Compte rendu

Liesbeth Corens, Confessional Mobility and English Catholics in Counter-Reformation Europe

Oxford/New York, Oxford University Press, 2019

Pages 764 à 767

Citer cet article


  • Monge, M.
(2021). Liesbeth Corens, Confessional Mobility and English Catholics in Counter-Reformation Europe Oxford/New York, Oxford University Press, 2019. Revue de l'histoire des religions, Tome 238(4), 764-767. https://doi.org/10.4000/rhr.11610.

  • Monge, Mathilde.
« Liesbeth Corens, Confessional Mobility and English Catholics in Counter-Reformation Europe : Oxford/New York, Oxford University Press, 2019 ». Revue de l'histoire des religions, 2021/4 Tome 238, 2021. p.764-767. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-de-l-histoire-des-religions-2021-4-page-764?lang=fr.

  • MONGE, Mathilde,
2021. Liesbeth Corens, Confessional Mobility and English Catholics in Counter-Reformation Europe Oxford/New York, Oxford University Press, 2019. Revue de l'histoire des religions, 2021/4 Tome 238, p.764-767. DOI : 10.4000/rhr.11610. URL : https://shs.cairn.info/revue-de-l-histoire-des-religions-2021-4-page-764?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/rhr.11610


Parmi les nombreuses diasporas de l’époque moderne, celle des catholiques britanniques est une des plus complexes. Confessionnal Mobility traite d’une partie de cette diaspora, celle des Anglais, de manière convaincante et informée. Le livre de Liesbeth Corens est lauréat du prix du Reformation Research Consortium (RefoRC) 2019. Le format ramassé de l’ouvrage, version remaniée d’une thèse de l’université de Cambridge, n’obère pas sa qualité, dans la mesure où les références y sont réellement européennes. L’auteure mobilise en effet une bibliographie francophone, germanophone et néerlandophone, point trop rare dans les travaux de langue anglaise.
L’ouvrage saisit la communauté catholique anglaise dans un des moments les moins traités de leur histoire, la période 1660‑1720, et se concentre sur l’Angleterre, les Pays-Bas espagnols et sur la France du Nord – ces deux derniers territoires formant une unité culturelle. Le titre, « La mobilité confessionnelle », est une prise de position : l’auteure s’inscrit en faux par rapport à l’historiographie traditionnelle des minorités religieuses déplacées à l’époque moderne. Dans ces dernières, la migration et l’installation hors du pays d’origine sont représentées comme un exil, donc comme un déplacement définitif, rompant avec le pays d’origine et vécu comme un déchirement. En outre, dans cette historiographie, comme dans les études migratoires, l’inscription du migrant dans la sphère sociale du pays d’origine et dans celle du pays d’accueil est trop souvent dissociée…


Date de mise en ligne : 10/01/2022

https://doi.org/10.4000/rhr.11610