Compte rendu

Danny Praet, Corinne Bonnet (eds.), Science, Religion and Politics during the Modernist Crisis / Science, religion et politique à l’époque de la crise moderniste

Bruxelles-Rome, Institut Historique Belge de Rome (« Études – Institut Historique Belge de Rome », BHE 5), 2018

Pages 634 à 637

Citer cet article


  • Sardella, L.-P.
(2019). Danny Praet, Corinne Bonnet (eds.), Science, Religion and Politics during the Modernist Crisis / Science, religion et politique à l’époque de la crise moderniste Bruxelles-Rome, Institut Historique Belge de Rome (« Études – Institut Historique Belge de Rome », BHE 5), 2018. Revue de l'histoire des religions, Tome 236(3), 634-637. https://doi.org/10.4000/rhr.10121.

  • Sardella, Louis-Pierre.
« Danny Praet, Corinne Bonnet (eds.), Science, Religion and Politics during the Modernist Crisis / Science, religion et politique à l’époque de la crise moderniste : Bruxelles-Rome, Institut Historique Belge de Rome (“Études – Institut Historique Belge de Rome”, BHE 5), 2018 ». Revue de l'histoire des religions, 2019/3 Tome 236, 2019. p.634-637. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-de-l-histoire-des-religions-2019-3-page-634?lang=fr.

  • SARDELLA, Louis-Pierre,
2019. Danny Praet, Corinne Bonnet (eds.), Science, Religion and Politics during the Modernist Crisis / Science, religion et politique à l’époque de la crise moderniste Bruxelles-Rome, Institut Historique Belge de Rome (« Études – Institut Historique Belge de Rome », BHE 5), 2018. Revue de l'histoire des religions, 2019/3 Tome 236, p.634-637. DOI : 10.4000/rhr.10121. URL : https://shs.cairn.info/revue-de-l-histoire-des-religions-2019-3-page-634?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/rhr.10121


Danny Praet, professeur de philosophie ancienne et d’histoire du christianisme à l’Université de Gand et Corinne Bonnet, professeur d’histoire ancienne à l’Université de Toulouse, publient dans ce volume les actes d’un colloque organisé par l’Academia Belgica de Rome en juin 2010. Les communications sont regroupées en trois parties : la première propose des études sur l’impact de la crise moderniste dans les contextes français, italien et suédois, la seconde s’attache plus spécifiquement à la situation belge et la troisième est centrée sur l’affaire Cumont. Deux thèmes courent à travers ces regards croisés à l’échelle européenne : la difficile position de ceux qui n’étaient acquis ni aux audaces des uns ni à l’intransigeance des autres ; les enjeux politiques et culturels de l’histoire des religions dans la France laïque et la Belgique du parti catholique.
Sur le premier point, la contribution de Jürgen Mettepenningen et Ward De Pril s’attache à deux figures majeures : le dominicain Ambroise Gardeil et le jésuite Léonce de Grandmaison (signalons une confusion : le père Rousselot évoqué p. 263 n’a pas été professeur à la Sorbonne, mais à l’Institut catholique de Paris). On mesure, à travers leurs démêlés avec les gardiens de l’orthodoxie, combien il était périlleux de répondre, autrement que par une fin de non-recevoir, aux problèmes soulevés par ceux dont l’encyclique Pascendi dénonçait les erreurs. Les auteurs soutiennent, non sans raison, que les pères Gardeil et Grandmaison ont préparé le terrain à ce qu’il est convenu d’appeler la « nouvelle théologie » dont on sait qu’elle fut perçue à Rome comme une résurgence du modernisme…


Date de mise en ligne : 27/09/2019

https://doi.org/10.4000/rhr.10121