MonSoutienPsy, ou l’entreprise forcée de paramédicalisation des psychologues
- Par Albert Ciccone
- et Frédéric Tordo
Pages 55 à 62
Citer cet article
- CICCONE, Albert
- et TORDO, Frédéric,
- Ciccone, Albert.
- et al.
- Ciccone, A.
- et Tordo, F.
https://doi.org/10.3917/empa.136.0055
Citer cet article
- Ciccone, A.
- et Tordo, F.
- Ciccone, Albert.
- et al.
- CICCONE, Albert
- et TORDO, Frédéric,
https://doi.org/10.3917/empa.136.0055
Notes
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[1]
Loi n° 2016-1827 du 23 décembre 2016.
-
[2]
Décret n° 2017-813 du 5 mai 2017, arrêté du 5 mai 2017, arrêté du 19 décembre 2017.
- [3]
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- [5]
- [6]
- [7]
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[8]
Propos recueillis lors du congrès 2022 organisé par l’aftcc.
- [9]
- [10]
- [11]
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[12]
Pour une critique du rapport de l’IGAS, voir A. Ciccone, « De répétition en répétition. Psychologue : une profession de nouveau méprisée », Psychologues et psychologies, n° 266-267, 2020, p. 22-26.
- [13]
- [14]
-
[15]
Organisation mondiale de la santé.
- [16]
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[17]
Ibid.
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[18]
R. Leriche, « De la santé à la maladie, la douleur dans les maladies, où va la médecine ? », dans Encyclopédie française, vol. 6, Comité de l’Encyclopédie française, 1936.
De nombreux mouvements, dont le Manifestepsy et la Convergence des psychologues en lutte, se sont créés dans le sillage de la préconisation par la Cour des comptes, en février 2021, de la généralisation d’un dispositif de remboursement des psychologues libéraux. Ce dispositif a été nommé successivement « MonPsySanté », « MonPsy », « MonParcoursPsy », et enfin « MonSoutienPsy ». Cette dernière appellation rend précisément compte d’un des points que nous dénonçons : il s’agit d’un dispositif de soutien psychologique qui réduit les psychologues à de simples accompagnateurs psychologiques et, nous le verrons, auxiliaires paramédicalisés.
Nous allons revenir sur l’histoire du dispositif Mon-SoutienPsy, largement boycotté par l’immense majorité des psychologues libéraux, pour préciser ses enjeux politiques, qui ne peuvent qu’inviter à une demande appuyée d’abrogation de la part de toute la profession.
Nous ne pouvons comprendre ce dispositif, ni les raisons du boycott, sans examiner l’architecture originelle sous-jacente, pensée sans les psychologues, et qui encourage une idéologie médico-centrée, paramédicale, reléguant les psychologues, de fait, au rang d’auxiliaires médicaux.
Deux expérimentations ont débuté en 2018, chacune dans quelques départements du territoire.La première a été mise en œuvre par le gouvernement de l’époque, suite à l’article 68 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, et au décret et arrêtés qui lui ont succédé. L’expérimentation concernait les jeunes de 11 à 21 ans…