Les mutations du concept d’ultime avertissement
- Par Alexis Baconnet
Pages 116 à 120
Citer cet article
- BACONNET, Alexis,
- Baconnet, Alexis.
- Baconnet, A.
https://doi.org/10.3917/rdna.794.0116
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- BACONNET, Alexis,
https://doi.org/10.3917/rdna.794.0116
Notes
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[1]
Le discours du président Chirac de 2001 à l’IHEDN est le seul à ne pas employer le mot « avertissement » même si le message est clair : « Je souhaite enfin rappeler que notre concept de dissuasion, fondé sur le principe de l’unicité, n’exclut pas la capacité de marquer, le moment venu, à un adversaire éventuel, à la fois que nos intérêts vitaux sont en jeu et que nous sommes déterminés à les sauvegarder ».
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[2]
Je remercie François Géré pour ses propos éclairants sur le concept d’ultime avertissement, propos ayant permis de nourrir une discussion à l’origine de ce texte.
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[3]
« La cohérence d’une politique de défense », allocution du Premier ministre Pierre Mauroy à l’IHEDN, le 24 septembre 1981.
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[4]
Conférence du général Lacaze, chef d’état-major des Armées, au CHEAr, Paris, le 29 septembre 1981.
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[5]
André Dumoulin : Histoire de la dissuasion ; Argos, Paris, Histoire, 2012, p. 113. Discours de Charles Hernu ministre de la Défense devant le Parlement, le 9 octobre 1984.
-
[6]
François Géré : Correspondance avec l’auteur, 20-21 avril 2016.
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[7]
Lucien Poirier : Des stratégies nucléaires ; Éditions Complexe, Bruxelles, 1988 (1re édition, 1977), p. 324.
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[8]
Pour l’ensemble du paragraphe, voir François Géré : « Général Lucien Poirier : une œuvre stratégique majeure », diploweb.com, 17 mai 2016 (www.diploweb.com/).
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[9]
Cf. également André Dumoulin, op. cit., p. 153.
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[10]
La composante aéroportée de la dissuasion nucléaire (FAS et FANu) n’a pas pour seule mission nucléaire le tir d’ultime avertissement. Comme l’indique le texte du discours d’Istres de 2015, la composante aéroportée et la composante océanique (Fost) concourent « toutes deux à l’ensemble des missions de la dissuasion… ».
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[11]
Après décision de mobilisation par le président de la République, les FANu n’étant pas en mission permanente comme la Fost, ni en alerte permanente comme les FAS. La France est par ailleurs le seul pays du monde à disposer d’une dissuasion nucléaire reposant en partie sur un groupe aéronaval.
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[12]
C’est ce que le discours de Brest (2006) du président de la République Jacques Chirac, pouvait éventuellement laisser entendre (en supposant toutefois qu’il y ait capacité de réglage de la puissance des charges) : « Contre une puissance régionale, notre choix n’est pas entre l’inaction et l’anéantissement. La flexibilité et la réactivité de nos forces stratégiques nous permettraient d’exercer notre réponse directement sur ses centres de pouvoir, sur sa capacité à agir. Toutes nos forces nucléaires ont été configurées dans cet esprit. C’est dans ce but, par exemple, que le nombre des têtes nucléaires a été réduit sur certains des missiles de nos sous-marins ». Cf. pour une allusion au discours de Brest de 2006, « Dissuasion : les fondamentaux, le désarmement et l’avertissement nucléaire », 25 mars 2008 (www.meretmarine.com/). Cf. également André Dumoulin, op. cit., p. 151-153.
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[13]
La crise du nucléaire iranien a été réglée par les Accords de Vienne du 14 juillet 2015.
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[14]
François Géré : Correspondance, op. cit.
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[15]
André Dumoulin : « Inflexions autour de la dissuasion nucléaire française. De l’influence de la conceptualisation et de l’outillage américain », Stratégique n° 86-87, Stratégies atlantiques, 2006/1-2.
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[16]
Proche de ce que l’on pouvait lire dans le discours du président Jacques Chirac à Brest en 2006.
Le concept d’ultime avertissement est apparu dans la doctrine de la dissuasion française à partir des années 1980 en confirmant le caractère politico-stratégique de l’arme nucléaire. Alors que les menaces ont évolué, le discours français reste cohérent en vue de renforcer la posture dissuasive et maintenir une incertitude pour un adversaire potentiel.
The changes of the concept of final warning
The concept of final warning was brought up in the doctrine of French dissuasion from the 80s in confirming the political-strategical characteristic of the nuclear weapon. As the threats evolve, the French discourse remains coherent aiming to reinforce the dissuasive posture and to perpetuate a uncertainty for a potential adversary.