Kosovo : un défi européen
- é Kosovo : Georges-Marie Chenu,
- Pour le Comité Kosovo : Antoine Garapon,
- Pierre Hassner,
- Joël Hubrecht,
- Muhamedin Kullashi,
- Olivier Mongin
Pages 162 à 165
Citer cet article
- é Kosovo : CHENU, Georges-Marie,
- Pour le Comité Kosovo : GARAPON, Antoine,
- HASSNER, Pierre,
- HUBRECHT, Joël,
- KULLASHI, Muhamedin,
- MONGIN, Olivier,
- é Kosovo : Chenu, Georges-Marie.,
- et al.
- é Kosovo : Chenu, G.-M.,
- Pour le Comité Kosovo : Garapon, A.,
- Hassner, P.,
- Hubrecht, J.,
- Kullashi, M.,
- Mongin, O.
https://doi.org/10.3917/espri.0801.0162
Citer cet article
- é Kosovo : Chenu, G.-M.,
- Pour le Comité Kosovo : Garapon, A.,
- Hassner, P.,
- Hubrecht, J.,
- Kullashi, M.,
- Mongin, O.
- é Kosovo : Chenu, Georges-Marie.,
- et al.
- é Kosovo : CHENU, Georges-Marie,
- Pour le Comité Kosovo : GARAPON, Antoine,
- HASSNER, Pierre,
- HUBRECHT, Joël,
- KULLASHI, Muhamedin,
- MONGIN, Olivier,
https://doi.org/10.3917/espri.0801.0162
Notes
-
[1]
Voir à ce sujet Jacques Rupnik (sous la dir. de), les Banlieues de l’Europe. Les politiques de voisinage de l’Union européenne, Paris, Presses de Sciences-Po, 2007.
Les deux tours de négociations, qui ont duré vingt mois, entre les dirigeants politiques du Kosovo et ceux de la Serbie n’ont pas fait changer leurs positions initiales. La Serbie refuse d’aller au-delà d’une autonomie « essentielle » (elle la qualifiait précédemment de « substantielle ») placée dans le cadre de la souveraineté de la Serbie (avec la possibilité d’ouvrir de nouvelles négociations dans vingt ans). Les Albanais du Kosovo n’envisagent rien en deçà d’une indépendance « surveillée » ou « encadrée » qui s’inscrirait dans la perspective de l’intégration dans l’Union européenne. Celle-ci est donc désormais sommée de trancher, sauf à s’enferrer dans l’illusion de prolonger un statu quo qui n’est plus tenable, ou dans l’irresponsabilité, en laissant les États-Unis et la Russie décider à sa place du devenir d’une région située en son cœur. Le moment est historique et les décisions qui seront prises engageront non seulement l’avenir des Balkans mais aussi celui de l’Union européenne (même si la reconnaissance d’un nouvel État indépendant n’est pas du ressort de l’Union européenne en tant que tel mais de ses États membres).
En tant que membres d’un Comité qui s’était engagé par réaction aux violations des droits de l’homme commises dans les années 1990 sous le régime de Milosevic mais qui n’a jamais douté que la solution était d’ordre politique, nous sommes convaincus que l’indépendance du Kosovo doit être reconnue et encadrée (nous soutenions depuis longtemps l’idée d’une « indépendance conditionnelle » à laquelle la diplomatie internationale finit par se ranger)…
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