L’expérience de la frontière dans l’asile belge des religieux français (1900-1914)
Pages 355 à 420
Citer cet article
- MUREZ, Jean-Baptiste,
- Murez, Jean-Baptiste.
- Murez, J.-B.
https://doi.org/10.3917/rdn.445.0355
Citer cet article
- Murez, J.-B.
- Murez, Jean-Baptiste.
- MUREZ, Jean-Baptiste,
https://doi.org/10.3917/rdn.445.0355
Notes
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[1]
Nous remercions Benoît Habert pour sa relecture.
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[2]
C. Sorrel, La République contre les Congrégations : Histoire d’une passion française (1899-1914), Paris, Cerf, 2003, 265 p.
-
[3]
P. Cabanel, « Introduction » dans Le grand exil des congrégations religieuses françaises, 1901-1914, P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), Paris, Cerf, 2005, p. 11-12 ; H. Moeys, « L’invasion noire (1900-1905) : la politique belge face à l’immigration des congrégations religieuses françaises », Revue d’histoire ecclésiastique, n° 110/1-2, 2015, p. 166.
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[4]
Voir l’essai de liste exhaustive avec leur lieu de provenance comme celui d’implantation en Belgique dans les annexes de notre thèse, reproduites en version enrichie et précsée à la fin de cet article. J.-B. Murez, Les religieux français en Belgique (1900-1914). Implantation, vie quotidienne, intégration à la vie locale, Annexes, Liège, Université de Liège, 2021, p. 11-79.
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[5]
Ces points importants qui dépassent le cadre du présent article ont été développés dans notre thèse. J.-B. Murez, Les religieux français en Belgique (1900-1914). Implantation, vie quotidienne, intégration à la vie locale, Liège, Université de Liège, 2021, p. 49-54.
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[6]
Les Assomptionnistes sont dissous dès 1900 et s’installent dès cette année en Belgique, à Louvain par exemple. J.-P. Perrier-Muzet, « Tour du monde assomptionniste en 41 pays », Cahiers du bicentenaire d’Alzon, n° 1, 2010, p. 37.
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[7]
Les réseaux belges et français de chemin de fer sont alors très développés, notamment les lignes secondaires. G. Deneckere, Nouvelle histoire de Belgique. 1878-1905. Les turbulences de la Belle Époque, Bruxelles, Le Cri, 2010, p. 15; R. Caralp, « L’évolution de l’exploitation ferroviaire en France », Annales de géographie, t. 60, 1951, p. 312. Cela permet aux religieux d’atteindre facilement beaucoup de petites communes belges.
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[8]
Notons qu’il s’agit surtout de religieux masculins enseignants comme les Lasalliens, les Jésuites, ou des communautés apostoliques féminines sortant des murs du couvent. Certaines hospitalières et enseignantes évoluent, elles, dans des pensionnats et hôpitaux sans trop en sortir, comme les Ursulines, enseignantes et soumises à la clôture et qu’on retrouve en Belgique. M.-X. van Keerberghen, Ursulines françaises exilées en Belgique au début du xxe siècle sous le combisme, Tournai, dactylographié, 1981, 329 p.
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[9]
Il s’agit des déplacements suivants : des élèves accompagnés de leurs professeurs venant en Belgique ou rentrant en France, des parents d’élèves venant rendre visite à leurs enfants en Belgique, des religieux revenant en France pour des raisons religieuses ou militaires, des laïcs et clercs français venant rendre visite aux religieux en Belgique.
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[10]
Pour ce qui est des déplacements, nous nous concentrerons sur ceux des élèves et de leurs familles des pensionnats jésuites de Marneffe, Florennes et Antoing ainsi que du pensionnat Lasallien de Froyennes. Les mouvements des religieux de ces établissements, et des personnalités ecclésiastiques, politiques et militaires venant les visiter seront aussi analysés. Les visites de ces dernières à d’autres types de communautés seront également évoquées.
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[11]
Notons que certaines communautés originaires de parties du territoire français éloignées de la Belgique relient des régions très peu proches l’une de l’autre. Nous avons spécifiquement étudié le cas de celles provenant d’Aquitaine. J.-B. Murez, « L’asile belge des communautés religieuses d’Aquitaine (1901-1940) », Bulletin de la société de Borda, n° 547, octobre 2022, p. 265-284.
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[12]
Le mot est de J.-D. Durand, « L’exil des congrégations religieuses. Retour à l’histoire », dans Le grand exil… op. cit. (n. 3), p. 442.
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[13]
« L’exil » du début du xxe siècle est en effet au croisement d’autres arrivées de congréganistes en Belgique. De 1789 à 1900, plusieurs « vagues » de religieux français sont déjà venus dans ce pays pour fuir la Révolution ou des proscriptions des régimes successifs. J.-B. Murez, Les religieux français…, op. cit. (n. 5), p. 13-17. S’ils ne sont pas proscrits après un coup d’État comme le 2 décembre 1851 ou une guerre civile comme la Commune, leur expérience peut rejoindre en partie celles-ci, notamment car – pour tous ces groupes – la Belgique est un pays proche où l’on peut fuir « au plus près, au plus vite ». D. Diaz, En exil. Les réfugiés en Europe de la fin du xviiie siècle à nos jours, Paris, Gallimard, 2021, p. 144.
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[14]
Des Assomptionnistes, dissous en 1900, arrivent en Belgique dès cette année. Quant à 1914, il s’agit du début de la première guerre mondiale, qui constitue une nouvelle et différente étape de la présence des religieux français en Belgique.
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[15]
Les fonds précis, séries et dossiers, sont indiqués au fur et à mesure des notes pour ne pas trop alourdir. Cette communication synthétique ne peut reprendre l’ensemble des 28 fonds d’archives consultés durant notre thèse.
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[16]
Essentiellement, pour cet article, les archives des Assomptionnistes, Dominicains, Jésuites et Lasalliens.
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[17]
Fonds diocésains de Tournai, Namur, Liège et Bruges, fonds de l’archidiocèse de Malines.
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[18]
Pour la France : Archives départementales du Nord (AD Nord), Archives nationales (AN), Archives des postes diplomatiques, consulaires, culturels et de coopération (APDCCC) ; en Belgique Archives Générales du Royaume, Archives du ministère des Affaires Étrangères.
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[19]
Côté belge : Annales parlementaires, Chambre des Représentants et pour la France : Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés et Débats parlementaires. Sénat.
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[20]
Revues belges : Revue générale, Semaine religieuse du diocèse de Tournai, journaux belges, Le Peuple, L’indépendance belge, et, côté français, le journal La Lanterne.
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[21]
Outre les saisonniers, 202 838 Belges vivent dans le département du Nord en 1901. H. Byls, Rester catholique en France. Une histoire de l’encadrement religieux destiné aux migrants belgoflamands du Lillois, de Paris et des campagnes françaises (1850-1960), Louvain, Leuven University Press, 2019, p. 57.
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[22]
Le diocèse, plutôt que la province belge, constituera le cadre de réflexion régional, étant donné que les religieux français désirant s’installer en Belgique en demandent l’autorisation à l’évêque, et non pas au gouverneur des provinces. J.-B. Murez, Les religieux… op. cit. (n. 5), p. 64-65.
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[23]
I. Parmentier et A. Rogge, « Le diocèse de Namur du 16e au début du 20e siècle », Revue d’histoire du Brabant wallon, t. 23, fasc. 4, 2009, p. 209.
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[24]
K. Suenens, Humble women, powerful nuns : a female struggle for autonomy in a men’s church, Louvain, Leuven University Press/KADOC, 2020, p. 40. Cette région est, depuis, passée au diocèse de Tournai.
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[25]
Bulletin de la société amicale des anciens élèves du Pensionnat de Passy, n° 181, janvier 1906, p. 38.
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[26]
François Roth parle certes des contrôles qui existent, mais il définit cet espace comme une « frontière ouverte ». F. Roth, Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, 2016, p. 90-91.
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[27]
F. Lentacker, La frontière franco-belge, Étude géographique des effets d’une frontière internationale sur la vie des relations, Lille, ministère de l’Éducation nationale et Chambre de commerce et d’industrie de Lille-Roubaix-Tourcoing, 1974, 460 p.
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[28]
F. Caestecker, Alien Policy in Belgium, 1840-1940, Gand, Université de Gand, 2000, 499 p.
-
[29]
H. Byls, Rester catholique en France…, op. cit. (n. 21), p. 57.
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[30]
F. Lentacker, La frontière franco-belge…, op. cit. (n. 27), p. 267.
-
[31]
F. Caestecker, Alien policy…, op. cit. (n. 28), p. 49.
-
[32]
Rattaché à la justice depuis 1840, cet organisme récolte des renseignements sur les étrangers se rendant en Belgique. F. Nézer, La sûreté publique belge face aux Tsiganes étrangers, 1858-1914, Louvain-la-Neuve, Presses Universitaires de Louvain, 2011, p. 49.
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[33]
Idem, p. 59.
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[34]
F. Caestecker, Alien policy…, op. cit. (n. 28), p. 42.
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[35]
Comme le hameau du Bizet belge lié à Armentières (Nord), ou Ploegsteert et Houplines. J.-M. Duvosquel, « Ploegsteert », dans Communes de Belgique. Dictionnaire d’histoire et de géographie administrative, H. Hasquin (dir.), Bruxelles, La renaissance du livre-Crédit communal de Belgique, vol. 2, p. 1202-1204.
-
[36]
L.-M. Wauthier, « Les sœurs de la doctrine chrétienne en Belgique », dans Histoire des sœurs de la doctrine chrétienne de Nancy, Nancy, Doctrine chrétienne, 1999, p. 78.
-
[37]
Les congrégations ne sont pas les seules, la presse hostile à leur présence le souligne aussi, comme l’organe du Parti Ouvrier Belge, Le Peuple, par exemple le 4 avril 1903, p. 1.
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[38]
Les liens entre religieux d’un même institut jouent beaucoup.
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[39]
L’Indépendance Belge, 2 février 1901, p. 3.
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[40]
« Dans la région de Mouscron on signale la construction de diverses écoles afin de recueillir les enfants des cléricaux cossus de Tourcoing, Roubaix, Croix et Lille. Un tronçon nouveau du tramway vicinal va même être affecté au transport de ces écoliers », Le Peuple, 4 avril 1903, p. 1.
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[41]
Elles partent dans ce cas à Mouscron. AD Nord, série 6V, dossier n° 36, lettre du commissaire de Roubaix au préfet du Nord, 30 septembre 1901.
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[42]
Nous n’indiquons que les communautés que nous avons pu suivre de manière précise. Il s’agit des communes citées au sens strict, pas des agglomérations ou des fusions opérées après 1977. J.-B. Murez, Les religieux français… Annexes, op. cit. (n. 4), p. 11-79.
-
[43]
P. Villelongue, Les fondations à l’étranger des Pères du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram (xixe et xxe siècles), Mémoire de maîtrise d’histoire, Université Toulouse le Mirail, septembre 1999, p. 50-52.
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[44]
J.-D. Durand, « L’exil des congrégations religieuses. Retour à l’histoire », dans Le grand exil…, op. cit. (n. 3), p. 444.
-
[45]
Archives Diocésaines de Bruges (ADB), Bruges, dossier B190, mention manuscrite du 8 mai 1903 de l’autorisation en marge d’une lettre du 7 mai 1903 de la sœur Sainte Marie du Rosaire, prieure du monastère de Bisseghem, à l’évêque de Bruges et lettre de sœur Sainte Marie du Rosaire, prieure du monastère de Bisseghem, à l’évêque de Bruges, 5 septembre 1904.
-
[46]
E. Dufourcq, Les congrégations religieuses féminines hors d’Europe de Richelieu à nos jours, Paris, Librairie de l’Inde, t. 2, 1993, p. 481.
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[47]
Si la violence, « au cœur du combisme » ne doit pas être niée, « la République des années Combes […] a bien préservé la liberté des congréganistes ». C. Sorrel, Le catholicisme français de la Séparation à Vatican II. Un chemin d’histoire, Paris, Karthala, 2020, p. 22.
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[48]
Exil, refuge, asile… Ces trois mots à la fois proches et dissemblables ont été utilisés pour parler de ce déplacement en Belgique. Nous avons analysé la pertinence de chacun en conclusion de notre thèse. J.-B. Murez, Les religieux…, op. cit. (n. 5), p. 442-444.
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[49]
Il ne faut pas négliger ce facteur. Certaines communautés en viennent à « choisir » tel lieu plutôt que tel autre par défaut, car il ne reste pas de locaux disponibles ailleurs, car leurs moyens financiers ne permettent pas d’acheter tel bâtiment pourtant repéré, etc.
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[50]
P. Cabanel, « Le moment de l’exil », dans Le grand exil… op. cit. (n. 3), p. 113-114.
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[51]
18 départements sont représentés en 1904. Archives Jésuites de France (AJF), Vanves, série F, dossier n° 685, lettre du recteur Damade à Henri Chérot, 1er mai 1904.
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[52]
AJF, F602, prospectus sur le collège, sans date, p. 1.
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[53]
Archives Lasalliennes (AL, Lyon), série 92E-1 (pensionnat de Passy), dossier n° 176, circulaire aux parents des élèves de Passy, de Froyennes, Frère Auguste-Hubert, 4 septembre 1905.
-
[54]
C’est le seul pays limitrophe qui conjugue continuité territoriale, gouvernement catholique au pouvoir et francophonie. À des degrés divers, les autres pays voisins sont moins accueillants et une certaine spécificité belge, pas totale, se dégage. J.-B. Murez, Les religieux français… op. cit. (n. 5), p. 446-448.
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[55]
J. Stengers, Émigration et immigration en Belgique au xixe et au xxe siècles, Bruxelles, Académie royale des sciences d’Outre-Mer, 1978, p. 73.
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[56]
De nombreuses congrégations féminines ont toutefois d’autres activités que l’enseignement et un ordre comme celui des Jésuites ne se limite pas à l’enseignement, fournissant par exemple des missionnaires.
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[57]
Avec l’interdiction de faire des quêtes et d’ouvrir les chapelles au public. Y. Daniel, « Quelques aspects politiques, économiques et sociaux de l’immigration des religieux français en Belgique », Contributions à l’histoire économique et sociale, t. 4, 1966-1967, p. 68.
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[58]
L’évêque de Bruges, Monseigneur Waffelaert, est le plus soucieux de ces problématiques avec, dans une moindre mesure, l’archevêque de Malines Goossens jusqu’en 1906. H. Moeys, « L’invasion noire… », art. cit. (n. 3), p. 174, Archives de l’archidiocèse de Malines (AAM, Malines), Provincalia 22, Procès-verbaux des réunions épiscopales à Malines, 1902-1930, procès-verbal de la réunion de MM SS les évêques les 18 et 19 juillet 1904.
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[59]
Même si l’interdiction a été contournée dans plusieurs cas. J.-B. Murez, Les religieux français…, op. cit. (n. 5), p. 184-195. Les congrégations d’origine française, comme les Lasalliens, et déjà installées en Belgique ont leurs propres districts belges et ne sont pas considérées comme des communautés françaises.
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[60]
ADB, Acta Episcopalia Waffelaert, dossier B518, lettre du vicaire général Rembry à de Cock, curé de Comines, 14 mars 1903.
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[61]
AL, 92E-1, dossier n° 120, Coutumier, entrée du 20 décembre 1911.
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[62]
AJF, séries E (maison de Paris) et F (Maisons de Champagne, Action Populaire).
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[63]
AL, séries 33-11 (Estaimpuis), 33-23 (Erquelinnes) et 92E-1 (pensionnat de Passy).
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[64]
Ils correspondent peu à un collège d’aujourd’hui, le mot désigne un établissement privé d’enseignement primaire et secondaire.
-
[65]
Rappelons qu’il s’agit alors d’un ordre d’enseignement, menant au baccalauréat et aux études supérieures, et non pas comme aujourd’hui un degré qui succède au primaire. J.-N. Luc, J.-F. Condette et Y. Verneuil, Histoire de l’enseignement en France, xixe-xxie siècle, Paris, Armand Colin, 2020, p. 191.
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[66]
Le gouvernement français, qui veut éteindre cette filière catholique de recrutement, interdit peu à peu la préparation à l’étranger des concours d’entrée aux grandes écoles. C’est la fin d’un paradoxe certain : préparer hors de France de prestigieuses carrières au service de l’État, dans des lieux hostiles à la République anticongréganiste. P. Cabanel, « Le grand exil des congrégations enseignantes au xxe siècle. L’exemple des Jésuites », Revue d’histoire de l’Église de France, t. LXXXI, 1995, p. 211. Chaque collège d’exil ayant son propre bassin de recrutement, sa spécialité, pas toujours les mêmes filières, il n’est pas possible de préciser ici le visage de chacun.
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[67]
P. Marchand, « Hors de France, Le devenir belge des établissements secondaires jésuites de la province de Champagne (1901-1914) », dans Éducation, Religion, Laïcité (xvie-xxe s.). Continuités, tensions et ruptures dans la formation des élèves et des enseignants, J.-F. Condette (dir.), Lille, Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion, 2010, [en ligne, https://books.openedition.org/irhis/2793#text, page consultée le 22/01/2022, § 4].
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[68]
1910 seulement pour les Lasalliens de Reims réfugiés à Erquelinnes dans l’arrondissement de Thuin. AL, série 33-23, dossier sans numéro, Historique 1910-1924, manuscrit, non paginé, non daté, sans auteur.
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[69]
Les dates précises des vacances changent d’une école à l’autre. Globalement, l’année scolaire commence en octobre et se termine fin juillet. Les vacances intermédiaires sont moins nombreuses qu’aujourd’hui et surtout en fin d’année civile et à Pâques. Voir les papiers des établissements et notamment AL, 92E-1 176, Pensionnat de Passy-Froyennes, Vacances de Pâques, 1er avril 1909, sans auteur. AJF, EMa 1, Marneffe, Brochure « Un collège à la campagne », sans date ni auteur, p. 10.
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[70]
AL, 92E-1, dossier n° 108: Publicité : La revue continentale, La revue continentale, 1908, sans date précise ni auteur, p. 6.
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[71]
AJF, F984, lettre de rentrée, 10 septembre 1911, sans auteur.
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[72]
AJF, F602, lettre-type pour Centrale, sans auteur précisé ni destinataire, 4 juin 1913.
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[73]
Voir note 53.
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[74]
AL, 92E-1 108, prospectus général, mai 1907, Frère Auguste-Hubert.
-
[75]
Voir notamment les lettres du Père Damade, recteur de Florennes, dans AJF, F985.
-
[76]
J.-B. Murez, « Le général de Gaulle et Antoing », Grandeur, n° 137, 2015, p. 9-17.
-
[77]
AL, 92E-1 176, éphéméride du 2 avril 1911 et programme de la fête du 28 juin 1914.
-
[78]
Comme les Carmélites de Coutances réfugiées à Tournai, qui reçoivent, sur un total de treize, sept ou huit (il y a incertitude) postulantes françaises entre 1906 et 1950. Archives de l’Évêché de Tournai (AET), I/2/4-I/2-6 : Enquête sur les vocations menée auprès des religieuses du diocèse, 1954-1955, fol. 203, réponse au questionnaire des Carmélites de Coutances réfugiées à Tournai, 1954, sans auteur précis.
-
[79]
AET, I/6/5, lettre de Sœur M.T. [Marie Thérèse ?] du Cœur de Jésus au chanoine visiteur, 5 juillet 1911.
-
[80]
Il s’agit d’une expérience pédagogique associant un élève issu d’une famille aisée qui « adopte » un élève pauvre en lui servant de parrain. En plus de sommes versées, ces enfants « se tiennent au courant des progrès et des efforts de leurs filleuls d’adoption ». AJF, série EMa, dossier n° 21 : En famille (revue du collège), En famille, n° 8, 2 février 1914, p. 18-19.
-
[81]
X. Boniface, L’armée, l’Église et la République, Paris, Nouveau monde et ministère de la Défense, 2012, 524 p.
-
[82]
Même si l’Église craint de perdre des novices lors du service militaire, vu comme une antithèse de la vie religieuse, et que l’anticléricalisme de Combes crée des tensions, les relations entre l’autel et la caserne se détendent à partir de 1907-1909. L’Église finit par se « rallier à l’armée de la République ». Id., p. 460.
-
[83]
P. Cabanel, « Le grand exil… l’exemple des Jésuites… », art. cit. (n. 66), p. 212.
-
[84]
On retrouve l’idée des « deux France », des « deux jeunesses », l’une républicaine et l’autre pas, thème qui connaît plusieurs avatars depuis le début du xixe siècle. R. Rémond, L’anticléricalisme en France de 1815 à nos jours, Paris, Fayard, 1999, p. 113.
-
[85]
L’expression assez significative provient d’un prospectus d’Antoing : « ne recevant que des élèves français, ne comprenant que des professeurs français, le collège forme, en réalité, un îlot français en terre étrangère ». AJF, F602, prospectus du collège, sans date précise (après 1911), p. 2.
-
[86]
De nombreuses mentions dans les diaires des responsables des établissements d’Antoing, de Florennes et de Marneffe, AJF, séries E et F.
-
[87]
AL, 92E-1 176, brochure réalisée à l’occasion de la remise des décorations, p. 36.
-
[88]
Quelques lignes du Journal de Charleroi parlent de propos séditieux d’un certain « général de Chalandai » lors d’une visite en Belgique. Journal de Charleroi, 8 juillet 1906, p. 2. Nous n’avons toutefois trouvé trace de son passage dans les fonds consultés et la graphie du nom semble erronée. Une correspondance pourrait peut-être être établie avec Ferdinand de Chalendar, officier général ayant combattu en 1870 et ayant effectué une longue carrière en Algérie. Nous n’avons pourtant pas non plus eu connaissance d’un possible passage de sa part en Belgique. AN, Base de données Léonore, dossier n° LH/469/85, Ferdinand de Chalendar, Services-Positions diverses, 15 juillet 1905.
-
[89]
AL, 92E-1 176, éphéméride du 5 juillet 1914.
-
[90]
Voir le travail de Fabienne Jouty, Les Frères des Écoles chrétiennes dans la Grande Guerre. Histoire d’une insoumission méconnue, Université de Lyon-ENS de Lyon, Mémoire de Master 2, 2021, 303 p. Si les frères réfugiés en Belgique sont peu concernés, l’auteure montre que le taux global d’insoumission est conséquent. Elle explique notamment que la distance joue dans ce cas, les liens avec la patrie étant plus distendus pour les frères réfugiés, par exemple, au Mexique qu’en Belgique.
-
[91]
M.-C. Flageat, Les jésuites français dans la Grande Guerre. Témoins, victimes, héros, apôtres, Paris, Cerf, 2008, p. 65-66.
-
[92]
Visite de l’évêque de Lille à Passy-Froyennes le 24 mars 1914 par exemple, AL, 92E-1 176, éphéméride du 24 mars 1914.
-
[93]
Rumeau, l’évêque d’Angers, est particulièrement concerné par le maintien de ces liens. Il écrit au sujet de communautés originaires de son diocèse, et se déplace jusque dans leur lieu de refuge. ADB, B520-521, lettre du Vicaire Général Rembry à l’évêque d’Angers, 19 août 1905. AJF, EMa 6, diaire du préfet (1902-1913), entrée du 24 octobre 1904.
-
[94]
Il vient distribuer des prix à Passy-Froyennes en 1913. AL, 92E-1 176, éphéméride du 16 juillet 1913.
-
[95]
J.-B. Murez, Les religieux…, op. cit. (n. 5), p. 389-393.
-
[96]
Archives Dominicaines de la Province de France (ADPF), Paris, série IV-Kain, Z1, Chroniques du couvent de la Très Sainte Trinité du Saulchoir, t. 1 : 1904-1921, entrée du 5 février 1911.
-
[97]
Les lettres du maître de l’Ordre des Dominicains sont à cet égard très claires. ADPF, série C8, C8 a-b, copie de lettre du maître de l’ordre aux provinciaux de France, 9 novembre 1903.
-
[98]
Les Dominicains de Kain vont ainsi voter à Roubaix, en petits groupes et par divers itinéraires pour ne pas attirer l’attention. ADPF, série IV-Kain, Z-1, Chroniques du couvent de la Très Sainte Trinité du Saulchoir, t. 1 : 1904-1921, entrée du 12 mai 1912.
-
[99]
D. Avon, Paul Doncœur, s.j., 1880-1961 : un croisé dans le siècle, Paris, Cerf, 2001, p. 68. Sans doute sont-ils vus comme politiquement peu sûrs et, partant, indésirables. Un passage retrouvé dans les archives des Assomptionnistes est à cet égard révélateur : « Dans les ordres religieux, les “réformés” sont ordinairement les plus fervents ». Archives des Assomptionnistes (Paris), série RC (Revues), Lettre à la dispersion n° 67, 23 février 1910.
-
[100]
Notamment en s’inscrivant à l’université en Belgique, à Louvain et Liège par exemple. AJF, F182, diaire du Père ministre, entrée du 4 novembre 1905.
-
[101]
A. Crépin, Histoire de la conscription, Paris, Gallimard, 2009, p. 328.
-
[102]
J.-B. Murez, « Aspects militaires de « l’exil » des religieux français en Belgique », Nuova antologia militare, n° 2, fasc. 8, 2021, p. 7-32.
-
[103]
Plusieurs entrées dans les diaires des Jésuites et notamment en AJF, F182, diaire du Père ministre, ainsi que dans les chroniques des Dominicains, ADPF, IV-Kain, Z1, Chroniques du couvent de la Très Sainte Trinité du Saulchoir, t. 1 : 1904-1921.
-
[104]
AJF, F182, diaire du Père ministre, entrée du 4 novembre 1905.
-
[105]
Ajoutons à cela le fait qu’il s’agit de personnes issues d’ordres et congrégations dont la ou les activités impliquent de se déplacer. Ainsi, des Jésuites continuent-ils à être envoyés en mission depuis la Belgique. « Le frère Joseph Schmitt, notre cuisinier désigné pour la mission du Tcheuli, Chine, nous quitte aujourd’hui et va faire ses préparatifs de voyage ». AJF, F1100, diaire du ministre du Tuquet (1901-1914), entrée du 14 juin 1904.
-
[106]
De nombreuses lettres de sa correspondance avec les Carton de Wiart attestent de ses déplacements effectués dans les deux pays. Archives Générales du Royaume (AGR), Bruxelles, série I223 : Papiers Carton de Wiart, Papiers politiques et littéraires d’Henri Carton de Wiart et de Juliette Verhaegen, dossier n° 636 : Correspondance avec Dom Besse (1907-1919).
-
[107]
« Le Père Duchaussoy se rend à Orléans prêcher la retraite aux Petites Sœurs Dominicaines ». ADPF, IV-Kain, Z-1 : Chroniques du couvent de la Très Sainte Trinité du Saulchoir, t. 1 : 1904-1921, entrée du 10 novembre 1904.
-
[108]
G. Lepoutre, « Montée et contestation du modèle paternaliste : l’Association des patrons du Nord-Mouvaux 1884-1894 », Revue du Nord, t. 73, nos 290-291, 1991, p. 263.
-
[109]
J.-B. Murez, « Le général de Gaulle… », art. cit. (n. 76), p. 15.
-
[110]
Comme Dom Besse, qui a plus vécu en exclaustration qu’avec les Bénédictins réfugiés à Chevetogne. Voir L.-J. Bord, Histoire de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé, 361-2001, Paris, Geuthner, 2005, 330 p.
-
[111]
S. Hasquenoph, Histoire des ordres et congrégations religieuses. En France du Moyen Âge jusqu’à nos jours, Ceyzérieu, Champs Vallon, 2009, p. 687.
-
[112]
S. Aprile et D. Diaz, « Vivre au loin », dans Les réprouvés. Sur les routes de l’exil dans l’Europe du xixe siècle, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2021, p. 166.
-
[113]
Y. Daniel, « Quelques aspects… », art. cit. (n. 57), p. 68.
-
[114]
ADB, B190, lettre du curé de Mouscron à l’évêque de Bruges, 21 mai 1904.
-
[115]
L’expression a notamment été retrouvée dans le journal anticlérical La lanterne, 7 avril 1903, p. 1.
-
[116]
J.-B. Murez, Les religieux français… Annexes, op. cit. (n. 4), p. 11-79.
-
[117]
Ibid.
-
[118]
S. Aprile et D. Diaz, « Vivre au loin », dans Les réprouvés…, op. cit. (n. 112), p. 159.
-
[119]
À Florennes, chez les Jésuites, une sortie mensuelle est prévue et « est employée à visiter les villes principales, les sites, les monuments, les travaux importants de la Belgique, les œuvres et les organisations de la jeunesse belge ». AJF, F985, lettre du Père Damade à Henri Chérot, 1er mai 1904.
-
[120]
Notamment du diocèse de Bruges, l’évêque écrivant par exemple : « J’ai réellement un trop-plein de communautés étrangères et spécialement à Mouscron ». ADB, B526, lettre de l’évêque de Bruges à la mère supérieure générale des Dames de la Sainte-Union de Lille réfugiées à Chercq, 24 avril 1908.
-
[121]
Globalement, ce serait plutôt la première proposition. Firmin Lentacker affirme à ce sujet que les congrégations françaises ont introduit en Belgique un milliard de francs rien qu’entre 1901 et 1906. F. Lentacker, La frontière franco-belge…, op. cit. (n. 27), p. 150.
-
[122]
P. Wynants, « L’influence des congrégations en Luxembourg belge (1830-1970) », dans Entre vêpres et maraudes. L’enfance en Ardenne de 1850 à 1950, Bastogne, Musée en Piconrue, 2008, p. 189.
-
[123]
Le complexe néogothique de Passy-Froyennes, réalisé par l’architecte belge Paul Clerbaux par exemple. AL, 92E-1, dossier n° 11, construction d’un pensionnat et d’un institut agricole pour les Frères des Écoles Chrétiennes de Passy et Beauvais. Dressé par l’Ingénieur-architecte Paul Clerbaux, Tournai, 1er mars 1904.
-
[124]
Notamment les Tournaisiens, leur ville et sa proche région étant saturées de communautés françaises. L’information ne vient d’ailleurs pas d’un journal anticlérical, mais d’une feuille catholique, ce qui incite à la croire, car les difficultés de voisinage ne sont pas masquées. La semaine religieuse du Diocèse de Tournai, n° 50, 10 décembre 1904, p. 794-795.
-
[125]
H. Moeys, « L’invasion noire… », art. cit. (n. 3), p. 174.
-
[126]
Nous n’indiquons que les communautés que nous avons pu suivre de manière précise. Il s’agit des communes citées au sens strict, pas des agglomérations ou les fusions opérées après 1977. J.-B. Murez, Les religieux français… Annexes, op. cit. (n. 4), p. 11-79.
-
[127]
L’extrême sud de la catholique province de Namur par exemple. E. Witte, « Déchristianisation et sécularisation en Belgique », dans H. Hasquin (dir.), Histoire de la laïcité. Principalement en Belgique et en France, Bruxelles, Université de Bruxelles/Centre d’action laïque, 2e édition, 1981, p. 161.
-
[128]
Ibid., G. Cholvy et Y.-M. Hilaire, Histoire religieuse de la France. Géographie. xixe-xxe siècle, Toulouse, Privat, 2000, p. 139.
-
[129]
À l’époque étudiée, « le catholicisme du Nord [de la France] est imprégné par les mentalités et les traditions des pays voisins ». B. Ménager, « Une région frontière à l’heure de la paix armée », dans Histoire du Nord-Pas-de-Calais, Y.-M Hilaire (dir.), Toulouse, Privat, 1982, p. 37.
-
[130]
G. Cholvy et Y.-M. Hilaire, Histoire religieuse de la France. 1880-1914, Toulouse, Privat, 2000, p. 116.
-
[131]
X. Boniface, « L’armée et les inventaires dans le Nord de la France (1906) », Revue du Nord, vol. 350, no 2, 2003, p. 403.
-
[132]
ADB, B190, lettre du curé-doyen de Dixmude au vicaire général du diocèse de Bruges, 6 avril 1903.
-
[133]
En s’appuyant surtout sur les curés-doyens. H. Moeys, « L’invasion noire… », art. cit. (n. 3), p. 174.
-
[134]
Voir notamment l’important dossier « Immeubles à vendre ou à louer pour les communautés religieuses. 1901-1903 » dans les archives diocésaines de Namur. Archives diocésaines de Namur, F226.
-
[135]
Propos rapportés dans A. Vermeersch, « La bienvenue aux proscrits », Revue générale, t. LXXVI, 2 novembre 1902, p. 629-630.
-
[136]
P. Wynants, « Le refuge Luxembourgeois. L’implantation des communautés religieuses exilées de France (1901-1940) », dans La croix et la bannière. Les catholiques en Luxembourg de Rerum Novarum à Vatican II, Bastogne, Musée en Piconrue, 2005, p. 270.
-
[137]
ADB, B190, lettre du curé de Ploegsteert à l’évêque de Bruges, 6 août 1902.
-
[138]
Et à leur implantation en général.
-
[139]
Annales Parlementaires, Chambre des Représentants, séance du 17 mars 1903, p. 878 et sqq.
-
[140]
Archives du ministère des Affaires Étrangères de Belgique, Bruxelles, Série générale politique, France, Correspondance politique des légations, dossier n° 6: 1900-1903 (complément après reliure), dépêche d’Anethan à Favereau, 2 avril 1903.
-
[141]
L’évêque de Tournai, monseigneur Walravens continue à accueillir les instituts religieux français « à bras ouverts » pendant des années encore. H. Moeys, « L’invasion noire… », art. cit. (n. 3), p. 180.
-
[142]
Paul Meunier « récidive » par exemple à la Chambre des députés en février 1911 et le refuge belge des religieux est évoqué. Au Sénat, Passy-Froyennes est vu comme une école qui soustrait des Français à l’enseignement public. Ces discussions ne semblent pas avoir débouché sur des actes. Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés : compte rendu in-extenso, séance du 24 février 1911, p. 949-950, Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Sénat : compte rendu in-extenso, séance du 4 juillet 1911, p. 1100.
-
[143]
Crombez évoque à nouveau le sujet des congrégations en 1904, affirmant qu’une conférence donnée sur la Bretagne par un Assomptionniste français à Tournai a donné lieu à des propos hostiles à la République française. Annales parlementaires, Chambre des Représentants, séance du 15 mars 1904, p. 972. Nous n’avons pu confirmer cela dans les fonds étudiés, y compris les archives des Assomptionnistes.
-
[144]
« C’est surtout le long de la frontière et dans les environs de Tournai que ces couvents pullulent. Il n’est pour ainsi dire pas un village où les “pauvres religieux français” n’aient édifié d’immenses bâtiments devant la somptuosité desquels on reste ébahi », L’Indépendance Belge, 2 septembre 1905, p. 3.
-
[145]
AD Nord, 6V34, lettre anonyme au préfet du Nord, sans date, cachet de la préfecture du Nord du 8 août 1903.
-
[146]
Trois enquêtes, en 1901, 1903 et 1905 ont été retrouvées dans les papiers des consulats français en Belgique. APDCCC, Nantes, Série 41 PO/1 : consulat de France à Anvers, dossier n° 45: Congrégations françaises (1899-1906).
-
[147]
Ainsi le gouverneur du Hainaut refuse-t-il de livrer des informations sur les religieux français réfugiés dans sa province, affirmant clairement que « les institutions existantes en Belgique n’autorisent pas l’autorité à se livrer à des recherches à l’égard des étrangers qui viennent résider en notre pays, dès qu’ils sont en règle quant au registre de population ». Ibid., lettre du gouverneur du Hainaut au Vice-Consul de France à Mons, 31 janvier 1903.
-
[148]
Les évêques décident de refuser de nouvelles arrivées le 19 juillet 1904, mais ce n’est pas totalement suivi d’effets. H. Moeys, « L’invasion noire… », art. cit. (n. 3), p. 179.
-
[149]
J.-B. Murez, Les religieux français…, op. cit. (n. 5), p. 448-452.
-
[150]
Ce point précis est détaillé dans un autre article. J.-B. Murez, « Les religieux français réfugiés en Belgique et le début de la Première Guerre mondiale », Revue Historique des Armées, n° 305, p. 19-32.
-
[151]
M.-T. Mattez, « Les religieuses du diocèse de Tournai. Étude sociologique de leur provenance », Bulletin de l’institut de recherches économiques et sociales, t. 22, 1956, p. 650-653.
-
[152]
AJF, F185, lettre des novices d’Arlon, sans date.
-
[153]
« Les humanistes ont fait un pèlerinage à Notre-Dame-de-Bon-Secours et, entre temps, sont allés saluer la France à la frontière, tout près de l’église, et jouer à la petite guerre dans les bois ». Archives des Assomptionnistes, Série RC, Lettre à la dispersion n° 57, 2 décembre 1909.
-
[154]
Le pensionnat de Passy-Froyennes ne revient en France qu’après le vote de la loi Debré, au début des années 1960. M.-A. Dubos, Répertoire numérique détaillé du fonds du pensionnat de Passy (1839-1962), Lyon, Archives Lasalliennes, 2006, p. 2.
-
[155]
AET, I/2/4-I/2-6, ADL, Fonds Rutten 111, Arichives diocésaines de Namur, R2, ADB, B190 ; B518-530, KADOC, BE/942855/981 ; AJF, F101 ; 105 ; 182 ; 185, EMa 3, L’indépendance belge (1901-1902), M.-C. Flageat, Les jésuites français…, op. cit. (n. 91), p. 49-50 ; G. Rigault, Le temps de la « sécularisation », Études lasalliennes, Rome, Frères des écoles chrétiennes, vol. 1, 1904-1914, 1991, p. 61 ; T. Bertrand et J. Pycke, Comment la population du Grand Tournai a vécu la guerre 1914-1918. Soixante-huit rapports inédits rédigés en 1919 par les curés des paroisses et des établissements religieux, Tournai, Art et histoire-Instruments de travail, 2014, p. 169 ; P. Wynants, Religieuses 1801-1975, t. 1, Belgique, Grand-Duché de Luxembourg, Maastrich Vaals, Namur, Ceruna, 1981, p. 41-249, « L’influence des congrégations… », dans Entre vêpres et maraude…, op. cit. (n. 122), p. 192, « Le refuge luxembourgeois… », dans La croix et la bannière…, op. cit. (n. 136), p. 277-284 ; H. Hasquin (dir), Communes de Belgique…, op. cit. (n. 35), t. 1, p. 261; N. Potteau, « Histoire de la province de France. De l’Assomption indivise à l’Assomption des Provinces (1845-1952) », Cahiers du Bicentenaire d’Alzon, n° 9 (2010), p. 46, 51, 85 ; A. Gardeil, « Soixante-dix ans d’études et d’exodes », Année dominicaine, 1910, p. 80-81 ; L.-J. Bord, Histoire de l’abbaye Saint-Martin…, op. cit. (n. 110), p. 221-222 ; M.-X. van Keerberghen, Ursulines françaises exilées en Belgique…, op. cit. (n. 8), p. 25-27, 123-133, 164 et « Communautés françaises exilées et réfugiées à Tournai en 1880, 1901, 1904 », dans Église de Tournai, 1983, t. 10, p. 305-306 et t. 11 p. 351-354 ; H. Delacroix, « Les cinq étapes de l’implantation des Salésiens en Belgique », Ricerche Storiche Salesiane, n° 11, 1987, p. 207-217 ; J. Thirion, En exil : les congrégations françaises hors de France, Paris, P.-J. Béduchaud, 1903, p. 36 et 90-91 ; S.-J. Boland, Dictionary of the Redemptorists, Rome, Collegium S., Alfonsi de Urbe, 1987, p. 368 ; A. Lanfrey, Les catholiques français et l’école (1902-1914), Paris, Cerf, 1990, p. 60-61 ; P. Villelongue, Les fondations…, op. cit. (n. 43), p. 52. Les lacunes des archives diocésaines ne permettent pas l’exhaustivité. Nous n’avons pas indiqué les religieux autorisés mais n’étant pas venus. Il peut toutefois rester quelques cas non identifiés de religieux n’étant finalement pas venus prendre possession des lieux.
-
[156]
Dès 1891, les Assomptionnistes français ont créé un alumnat pour le Nord de la France, leurs locaux étant trop petits. Il s’est implanté à Taintignies dans le Hainaut. N. Potteau, Histoire de la province de France…, op. cit. (n. 155), p. 46.
-
[157]
Il s’agit des Ursulines de l’Union romaine, soit l’unification progressive des monastères d’Ursulines voulue par le pape Léon XIII. Elle est fondée le 28 novembre 1900 et promulguée par décret le 17 juillet 1903. Les communautés d’Ursulines non affiliées à l’Union romaine à l’époque étudiée forment encore elles-mêmes leurs novices. Ce ne sont donc pas à proprement parler des noviciats et elles n’ont pas été ici indiquées. Voir M.-X. van Keerberghen, Ursulines françaises exilées en Belgique…, op. cit. (n. 8), p. 123-135. Nous avons pourtant trouvé une « maison d’études et de noviciat » difficilement classable à Bruges (voir annexe 2).
-
[158]
Liste non exhaustive. Elle est classée par congrégation, activité et diocèse d’implantation, suivant un ordre alphabétique. Chaque ligne représente un établissement en Belgique. Nous n’indiquons pas les communautés belges dans lesquelles les religieux ont trouvé refuge. AAM, Fonds Goossens 135; Congrégations et ordres…, 56 ; ADL, Fonds Rutten 111 ; Archives diocésaines de Namur, R2 ; R3 ; R 63 ; ADB, B190 ; B518-530; KADOC, BE/942855/981 ; AJF, F101 ; 105 ; 182 ; 185, EMa 3 ; AD Nord, 6V 34 ; APDCCC, 41 PO/1, dossier n° 45, Le petit bleu du matin (1902), Le Patriote (1901), Le Journal de Charleroi (1901-1903) ; H. Moeys, « L’invasion noire ». Immigratie van Franse religieuzen naar België, 1900-1905, Mémoire de Master en histoire, inédit, Louvain, Université de Louvain, 2010-2011, p. 76-80 ; M.-C. Flageat, Les jésuites français…, op. cit. (n. 91), p. 34-50 et 290-298 ; G. Rigault, Le temps de la sécularisation…, op. cit. (n. 155), p. 61-66 ; T. Bertrand et J. Pycke, op. cit. (n. 155), p. 169 ; P. Wynants, « L’influence des congrégations… », dans La croix et la bannière…, op. cit. (n. 122), p. 192 ; H. Hasquin (dir.), Communes de Belgique…, op. cit. (n. 35), t. 1, p. 261 ; N. Potteau, « Histoire de la province de France… », art. cit. (n. 155), p. 46, 51, 85 ; A. Gardeil, op. cit. (n. 155), p. 80-81 ; L.-J. Bord, Histoire de l’abbaye Saint-Martin…, op. cit. (n. 110), p. 221-222 ; H. Delacroix, op. cit. (n. 155), p. 207-217 ; S. Leplae, « La Belgique envahie. L’immigration des religieux français en Belgique 1901-1914 », dans Le grand exil, op. cit. (n. 3), p. 255, Province de Champagne [des Jésuites]. 1863-1913, Enghien, 1913, p. 59 ; ADPF, Série I, administration provinciale, dossier nos 27-28. P. Cabanel, « Le moment de l’exil », dans P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), op. cit. (n. 3), p. 123 ; C. Sorrel, « Le monachisme masculin en France à la fin du xixe siècle », Revue Mabillon, vol. 16, 2005, p. 50-54 ; L. Locatelli, Congrégations françaises à Tournai, tapuscrit numérique du 16/11/2006, Tournai, Archives communales de Tournai, 3 p. ; C. Paisant, « Les Pères de Picpus », dans P. Cabanel (dir.), Lettres d’exil 1901-1909. Les congrégations françaises dans le monde après les lois laïques de 1901 et 1904, Turnhout, Brepols, 2008, p. 31 ; V. Dujardin et M. Dumoulin, Jean-Charles Snoy. Homme dans la cité, artisan de l’Europe. 1907-1991, Bruxelles, Le Cri, 2010, p. 27-28 ; L. Bossart, L’industrie et le commerce des congrégations en Belgique, Bruxelles, Rossel et fils, 1913, p. 21 ; P. Droulers, Politique sociale et christianisme. Le Père Desbuquois et l’Action Populaire. Débats, Syndicalisme et Intégristes (1903-1918), Paris, Les Éditions ouvrières, 1969, p. 70-79 ; S.-J. Boland, op. cit. (n. 155), p. 368 ; A. Lanfrey, Les catholiques français…, op. cit. (n. 155), p. 60-61 ; M.-X. van Keebrberghen (sœur), « Communautés françaises exilées et réfugiées à Tournai en 1880, 1901, 1904 », dans Église de Tournai, 1983, t. 10 p. 305-306 et t. 11, p. 351-354 ; P. Villelongue, Les fondations…, op. cit. (n. 43), p. 52.
-
[159]
Localité entre parenthèses lorsqu’elle est connue.
-
[160]
Elle peut différer de la date d’autorisation, antérieure. Nous avons indiqué la date effective d’installation chaque fois qu’elle est connue de manière précise.
-
[161]
Présence de trois novices en 1901. Archives diocésaines de Namur, R2, État des maisons…
-
[162]
Des malades y sont aussi accueillis. ADPF, I 27-28, lettre circulaire du 6 décembre 1907.
-
[163]
Nous n’avons pu déterminer s’il s’agit de la même communauté que la ligne d’au-dessus.
-
[164]
Il y a en tout six pensionnats des Frères des Écoles chrétiennes réfugiés en Belgique. P. Cabanel, « Le moment de l’exil », dans P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), op. cit. (n. 3), p. 133.
-
[165]
Communauté franco-belge. P. Wynants, « Le refuge luxembourgeois… », dans La croix et la bannière…, op. cit. (n. 136), p. 278.
-
[166]
Idem.
-
[167]
Idem.
-
[168]
La fondation est plus ancienne, mais devient une maison française en 1904-1905 par décision des supérieurs de Turin. H. Delacroix, op. cit. (n. 155), p. 211.
-
[169]
Liste non exhaustive. Elle est classée par congrégation, activité et diocèse d’implantation, suivant un ordre alphabétique. Chaque ligne représente un établissement en Belgique. Nous n’indiquons pas les communautés belges dans lesquelles les religieux ont trouvé refuge. AET, I/2/4-I/2-6, I/6/6-I/6/7 ; ADL, Fonds Rutten 111 ; 113 ; 116; Archives diocésaines de Namur, R2 ; R3 ; R54, ADB, B190 ; B518-530 ; AD Nord, 6V 34 ; 36 ; 38 ; 154 ; ASV, Indice 1211, dossier n° 91 ; APDCCC, 41 PO/1, dossier n° 45, Le Soir (1901), Le xxe siècle (1901-1902), Le petit bleu du matin (1902), Le Journal de Charleroi (1902-1903), La Meuse (1902-1903) ; H. Moeys, L’invasion noire. Immigratie van Franse…, op. cit. (n. 158), p. 80-91 ; T. Bertrand et J. Pycke, op. cit. (n. 155), p. 98, 164, 169, 194 ; P. Wynants, Religieuses…, op. cit. (n. 155), p. 33-258 ; « L’influence des congrégations… », dans La croix et la bannière…, op. cit. (n. 136), p. 192 ; « De la restauration à la rénovation. Les religieuses contemplives e Belgique », dans Filles du Silence. Moniales en Belgique et Luxembourg du Moyen Âge à nos jours, Bastogne, Musée en Piconrue, 1998, p. 100-102 ; H. Hasquin (dir), Communes de Belgique…, op. cit. (n. 35), t. 1, p. 252 et 261 ; M.-X. van Keerberghen, Ursulines françaises exilées en Belgique…, op. cit. (n. 8), p. 5, 25-27, 123-133, 164 et « Communautés françaises exilées et réfugiées à Tournai en 1880, 1901, 1904 », dans Église de Tournai, 1983, t. 10, p. 305-306 et t. 11, p. 351-354. H. Delacroix, op. cit. (n. 155), p. 207 ; S. Leplae, op. cit. (n. 158), p. 255 ; Langlois, « Les choix des congrégations féminines », dans P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), op. cit. (n. 3), p. 162-163 ; P. Cabanel, « Le moment de l’exil », idem, p. 123-124, 133 ; L. Locatelli, Congrégations françaises, op. cit. (n. 158) ; Archives communales de Saint-Trond (Sint-Truiden), Groep 5 : Overheidshandelingen, Bevolkingsregisters, Bevolkingsregister 1901/1910, folio n° 3523 ; C. Paisant, De l’exil aux tranchées…, op. cit. (n. 158), p. 357 ; « Les Pères de Picpus… », dans P. Cabanel (dir.), Lettres d’exil…, op. cit. (n. 158), p. 52 et « Quand résister, c’est faire le choix du départ. La Société du Sacré-Cœur », idem, p. 238-239 ; C. Luirard, La société du Sacré-Cœur dans le monde de son temps, 1865-2000, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2009, p. 183-194 ; J. François, « Histoire des écoles de Florennes depuis les temps anciens », Florinas. Chronique de la Société d’histoire et d’archéologie du Florennois, numéro unique, 1982-1984, p. 166-172 ; F. Vienne, Histoire du diocèse de Lille et de son territoire du Moyen Âge à nos jours, Eckbolsheim-Strasbourg, Signe, 2012, p. 244 ; A.-D. Marcélis, Sous le voile, le monde des religieuses cloîtrées au xxe siècle, Ottignies, Quorum, 1997, p. 24-26 ; Femmes cloîtrées des temps contemporains. Vies et histoires de carmélites et de clarisses en Namurois, 1873-2000, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2012, p. 37 ; G. Rutten, Le travail dans les couvents. Réponse au livre de M. Bossart sur « L’Industrie et le commerce des congrétations en Belgique », Bruxelles, J. Goemaere, 1914, p. 16 ; A. Raimbert, Guide de vocation religieuse. II. Congrégations de femmes contemplatives, semi-contemplatives et missionnaires. 1re édition, Paris, Letouzey et Ané, 1924, p. 16-495.
-
[170]
Localité entre parenthèses lorsqu’elle est connue.
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[171]
Elle peut différer de la date d’autorisation, antérieure. Nous avons indiqué la date effective d’installation chaque fois qu’elle est connue de manière précise.
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[172]
Certaines semblent retourner à la maison-mère d’Ypres. Plusieurs rapports dans AD Nord, certains au moment du départ et d’autres plusieurs années après, dont AD Nord 6V 154, rapport du commissaire de police d’Armentières au préfet du Nord, 9 octobre 1907.
-
[173]
Idem.
-
[174]
Une partie semble avoir essaimé à Poperinge. ADB, B190, lettre de la prieure des Bénédictines du Saint-Sacrement de Boulogne au vicaire général du diocèse de Bruges, 20 avril 1904.
-
[175]
Elles ont bien deux maisons de refuge dans la même localité. ADB, B190, lettre du curé de Rekkem au chanoine-secrétaire du diocèse de Bruges, 25 mars 1904.
-
[176]
Transfert de la communauté réfugiée à Menin. ADB, B530, annotation en marge de la lettre de la supérieure générale des petites sœurs de l’ouvrier à l’évêque de Bruges, 15 février 1910.
-
[177]
Passage possible à Jabekke, ADB, B190, lettre du Vicaire Général Rembry au curé de Jabekke, 1er février 1904.
-
[178]
Il s’agit d’une dépendance d’une communauté de Bruxelles, où ces religieuses sont réfugiées (voir partie consacrée à l’archidiocèse). ADB, B518, lettre du chancelier-secrétaire du diocèse de Bruges à la supérieure des Religieuses Trinitaires à Bruxelles, 16 mai 1903.
-
[179]
Semblent regagner la maison-mère de Gand. AD Nord, 6V36, rapport du préfet du Nord au ministre de l’Intérieur, 25 ou 26 septembre 1901 ; dépêche du préfet du Nord au ministre de l’Intérieur et des Cultes, 1er octobre 1901.
-
[180]
Les sœurs réfugiées à Huy (1903-1905) gagnent en 1905 celles réfugiées à Tihange en 1903. Celles réfugiées à Hermée les rejoignent en 1911.
-
[181]
Louent de 1903 à 1905 sur le territoire de la paroisse Saint-Henri sans jamais venir, n’étant finalement pas inquiétées en France.
-
[182]
Les sœurs réfugiées à Bruxelles de 1903 à 1908 passent à Molenbeek en 1908.
-
[183]
M. Luirard, op. cit. (n. 169), p. 182 indique un achat du château en 1905.
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[184]
Autorisées, mais jamais venues.
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[185]
Soixante-deux communautés se réfugient en Belgique. Y. Daniel, « Quelques aspects politiques… » art. cit. (n. 57), p. 60. Toutefois, beaucoup sont très difficiles à suivre. Elles sont constituées de deux ou trois sœurs réfugiées dans des établissements déjà fondés en Belgique, et/ou dans des petits villages du Luxembourg belge.
-
[186]
Les différentes communautés regroupées à Tihange de 1903 à 1912 passent à Yvoire cette année-là.
-
[187]
Essaimage de la maison de Cerfontaine.
-
[188]
Essaimage de la communauté de Quintin par manque de place à Spy. Archives diocésaines de Namur, R2, État des maisons…
-
[189]
Dont Avranches et Nuits-Saint-Georges. P. Wynants, Religieuses…, op. cit. (n. 155), p. 242.
-
[190]
Quelques enfants seulement semblent avoir été concernés, pour donner de l’activité aux sœurs les plus valides. Archives diocésaines de Namur, R3, Lettre du curé d’Éprave au vicaire général du diocèse de Namur, 16 septembre 1904.
-
[191]
Nous avons trouvé les deux dates et n’avons pu établir s’il s’agit d’une ou de deux communautés.
-
[192]
Six pensionnats sont établis en Belgique au total. P. Cabanel, « Le moment de l’exil », dans P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), op. cit. (n. 3), p. 133.
-
[193]
Semblent regagner la maison-mère de Tournai. AD Nord, 6V36, rapport du sous-préfet d’Hazebrouck au préfet du Nord, 24 septembre 1901. Une coupure de journal non identifiée dans le même fond prétend qu’elles vont à Brugelette. C’est aussi l’interprétation de Jean Dugnoille. J. Dugnoille, « Brugelette », dans H. Hasquin (dir.), op. cit. (n. 35), vol. 1, p. 252.
De 1900 à 1914, environ 10 000 religieux français fuient la France et ses lois anticongréganistes et s’installent dans un pays limitrophe, la Belgique. La majorité d’entre eux se positionne le long des lignes de chemin de fer et à proximité de leur pays d’origine, sur la frontière franco-belge. Facile à franchir, administrativement et matériellement parlant, elle leur offre la possibilité de maintenir des liens avec la France et de reprendre leurs activités. Des écoles de religieux masculins s’installent dans le Hainaut ou la province de Namur et font venir des élèves de France, des sœurs reviennent quotidiennement à Lille ou Roubaix pour continuer leur apostolat, etc. Dans l’autre sens, cette facilité de franchissement permet à des supérieurs, des évêques, des officiers ou parlementaires catholiques de venir les visiter et leur témoigner leur soutien. Ainsi, certaines localités frontalières se retrouvent saturées de religieux français, comme Tournai, Virton ou Mouscron. Cette surreprésentation conduit à des passes d’armes parlementaires dans les deux pays, et même à des récriminations de catholiques belges, craignant la concurrence française. Cette situation perdure jusqu’à la première guerre mondiale, qui voit de nombreux religieux retourner dans leur pays, à la faveur d’une suspension des lois les concernant.
- instituts religieux
- Belgique
- France
- frontière
- migration
- exil
- refuge
Mots-clés éditeurs : Belgique, exil, France, frontière, instituts religieux, migration, refuge
The experience of the border in the Belgian asylum of French religious (1900-1914)
From 1900 to 1914, roughly 10 000 French religious fled to Belgium, to avoid the antireligious laws. The main part of these religious institutes focused on the frontier between the two states. Easy to cross, with a good railway network that linked very well the major cities, but also small towns and villages, it offered the possibility to maintain links with France. Thus, schools with French pupils were transferred in Hainaut or Namur Provinces, sisters went back daily to Lille or Roubaix to help workers, etc. This facility to cross the border also permitted bishops, catholic officers, or MPs to come from France to visit and support the religious that moved in Belgium. Yet, more than one border areas like Mouscron, Virton or Tournai, were overcrowded with French religious communities. Anticlerical Press and MPs protested, but also some Belgian Catholics, who feared competition. Finally, this situation stood still onto the beginning of World War I, which conducted many French religious to come back to their country.
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