162-164. https://doi.org/10.3917/espri.1111.0162.

  • Howard, Dick.
« Figures du réel : Chronique transatlantique (XIII) ». Esprit, 2011/11 Novembre, 2011. p.162-164. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-esprit-2011-11-page-162?lang=fr.

  • HOWARD, Dick,
2011. Figures du réel Chronique transatlantique (XIII) Esprit, 2011/11 Novembre, p.162-164. DOI : 10.3917/espri.1111.0162. URL : https://shs.cairn.info/revue-esprit-2011-11-page-162?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/espri.1111.0162


Notes

  • [1]
    On trouve une description détaillée de la maison et son histoire ainsi qu’une illustration de ce que fut la belle société new-yorkaise de l’époque dans Building the Frick Collection (2006) par Colin B. Bailey, le conservateur en chef du musée.
  • [2]
    Voir Dick Howard, « Chronique transatlantique (III) », Esprit, novembre 2010.
  • [3]
    Ces toiles en noir et blanc de 1947-1949 ? le Moma en acheta une en 1948 ? expriment bien l’ethos de l’École de New York. Or, ce qui frappe dans cette rétrospective, c’est qu’une fois que De Kooning maîtrisait un style de représentation, il se mettait aussitôt en quête d’une nouvelle manière de voir.
  • [4]
    Je cite la version de l’entretien de 1972 republiée dans Harold Rosenberg, The Case of the Baffled Radical, Chicago, University of Chicago Press, 1985, p. 144-161.
  • [5]
    Ancien quartier des abattoirs, au sud-ouest de Manhattan, récemment réaménagé.

La Frick Collection est de loin le musée le plus accueillant de New York. Le rez-de-chaussée de cette grande maison, construite par un magnat de l’acier connu pour sa politique antisyndicale quand il a quitté ses usines à Pittsburg pour s’intégrer à la haute société new-yorkaise, abrite une collection des plus classiques. Un grand jardin intérieur où l’on se repose tranquillement autour d’une large fontaine entourée de plantes vertes et de fleurs fraîches donne sur une belle salle ovale utilisée pour des expositions temporaires ; des deux côtés de celle-ci se trouvent de grandes galeries où sont accrochées des toiles de maîtres. D’autres merveilles de la civilisation européenne se trouvent dans le bureau du maître et les salles de réception.
Quelle ne fut pas alors ma surprise lorsque j’appris que la Frick montait une exposition de dessins de Picasso (Picasso’s Drawings, 1890-1921, du 4octobre au 8 janvier 2012). Certes, le sous-titre de l’exposition est “Reinventing Tradition” (Réinventer la tradition), et les dessins sont exposés dans les deux petites salles basses de plafond, dans la cave. Mais tout de même : Picasso, dans ce haut lieu de l’art classique ! À bien y réfléchir, ce n’est ni une contradiction ni une consécration ; le jeune Picasso, on le voit bien ici, avait une éducation des plus classiques. Une « Étude d’un torse » de 1895, quand il avait 15 ans, illustre sa maîtrise du dessin traditionnel ; la suite est connue, la rencontre des modernes à Paris, les efforts pour remodeler la forme de la figure humaine qui aboutit d’abord au…


Date de mise en ligne : 01/08/2012

https://doi.org/10.3917/espri.1111.0162

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