Charte des « métropolitaines »
Placer la métropolisation au cœur du débat public
Pages 162 à 164
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/espri.1101.0162
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Notes
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Premiers signataires : David Alcaud, Frédéric Bonnet, Patrick Bouchain, Fabienne Brugère, Cristina Conrad, Sophie Donzel, Jacques Donzelot, Vincent Feltesse, Mireille Ferri, Jean-Christophe Fromantin, Frédéric Gilli, Annie Guillemot, Michel Jacques, Djamel Klouche, Anne Lacaton, Michel Lussault, David Mangin, Pierre Mansat, Olivier Mongin, Frédérique Monjanel, René Vandierendonck, Jean Viard, Elsa Vivant.
Renseignements : lesmetropolitaines@gmail.com
Alors qu’il n’abritait encore qu’un dixième de l’humanité au début du xxe siècle, l’espace urbain est aujourd’hui en passe de devenir l’environnement « naturel » des êtres humains. En Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine, les trois quarts environ de la population sont d’ores et déjà urbanisés. Et si en Afrique et en Asie les ruraux sont encore majoritaires, ce n’est plus pour longtemps puisque les urbains devraient les dépasser d’ici 2030, date à laquelle le taux d’urbanisation mondiale pourrait franchir les 60 %. Dans ce contexte d’urbanisation planétaire et généralisée, la vieille distinction entre ville et campagne perd chaque jour un peu plus de son sens : partout ou presque, c’est désormais l’urbain qui organise le rural.
Cette urbanisation universelle fulgurante tend depuis une cinquantaine d’années à prendre une forme particulière, qu’on appelle « métropolisation », et que caractérise la convergence toujours plus forte des flux démographiques et économiques vers les agglomérations les plus importantes. Les « métropoles » sont ces villes dominantes qui, à l’échelle d’une région, d’un État, du monde, concentrent les hommes, les activités, les responsabilités et les richesses. Mais elles ne sont pas pour autant de simples extensions de la cité industrielle du xxe siècle, dont elles abandonnent pour la plupart le schéma concentrique et l’ancrage territorial au profit d’un fonctionnement multipolaire et d’un développement protéiforme, fondés sur des logiques de réseau, rendus possibles par les révolutions technologiques en matière de transport et de communication…
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