RDN n° 495 - Février 1989
La puissance navale aujourd’hui
Pages 177 à 188
Citer cet article
- D’ELLOY DE BONNINGHEN, Antoine,
- D’Elloy de Bonninghen, Antoine.
- D’Elloy de Bonninghen, A.
https://doi.org/10.3917/rdna.852.0177
Citer cet article
- D’Elloy de Bonninghen, A.
- D’Elloy de Bonninghen, Antoine.
- D’ELLOY DE BONNINGHEN, Antoine,
https://doi.org/10.3917/rdna.852.0177
Notes
-
[1]
La plus grande partie des chiffres indiqués dans cet article sont extraits de Labayle-Couhat Jean et Prézelin Bernard, Flottes de combat.
-
[2]
Il est intéressant de prendre 1980 comme date intermédiaire pour montrer d’une part l’effort consenti par l’Administration Reagan en faveur de la marine américaine, d’autre part la continuité de l’expansion de la marine soviétique, antérieure au réarmement naval américain. On doit par ailleurs noter que les tonnages indiqués pour l’année 1980 comprennent les bâtiments auxiliaires, alors que ceux-ci ne sont pas inclus dans les chiffres de 1988.
-
[3]
Coutau-Bégarie Hervé : La puissance maritime. Castex et la stratégie navale ; Fayard, 1985.
-
[4]
Le total cumulé SNA + sous-marins classiques représente 27 % de la flotte soviétique.
-
[5]
= tonnage à propulsion nucléaire / tonnage total
-
[6]
= tonnage à propulsion nucléaire - SNLE / tonnage total - SNLE
-
[7]
Cassius (de) Édouard, « Chronique Marine – Avantages et inconvénients de la propulsion nucléaire », Défense Nationale, n° 422, juin 1982, p. 156-158.
-
[8]
Ph. Masson : « De la mer et de sa stratégie » ; Tallandier.
-
[9]
Belot (de) Raymond et Reussner André : La puissance navale dans l’histoire, Tome III : 1914-1959 ; Éditions maritimes d’outre-mer (EMOM), 1959.
-
[10]
Coutau-Bégarie H. : « Une limitation des armements navals est-elle possible », Défense Nationale, n° 484, février 1988, p. 63-77.
-
[11]
Ibidem.
-
[12]
Perros Yves : « Chronique Marine - Les moyens de la riposte (2e partie) », Défense Nationale, n° 457, août-septembre 1985, p. 179-182.
-
[13]
Sur la même période, la flotte des SNA américains a augmenté de 46 % en tonnage.
-
[14]
Belot (de) R. et Reussner A. : op. cit.
-
[15]
Masson Ph. : op. cité.
-
[16]
Voir Coutau-Bégarie H. : La puissance maritime soviétique, Ifri-Économica, 1983.
-
[17]
(17) Sur la seule période 1980-1988, les effectifs sont passés de 431 000 à 465 000 hommes et femmes.
-
[18]
Va dans le même sens le fait que la conscription alimente dans une proportion importante les effectifs de la marine, même si la durée du service y est importante.
-
[19]
La population civile « absorbe » annuellement environ 7 300 anciens officiers ; il existe ainsi une véritable osmose population civile-marine, et un lobby naturel en faveur de cette dernière.
-
[20]
Il ne faut toutefois pas perdre de vue que, hors SNLE, seul un quart des forces navales des grandes puissances possède la propulsion nucléaire.
Nous sommes actuellement dans une période où les comparaisons entre les arsenaux militaires des diverses puissances de la planète fleurissent. Dans le domaine des armements navals, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on se plaît à reconnaître la forte supériorité du camp occidental sur le camp socialiste.
Une telle appréciation prend comme point de comparaison le tonnage des flottes de combat. Il est effectif que cette seule donnée montre qu’il existe un avantage quantitatif important en faveur des flottes occidentales. Ainsi en 1988, et en se limitant à celles de plus de 250 000 tonnes, la hiérarchie des puissances navales s’établit ainsi : États-Unis, 4 187 210 ; URSS, 3 536 650 ; Grande-Bretagne, 588 600 ; France, 296 035. Si l’on descend la barre jusqu’aux flottes d’un gabarit supérieur à 100 000 t, arrivent ensuite le Japon (227 550), la République fédérale d’Allemagne (170 750), l’Inde (158 230) et l’Italie (108 850). Le camp socialiste est largement dépassé.
Pourtant, le tonnage, mesure habituelle de la puissance navale, n’est qu’une photographie à un moment donné ; il ne permet pas d’apprécier l’évolution des moyens, la valeur des matériels, celle du personnel, la place de la marine dans l’ensemble de la défense, l’adéquation des moyens aux missions. C’est la raison pour laquelle il ne peut être établi une mesure de la puissance navale à partir des seules données relatives au tonnage global. Il est bien certain que quelques critères sont et demeureront difficilement mesurables, la valeur des hommes notamment…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter ce numéro
26,00 €
Acheter cet article
5,00 €