Compte rendu

• Holdban Cécile A., Premières à éclairer la nuit, Paris, éditions Arléa, coll. « La Rencontre », 2024, 21 €, 207 pages.

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  • Anselmini, J.
(2024). • Holdban Cécile A., Premières à éclairer la nuit, Paris, éditions Arléa, coll. « La Rencontre », 2024, 21 €, 207 pages. Revue du MAUSS, 64(2), 308-308. https://doi.org/10.3917/rdm1.064.0308.

  • Anselmini, Julie.
« • Holdban Cécile A., Premières à éclairer la nuit, Paris, éditions Arléa, coll. “La Rencontre”, 2024, 21 €, 207 pages. ». Revue du MAUSS, 2024/2 n° 64, 2024. p.308-308. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2024-2-page-308?lang=fr.

  • ANSELMINI, Julie,
2024. • Holdban Cécile A., Premières à éclairer la nuit, Paris, éditions Arléa, coll. « La Rencontre », 2024, 21 €, 207 pages. Revue du MAUSS, 2024/2 n° 64, p.308-308. DOI : 10.3917/rdm1.064.0308. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-mauss1-2024-2-page-308?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdm1.064.0308


Écrivaine et artiste, l’autrice imagine quinze lettres qu’elle attribue à des poétesses du XXe siècle, les unes célèbres (Marina Tsvetaïeva, Anna Akhmatova, Sylvia Plath, Antonia Pozzi…), d’autres moins (Edith Södergran, Ingeborg Bachmann, Janet Frame…). Ce dispositif épistolaire, monologique puisque les lettres ne reçoivent pas de réponse, permet à l’auteure de restituer à travers ces paroles adressées à des êtres chers les événements marquants de la vie de ces poétesses, vie courageuse, parfois révoltée, toujours libre, traversée par des joies et des drames personnels mais aussi par des tragédies collectives – la terreur stalinienne, la Shoah, l’apartheid… En entretissant ces lettres imaginaires avec la voix réelle des écrivaines, dont de nombreux fragments poétiques sont cités, ce sont leurs personnes même qui semblent surgir à travers le livre, comme autant de « phares » éclairant de leurs fulgurances le siècle passé et venant toujours guider les lecteurs. Dans cet essai si inventif, se mêlent donc le genre biographique, la réflexion méta-poétique (soulevant la question, difficile, du féminin dans l’écriture) mais aussi, dans la mesure où ces exemples inspirent la propre trajectoire et vision de l’auteure – et s’il est vrai que « La vie, c’est être étranger à soi » (Södesrgran) – une forme d’auto-fiction ouverte, généreuse et prismatique. (Julie Anselmini…


Date de mise en ligne : 23/01/2025

https://doi.org/10.3917/rdm1.064.0308

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