« La vérité est qu’on ne sait plus que devenir ». Années 1890, années néo-chrétiennes
- Par Sylvain Milbach
Pages 485 à 517
Citer cet article
- MILBACH, Sylvain,
- Milbach, Sylvain.
- Milbach, S.
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Notes
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[1]
Paul Desjardins, Le devoir présent, Paris, Colin, 1892, p. 13 [édition de 1894].
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[2]
Le néo-christianisme : Frédéric Bourdin, Le mouvement néo-chrétien, étude rétrospective, Paris, Société française d’imprimerie et de librairie, 1899 ; Henry d’Allens, Néo-Christianisme et littérature, essai de psychologie contemporaine, Montauban, Granié, 1904. Dom Besse, dans son optique propre, en livre une approche bien informée dans Les religions laïques, Paris, Nouvelle librairie, 1913. Pour les années 1830, il faut se reporter à Paul Bénichou, Le temps des prophètes, Paris, Gallimard, 1977.
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[3]
Victor Charbonnel, Les mystiques dans la littérature présente, Paris, Mercure de France, 1898, p. 6.
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[4]
Robert Bessede, La crise de conscience catholique dans la littérature et la pensée française à la fin du xixe siècle, Lille, Service de reproduction des thèses de l’université Lille III, 1976.
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[5]
Parmi les témoignages sur ce magistère, citons deux articles à six ans de de distance : Henry Bérenger, « Les idées modernes et M. de Vogüé », Revue bleue, octobre 1891, p. 450‑458 et Eugène Hollande, « Les spectacles contemporains par le Vicomte E.-Melchior de Vogüé », L’Ermitage, 1897, p. 194‑205.
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[6]
Eugène-Melchior de Vogüé, Le roman russe, Paris, Plon, 1886.
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[7]
E.-M. de Vogüé, discours reproduit dans L’Université de Paris, mai 1890, p. 81‑84. Voir aussi, du même : « À ceux qui ont vingt ans », Journal des débats, 1er janvier 1890.
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[8]
E.-M. de Vogüé, « À travers l’Exposition », Revue des deux mondes, t. 94, 1889, p. 201.
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[9]
François Chaubet, Paul Desjardins et les Décades de Pontigny, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2000.
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[10]
Paul Desjardins, « Sur Melchior de Vogüé », Revue bleue, juin 1889, p. 713‑719. Voir aussi : H. Bérenger, « Les idées modernes et M. de Vogüé ».
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[11]
P. Desjardins, « Le Bonheur », Revue bleue, mars 1888, p. 335‑341.
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[12]
P. Desjardins, « Néo-chrétiens », Le Figaro, 7 octobre 1890.
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[13]
H. Bérenger, « La jeunesse intellectuelle et le catholicisme en France », Revue des revues, janvier 1897, p. 109‑120.
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[14]
Jean Honcey (pseudonyme de Charles Recolin, 1857‑1905, pasteur de l’Église réformée de Bordeaux), « Réveil de l’idée religieuse en France », Revue bleue, janvier 1891, p. 12‑18 et 110‑115. Voir aussi, du même : Souffles nouveaux, Paris, Fischbacher, 1892.
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[15]
Frédéric Gugelot, La conversion des intellectuels au catholicisme en France, 1885‑1935, Paris, CNRS, 2010.
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[16]
Sur L’Union pour l’action morale : R. Bessede, La crise de conscience, p. 23 et suiv. ; F. Chaubet, « L’Union pour l’action morale et le spiritualisme républicain (1892‑1905) », Mil neuf cent, 17, 1999, p. 67‑89 et Paul Desjardins et les Décades de Pontigny, p. 19‑59. L’Union postule un millier d’adhérents en 1893.
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[17]
Charles Arnaud, « Le néo-christianisme contemporain », Congrès provincial de la Société de bibliographie, Paris-Montpellier, au siège de la Société bibliographique, 1895, p. 479‑498.
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[18]
Le Public, 25 novembre 1892.
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[19]
Paul Berret, « Le théâtre néo-chrétien », Revue d’art dramatique, t. 22, 1893, p. 341‑347.
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[20]
Le xixe siècle, 8 avril 1896.
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[21]
Émile Faguet, « Le devoir présent », Revue bleue, janvier 1892, p. 154‑157.
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[22]
Frédéric Paulhan, « Le nouveau mysticisme », Revue philosophique de la France et de l’étranger, t. 30, 1890, p. 514.
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[23]
Ernest Lavisse, « La génération de 1890 », Journal des débats, 19 avril 1890.
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[24]
La Dépêche, 7 janvier 1892.
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[25]
Gil Blas, 22 juillet 1892.
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[26]
Le Temps, 11 avril 1893.
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[27]
Journal des débats, 21 avril 1893 ; Gil Blas, 5 mai 1893.
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[28]
« À la normale », Le Matin, 25 avril 1895.
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[29]
Karl-Joris Huysmans, préface à Rémy de Gourmont, Le latin mystique, Paris, Mercure de France, 1892.
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[30]
Tous les deux cités dans Thaïs S. Lindstrom, Tolstoï en France, Paris, Institut d’études slaves, 1952, p. 63.
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[31]
H. Bérenger, « La jeunesse intellectuelle et le catholicisme en France ».
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[32]
Pour une approche critique : Pierre Lasserre, La crise chrétienne. Questions d’aujourd’hui, Paris, Perrin, 1891.
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[33]
Anatole Leroy-Beaulieu, « La papauté, le socialisme et la démocratie », Revue des deux mondes, t. 109, 1892, p. 388.
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[34]
H. Bérenger, « L’Église et le siècle ».
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[35]
E.-M. de Vogüé, « Affaires de Rome », Revue des deux mondes, t. 81, 1887, p. 815‑853.
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[36]
E.-M. de Vogüé, « Après M. Renan », Revue des deux mondes, t. 114, 1892, p. 460.
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[37]
E.-M. de Vogüé, « Les cigognes », Revue des deux mondes, t. 109, 1892, p. 920‑934.
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[38]
Union pour l’action morale, bulletin n° 1, 7 novembre 1892, p. 4‑25.
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[39]
Lettre publiée dans Le Figaro, 1er juillet 1892.
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[40]
Édouard Rod, Les idées morales du temps présent, Paris, Perrin, 1892.
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[41]
Le Dictionnaire de Littré (édition 1874), tout comme le Larousse du xixe siècle, distinguent les deux dénominations en les rapportant aux années 1830 : le néo-catholicisme tend à rapprocher le catholicisme des idées modernes, tandis que le néo-christianisme est « une espèce de philosophie » qui entend renouveler le catholicisme.
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[42]
Voir les pages qu’y consacre Albert Houtin, L’américanisme, Paris, Nourry, 1904, p. 205 et suiv.
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[43]
Richard Hugues Seager, The World’s Parliament of religions. The Eat/West Encounter, Chicago, 1873, Bloomington, Indiana University Press, 1995.
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[44]
H. Bérenger, « L’Église et le siècle », Revue bleue, novembre 1894, p. 563‑567.
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[45]
P. Desjardins, « La conversion de l’Église » et « La vraie Église », Journal des débats, 1er, 4, 14 novembre 1892 et 11 mars, 8 avril 1893 ; H. Bérenger, « L’Église et le siècle ».
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[46]
Maurice d’Hulst, « Les idées d’un néo-chrétien sur la réforme religieuse », Le Correspondant, t. 173, 1893, 410‑434.
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[47]
Paul de Broglie, « Le présent et l’avenir du catholicisme en France », Le Correspondant, t. 165, 1891, p. 202.
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[48]
L’Univers, 15 novembre 1892.
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[49]
Léon Gautier, « À quelqu’un “qui a du vague à l’âme” », Lettres sincères, Mulhouse, Gangloff, 1893, p. 131‑155.
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[50]
Louis Baunard, Espérance. Un réveil de l’idée religieuse en France, Paris, Poussielgue, 1892 ; Félix Klein, « Le mouvement néo-chrétien dans la littérature contemporaine », Le Correspondant, t. 166, 1892, p. 456‑485. L’abbé Klein entra d’ailleurs en contact et se lia durablement avec Paul Desjardins, Édouard Rod et le pasteur Wagner. Voir : F. Klein, La route du petit Morvandiau, t. 2, Paris, Procure générale du clergé, 1947, chapitre 9, p. 163‑169.
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[51]
C. Arnaud, « Le néo-christianisme contemporain ».
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[52]
Léon Ollé-Laprune, Les sources de la paix intellectuelle, Paris, Belin, 1892.
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[53]
É. Faguet, « Le devoir présent ».
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[54]
H. Bérenger, « Le Dieu intérieur », La conscience nationale, Paris, Colin, 1898, p. 117‑146.
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[55]
Ibid., p. 143.
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[56]
Franck-Paul Bowman, Le Christ des barricades, 1789‑1848, Paris, Cerf, 1987 et Le Christ romantique, Genève, Droz, 1973.
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[57]
P. Desjardins, « La conversion de l’Église ».
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[58]
P. Desjardins, Le devoir présent, p. 81.
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[59]
H. Bérenger, « Le Dieu intérieur ».
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[60]
P. Desjardins, Le devoir présent, p. 69.
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[61]
Thomas Loué, « L’apologétique de Brunetière et le positivisme : un bricolage idéologique “généreux et accueillant” », Revue des sciences philosophiques et théologiques, t. 87, 2003, p. 101‑126. Voir aussi : Harry W. Paul, « The Debate over the Bankruptcy of Science in 1895 », French Historical Studies, vol. 5, 1968, p. 299‑327.
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[62]
J. Honcey, « Réveil de l’idée religieuse en France », p. 17.
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[63]
E.-M. de Vogüé, « Après Renan », p. 457.
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[64]
É. Rod, Le sens de la vie.
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[65]
P. Desjardins, « M. Renan et le pessimisme », Revue bleue, mars 1889, p. 278‑281.
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[66]
Charles Denis, « Ernest Renan et la philosophie religieuse du xixe siècle », Annales de philosophie chrétienne, t. 28, 1893, p. 492.
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[67]
Charles Wagner, Jeunesse, Paris, Fischaber, 1895, p. 17.
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[68]
Dès 1883, Alfred Fouillée tentait de proposer une synthèse des systèmes de morale en discussion (Critique des systèmes de morale contemporains).
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[69]
P. Desjardins, « Néo-chrétiens ».
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[70]
Ibid.
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[71]
Elme Caro, « Comment les dogmes finissent et renaissent », Revue des deux mondes, t. 73, 1886, p. 481‑520.
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[72]
P. Desjardins, « La conversion de l’Église » et « Regards en arrière », Union pour l’action morale, bulletin n° 8, 1905, p. 426‑478.
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[73]
Auguste Sabatier, compte rendu de l’ouvrage de V. Charbonnel, Les mystiques dans la littérature présente, dans la Revue chrétienne, janvier 1897, p. 144‑148.
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[74]
Bérenger dirige, entre 1903 et 1913, L’Action quotidienne anticléricale-républicaine-socialiste.
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[75]
P. Desjardins, « Regard en arrière ».
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[76]
V. Charbonnel, Congrès universel des religions en 1900. Histoire d’une idée, Paris, Colin, 1897. On se permet de signaler : Sylvain Milbach, « Paris 1900. Le Congrès des religions n’aura pas lieu », Archives de sciences sociales des religions, à paraître.
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[77]
H. Bérenger, « La jeunesse intellectuelle et le catholicisme en France », p. 120.
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[78]
Anne Rasmussen, « Critique du progrès, “crise de la science” : débats et représentations du tournant du siècle », Mil neuf cent, 14, 1996, p. 89‑113.
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[79]
Jean-Marie Mayeur, « Les “abbés démocrates” », Revue du Nord, 73, 1991, p. 237‑249.
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[80]
Émile Poulat, « Néo-christianisme et modernisme. Autour de Paul Desjardins », Modernistica. Horizons, physionomies, débats, Paris, Nouvelles éditions latines, 1982, p. 110‑136.
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[81]
Marcel Hébert, « L’Union pour l’action morale de M. Paul Desjardins », Annales de philosophie chrétienne, t. 32, 1895, p. 242‑260.
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[82]
P. Desjardins, Le devoir présent, p. 18.
La dénomination « néo-christianisme » connut dans la France des années 1890 un vrai succès « médiatique », de courte durée (1890‑1894) certes, mais de forte intensité. Les néo-chrétiens voyaient dans l’Évangile, interprété indépendamment des dogmes, le moyen de donner sens à une morale du dévouement susceptible d’accompagner l’affirmation de la démocratie, en encadrant l’essor de l’individualisme et du matérialisme. S’il fut une réponse à une conjoncture, celle du recul de l’empire du positivisme, s’il fut une manifestation d’interrogations protéiformes à l’heure de la laïcité triomphante, il mérite aussi d’être analysé comme une variante du sentiment religieux du xixe siècle : il a été peut-être son ultime quête d’un magistère spirituel qui cherchait, dans un sentiment religieux renouvelé, les moyens d’une réponse à la « question sociale ».
“The truth is that we no longer know what to become”. The 1890s, neo-Christian years
The term “neo-Christianity” was a real “media” success in France in the 1890s, albeit short-lived (1890‑1894), but of great intensity. The neo-Christians saw in the Gospel, interpreted independently of dogma, a way to give meaning to a morality of devotion likely to accompany the affirmation of democracy, by framing the rise of individualism and materialism. Whether it was a response to a particular situation, that of the retreat of the empire of positivism, or whether it was a manifestation of protean questions in a time of triumphant secularism, it also deserves to be analysed as a variant of 19th-century religious sentiment : it was, perhaps, its ultimate quest for a spiritual magisterium that sought, in a renewed religious sentiment, the means of an answer to the “social question”.
Date de mise en ligne : 04/09/2023