Article de revue

L'interdisciplinarité de Mauss : la fécondité de l'indologie

Pages 463 à 471

Citer cet article


  • Allen, J.
(2010). L'interdisciplinarité de Mauss : la fécondité de l'indologie. Revue du MAUSS, 36(2), 463-471. https://doi.org/10.3917/rdm.036.0463.

  • Allen, J..
« L'interdisciplinarité de Mauss : la fécondité de l'indologie ». Revue du MAUSS, 2010/2 n° 36, 2010. p.463-471. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-du-mauss-2010-2-page-463?lang=fr.

  • ALLEN, J.,
2010. L'interdisciplinarité de Mauss : la fécondité de l'indologie. Revue du MAUSS, 2010/2 n° 36, p.463-471. DOI : 10.3917/rdm.036.0463. URL : https://shs.cairn.info/revue-du-mauss-2010-2-page-463?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rdm.036.0463


Notes

  • [1]
    Une catégorie de textes sanskrits.
  • [2]
    Voir bibliographie pour les références abrégées.

1 La formation de Mauss a été pluridisciplinaire. Après son éducation juive et son parcours scolaire classique en Alsace, sa biographie [par Fournier, 1994] nous apprend que Mauss arrive à Bordeaux pour étudier la philosophie et, bien sûr, la sociologie, avec Durkheim, sans oublier les cours de droit ou de psychologie qu’il a suivis, ou ceux de biologie chez Espinas. À partir de 1895, ensuite, il entreprend des études de religion et de philologie à l’École Normale Supérieure. Son année à l’étranger, et son amitié avec Hubert, l’ont ouvert à la muséologie, et naturellement il s’est plongé profondément dans l’ethnographie avec L’Année sociologique. Mais observons surtout son intérêt pour la philologie. Elle comprend l’hébreu, l’avestan et le comparatisme indoeuropéen. Regardons de près l’indologie, qu’il a étudiée chez Sylvain Lévi. L’indologie comprend précisément des études sur l’Inde à travers des textes en langues indigènes, et avant tout à travers des textes en sanskrit. Mauss a également étudié le pali (langue employée dans certaines branches du bouddhisme), mais cela lui importait moins que le sanskrit.

2 Ma question est la suivante : en quoi l’indologie a-t-elle fécondé son œuvre ? Ce fut une contribution importante sans doute, étant donné que les premiers cours de Mauss en tant que professeur (en 1900) portaient sur l’indologie. Il a donné des cours pour Lévi sur les religions de l’Inde et les philosophies hindoues [Fournier : 181]. Il était déjà en excellents termes avec son professeur lequel, peu de temps après, l’a aidé à trouver un poste fixe à l’École normale et devait rester un ami et un soutien de longue date. Bien que Mauss ait dû traiter des religions des non civilisés, cela ne lui aurait guère ressemblé de simplement oublier l’indologie, et bien sûr tel n’a pas été le cas.

Mauss et l’indologie

3 En essayant de répondre à cette question (apparemment non posée auparavant ?), je passerai des applications les plus manifestes de l’indologie à celles qui restent plus discrètes. L’Essai sur le sacrifice a été rédigé (pour le second volume de L’Année) avant qu’il n’obtienne son premier poste en tant que professeur. Bien que ce fût en collaboration avec Hubert, Mauss est celui qui a dû contribuer le plus sur le sacrifice védique, en reprenant les cours que Lévi venait juste de donner, et qui lui étaient tout particulièrement destinés. J’ai commenté cet essai dans un article [Allen, 2010] qui retrace le passage des idées puisées dans les Brahmanas [1] via Lévi et Mauss, jusque dans la monographie classique d’Evans-Pritchard sur La religion des Nuer (1956). Douze ans plus tard, Mauss participe à une publication destinée à rendre hommage à Lévi sous la forme d’un article entièrement consacré à l’indologie, Anna-Viraj. Article court mais très suggestif, comme j’ai tenté de le montrer en 1998.

4 Voici le moment d’évoquer les comptes rendus de Mauss. Sur les comptes rendus recensés dans la biographie de Fournier, au moins vingt-six sont consacrés à des ouvrages qui présupposent une connaissance dans le domaine de l’indologie (on peut y ajouter l’article de 1901 sur le yoga). Son but a été bien sûr de montrer leur pertinence pour les lecteurs de L’Année qui n’étaient pas nécessairement au fait de l’indologie. De tels comptes rendus cessent après 1910 : des livres de l’indologue Hopkins ont été recensés en 1925 et en 1926 (le dernier non publié avant 2004 dans [AS[2], ser. 3, vol. 54]), mais ils ne relevaient pas étroitement de l’indologie.

5 Plus caractéristique pour l’œuvre de Mauss s’avère son habitude de se tourner vers l’Inde ancienne lorsqu’il s’agit de proposer un cas permettant d’aborder des questions d’anthropologie dans une perspective historique globale. Dans ces essais, où elle est associée à la Chine entre autres, l’Inde représente les anciennes civilisations dotées de l’écriture qui font le pont entre le monde tribal et celui des modernes : le monde tribal est typiquement divisé entre l’Australie plus primitive et la Polynésie moins primitive ou celle des Américains du Nord ; le monde moderne est plus ou moins considéré comme une évidence. Je vais maintenant présenter les quatre publications concrètes et deux projets non réalisés où il suit ce plan :

6

  • dans Les classifications primitives (1903) en collaboration avec Durkheim, les cas étudiés sont ceux de l’Australie, des Zuni, des Sioux ; il évoque la Chine, la Grèce et l’Inde ;
  • dans l’Esquisse générale d’une théorie de la magie, en collaboration avec Hubert, il évoque l’Australie, la Mélanésie, les Amérindiens, le Mexique, la Malaisie, l’Inde, le Moyen-Orient ancien, la Grèce et Rome, le Moyen Âge européen ;
  • dans son projet de thèse sur les prières – planifiée dans cette première période mais jamais achevée – la séquence devait être la suivante [Mauss, 1930] : les formes élémentaires (Australie) ; les développements (Mélanésie, Polynésie, l’Inde védique) ; la sublimation mystique (l’Inde des Brahmanes et du Bouddhisme), l’individualisation (sémites, chrétiens) ; sa régression vers une répétition mécanique (Inde, Tibet, le christianisme) ;
  • l’Essai sur le don (1925) : Polynésie, Andamans, Mélanésie, Amérindiens du Nord-Ouest ; Rome, les Hindous, les anciens Germains, les Chinois ;
  • La catégorie de substance (projet que, en 1930, Mauss espérait encore publier, avec des contributions de Hubert alors récemment décédé) : la forme archaïque de la notion de nourriture ; comparaison entre la Grèce et l’Inde védique ; ensuite, peut-être, les Pères de l’Église. Anna-Viraj constituait une esquisse d’une des parties consacrées aux Veda ;
  • La personne (1938) : les Pueblos (y compris les Zuni), les Amérindiens du Nord-Ouest ; l’Australie, l’Inde, la Chine, Rome, le Christianisme primitif, la philosophie européenne moderne.

7 Ces travaux sur l’histoire mondiale méritent quelques commentaires. En 1903, les rares remarques discrètes sur l’Inde [II : 79-81], largement le fait de Mauss, sont intéressantes pour une raison dont nous allons reparler. En 1904, la trentaine de références à l’Inde ne sont pas confinées dans une section, mais disséminées à travers le texte entier ; ma liste des cas étudiés provient des seules notes de bas de page du travail [SA : 7-9], et ils sont présentés dans l’ordre des sources relevées. Les textes qui se rattachent à l’indologie proviennent essentiellement des traditions de l’Atharva Veda, soit de la Samhita elle-même (un recueil d’hymnes et d’invocations), ou de la Kaushika Sutra qui lui est liée, fournissant de brèves instructions sur les performances domestiques des rites magiques. Vraisemblablement, c’est un des textes des sutras avec lesquels Mauss s’est battu durant l’année qu’il a passée à l’étranger, ce dont il se plaint dans les lettres de cette période [Fournier : 127-134]. Le matériau sanskrit est enrichi par l’ethnographie qui provient essentiellement de Crooke, auteur recensé en 1898 et en 1900.

8 Le travail sur des lois hindoues classiques dans l’Essai sur le don est, après l’Essai sur la nature et la fonction du sacrifice, celui où il emploie au maximum sa connaissance du sanskrit. Bien qu’il ne néglige pas les textes juridiques explicites, comme les Dharmasutras et Manu, il s’appuie essentiellement sur une des longues parties didactiques du livre 13 du Mahabharata. Ce travail est suffisamment dense pour mériter un commentaire propre, par quelqu’un qui serait prêt et capable de travailler sur les nombreuses références en sanskrit. Celles-ci sont compliquées car Mauss se sert de deux éditions différentes du texte (l’édition de Bombay qui fournit les numéros des lignes par chapitre et l’édition de Calcutta qui ne les fournit que par livre), avec la traduction de K.M. Ganguli qui, ce qui est fréquent à l’époque, est faussement attribuée à l’éditeur Pratap Chandra Roy (on renvoie étrangement à Pratâp [SA : 246] ou Prâtap [ibidem : 250]). Un examen attentif relèverait probablement un certain nombre d’erreurs semblables et nous permettrait d’évaluer comment Mauss emploie ces textes choisis. Mais c’est une question légèrement différente que celle d’évaluer la contribution que les données en sanskrit apportent à l’ensemble de l’essai. Parry montre bien que Mauss minimise la rareté des références à la réciprocité dans son texte (1986). En même temps, il admet que le matériau renforce d’autres aspects de l’argumentation de Mauss.

9 Dans La personne, Mauss suggère que l’Inde a été la première civilisation à inventer quelque chose comme le concept d’individu. Le terme technique philosophique ahamkara (« création de l’ego ») a été créé par des penseurs de l’Upanishad, formalisé dans le Samkhya et développé par le bouddhisme, mais (si je comprends bien l’argument très ramassé) le concept a été noyé et dissout dans le monisme de l’ancien Hindouisme [SA : 348-9 ; 28, II : 557].

10 Loin d’être confinée dans sa pensée historique globale, l’indologie apparaît ici et là dans des parties variées de son œuvre. Par exemple, dans l’Essai sur les variations saisonnières des sociétés Eskimos (1906), après avoir étudié les alternances entre les concentrations démographiques en hiver et la dispersion en été, Mauss fait référence à deux autres cas : aux troupes de bergers montagnards en Europe de l’Est, avec les mêmes schémas saisonniers, et aux moines bouddhistes ou aux ascètes hindous dont la population se rassemble durant la saison des pluies en été. Dans les Techniques du corps (1935), le dernier paragraphe évoque la respiration en se référant aux textes sanskrits que Mauss avait lus sur le yoga (celles-ci incluent les sutras de Patanjali et leurs commentaires [SA : 27]). Dans les Relations historiques [28, II : 556-560], il propose une influence historique du mysticisme hindou sur celui que l’on trouve à Alexandrie.

11 Son intérêt profond pour l’Inde ancienne transparaît aussi dans son enseignement. En feuilletant l’index de la traduction anglaise du Manuel d’ethnographie [Allen, 2007a], on peut rapidement identifier une douzaine de références au sanskrit. Certaines méritent d’être illustrées. La définition du droit par Manu (p. 108 ; Mauss avait cité Manu depuis sa recension de Steinmetz en 1896 [II : 683]) ; la distinction indienne utile entre cultes publics ou domestiques-privés (décrits respectivement dans les srautas-sutras et les grhya-sutras : p. 166, 176) ; l’épopée du Mahabharata « correspondant à la somme de la sagesse humaine (p. 93) » et, en tant que telle, susceptible d’être citée devant une cour (p. 110).

12 De tels détails peuvent nous écarter de l’essentiel qui concerne les dispositions générales d’un savant. Pour Mauss, les ethnographes, comme tous ceux qui espèrent contribuer à une science des phénomènes sociaux, devraient cultiver une curiosité insatiable dans tous les domaines. Ils devraient aspirer à un esprit encyclopédique. Il a pressé les étudiants de se familiariser avec la préhistoire et la linguistique, la technologie et l’anthropologie sociale, et de chercher à atteindre une connaissance complète de la littérature ethnographique à travers le monde – sans oublier les langues classiques et l’indispensable sanskrit [Paulme, 1967]. Cette attitude, embrassant avec enthousiasme les anciennes civilisations de l’écrit, contraste avec l’attitude de l’anthropologie anglo-américaine qu’il critique, qui voulait isoler la totalité du groupe des civilisations supposées inférieures de celles qui leur sont supérieures [27 II 288]. L’opposition était toujours vive lorsque je suis entré dans le sujet vers la fin des années 1960. Elle était manifeste par exemple dans les attitudes à l’égard de la philologie de deux Himalayistes qui m’ont aidé et qui m’ont influencé : C. von Fürer-Haimendorf à SOAS, qui a négligé la philologie, et A.W. Macdonald à Paris, qui l’a cultivée.

De Mauss à Georges Dumézil et à Louis Dumont

13 Maintenant que nous avons commencé à rassembler les références, on pourrait tenter de faire la synthèse et évaluer Mauss l’indologue ; on pourrait discuter ses conceptions pleines d’assurance sur la contribution des Aryens et des non-Aryens à la religion du sous-continent. Mais les connaissances ont progressé entre-temps ; Mauss n’était pas un spécialiste de l’indologie ; et il y a une autre façon, plus programmatique, d’envisager son travail (et par là de lui rendre hommage) : tenter de développer la tradition qu’il représente [Allen, 2000]. Construire ainsi non seulement à partir de ses propres écrits (et ceux de son oncle, les deux étant reliés si subtilement), mais voir aussi de sa tradition, des développements dont il a été l’inspirateur. En ce qui concerne l’Inde, les figures les plus importantes sont Georges Dumézil et Louis Dumont, les deux ayant écrit sur l’idéologie traditionnelle de l’Inde, le premier d’un point de vue plus philologique à l’origine, le second d’un point de vue plus sociologique.

14 Dumézil, le comparatiste indo-européen, a attribué la genèse de sa fameuse théorie de la division fonctionnelle tripartite à l’enseignement du sinologue Granet, ami étroit de Mauss et fortement influencé par son Essai sur les formes de classification. Dumézil a dédié un de ses premiers livres très connus, le Mitra-Varuna (première édition de 1940), à Mauss et Granet (« à mes maîtres »), et son premier article sur la division trifonctionnelle en 1938, qu’il a considéré comme une percée, mérite d’être comparé avec Durkheim et Mauss (1903). Ainsi, il fait remarquer la fréquence avec laquelle, parmi les demi-civilisés, « la classification d’une catégorie de concepts est solidaire avec d’autres classifications » [1969 : 164], et il compare ensuite la classification triadique de la société védique et son univers à trois niveaux avec certaines triades cosmiques et religieuses à Rome. Durkheim et Mauss aussi parlent de l’Inde comme distribuant des choses tout comme des dieux à travers les trois niveaux cosmiques [II : 79f], et peu de temps après ils notent que « la philosophie hindoue abonde en classifications de choses, d’éléments, de sens, d’hypostases » (les corrélations entre les sens et les éléments sont de fait particulièrement caractéristiques de la philosophie du Samkhya). Le phénomène ne peut pas avoir échappé à un apprenti indologue intelligent, et l’on peut envisager, bien que je n’aie pas relevé de preuves, que les connaissances de Mauss de la philosophie hindoue ont joué un rôle dans la genèse de ce travail.

15 En tous les cas, bien que Dumézil ait commencé à travailler sur les Vedas, l’analyse dumézilienne la plus étoffée du matériau indien a porté sur le Mahabharata que Mauss, comme nous l’avons vu, a considéré d’une certaine façon comme une encyclopédie de la tradition hindoue. Cette analyse [Mythe et épopée I-III, 1968- 1973] représente un grand pas en avant mais, comme je l’ai montré ailleurs, la triade de Dumézil a besoin d’être étendue à une forme pentadique (ce qui rend les Indo-Européens plus proches des Zunis), et une façon de le faire [Allen, 2007b] est de se servir du travail de Dumont, en particulier de son Homo hierarchicus [1979]. En se dotant d’une théorie pentadique de l’idéologie indo-européenne, inspirée à plusieurs égards de Mauss, et surtout de sa volonté de s’engager sérieusement dans le domaine de la philologie, on pourrait tenter de se hisser à la hauteur de ces géants.

16 Mauss, comme Dumézil vingt ans après, a été un élève du grand Meillet, figure dominante de la philologie comparative de l’indo-européen (champ dans lequel évidemment le premier élément résonne essentiellement avec le sanskrit, et que l’on ne conçoit que difficilement sans cette langue). Ce n’est donc pas une surprise qu’il ait recensé la thèse de Dumézil, Le festin d’immortalité [25, II : 315-316]. En se référant à Anna-Viraj, Mauss a critiqué la vision du Mahabharata du jeune étudiant, mais il a approuvé à la fois sa tentative de renouer avec la comparaison des mythologies indo-européennes et sa conclusion qui établissait un lien entre les anciens récits et une fête basée sur un potlatch. C’était treize ans avant que Dumézil ne commence à réfléchir sur les relations des classifications entre elles, et n’ouvre ainsi de multiples pistes de recherche contenant de futures découvertes inattendues [cf. Allen, 2009]. De mon point de vue, la curiosité de Mauss pour l’Inde, comme pour tant d’autres domaines et questions, est restée totalement vivante dans bien des recherches en cours.

Références bibliographiques

  • SA renvoie à Sociologie et anthropologie ; AS à L’Année sociologique ; les autres références aux Œuvres de Mauss, tomes I à III, V. Karady dir., Paris, Minuit 1968-1969, sont précédées par les deux derniers numéros de la date de publication de l’original.
  • ALLEN N.J., 1998, « The category of substance : a Maussian theme revisited », in JAMES W. et ALLEN N.J. (dir.), Marcel Mauss : a Centenary Tribute, Oxford, Berghahn : 171-191.
  • – 2000, Categories and classifications : Maussian Reflections on the social, Oxford, Berghahn.
  • – 2007a (dir.), Marcel Mauss : Manual of ethnography, trad. D. Lussier, Oxford, Berghahn.
  • – 2007b, « Dumont e Dumezil : una comparazione e una combinazione », Quaderni di teoria sociale, 7 : 11-29.
  • – 2009, « L’Odyssée comme amalgame : Ulysse en Ithaque et comparaisons sanskrites », Gaia, 12 : 79-102.
  • – 2010, « From the Brahman as to Nuer Religion : one strand in studies of sacrifice », in BERGER P., HARDENBERG R., KATTNER E., et PRAGER M. (dir.), The Anthropology of values : Essays in Honour of Georg Pfeffer, Delhi, Dorling Kindersley : 249-259.
  • DUMÉZIL, G., 1938, « La préhistoire des flamines majeurs », Revue de l’histoire des religions, 118 : 188-200 (réédité avec des commentaires sous le même titre, in Idées romaines, Paris, Gallimard, 1969).
  • – 1968-73. Mythe et épopée I-II-III, Paris, Gallimard.
  • DUMONT L. 1969, Homo hierarchicus, Paris, Tel.
  • FOURNIER, M., 1994, Marcel Mauss, Paris, Fayard.
  • JAMES W. et ALLEN N.J. (dir.), 1998, Marcel Mauss : a Centenary Tribute, Oxford, Berghahn.
  • MAUSS M., 1930, « L’œuvre de Mauss par lui-même », Détails d’édition et traduction in JAMES W. et ALLEN N.J. (dir.), Marcel Mauss : a centenary tribute, Oxford, Berghahn : 29-42.
  • PAULME D., 1967, « Avertissement à la deuxième édition », in MAUSS M., Manuel d’ethnographie, Paris.
  • PARRY J., 1986, « The gift, the Indian gift and the “Indian Gift” », Man, 21 : 453-473.

Date de mise en ligne : 18/01/2011

https://doi.org/10.3917/rdm.036.0463