Les ressorts de l’orientalisme en Tunisie : de la propagande coloniale à l’imagerie nationale
- Par Alia Nakhli
Pages 42 à 53
Citer cet article
- NAKHLI, Alia,
- Nakhli, Alia.
- Nakhli, A.
https://doi.org/10.3917/rda.222.0042
Citer cet article
- Nakhli, A.
- Nakhli, Alia.
- NAKHLI, Alia,
https://doi.org/10.3917/rda.222.0042
Notes
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[2]
Voir M. Souissi, Les Peintres européens en Tunisie (1900-1930), thèse de doctorat de 3e cycle en histoire de l’art, sous la direction de Jean Laude, Université Paris 1, 1982 ; C. Peltre, Les Orientalistes, Paris, Hazan, 1997 ; R. Benjamin, Orientalist Aesthetics : Art, Colonialism and French North Africa, 1880-1930, Berkeley and London, U. of California Press, 2003 ; C. Peltre, Le voyage en Afrique du Nord. Images et mirages d’un tourisme, éditions Bleu autour, 2018.
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[3]
« Une Exposition Artistique à Tunis », Revue Tunisienne, n°3, juillet 1894, p. 319.
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[4]
Ibidem, p. 238.
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[5]
Ibidem, p. 241.
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[6]
Ibidem, p. 244.
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[7]
Frère de Ferdinand Buisson, farouche défenseur de l’enseignement laïque, Benjamin Buisson est un ancien élève de l’École normale supérieure, il exerça à Strasbourg puis en Angleterre, dès 1872. Après un séjour en tant que professeur au collège Sadiki, il se fixe définitivement, en Tunisie, en 1889. « Nécrologie. Benjamin Buisson », Revue Pédagogique, juillet-décembre 1924, p. 152-155.
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[8]
« Le Salon Tunisien », Revue Tunisienne, n°14, mai 1897, p. 239.
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[9]
Ibidem, p. 239.
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[10]
Ibidem, p. 244.
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[11]
« Institut de Carthage, Ve Salon Tunisien », Revue Tunisienne, n°19, juillet 1898, p. 387.
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[12]
Le peintre fut remarqué par le critique Edmond About dès son premier Salon, en 1873, où son Intérieur de boucherie au Tréport fut acheté par Alexandre Dumas fils. De nombreux membres des cercles musicaux et littéraires étaient amis d’Aublet, qui les recevait dans son atelier de Neuilly décoré dans le style oriental. Élève de Jean-Léon Gérôme, il est très tôt attiré par l’Orient, faisant un premier voyage à Constantinople en 1881, suivi d’un séjour à Alger en 1883 en compagnie de Gérôme, puis à Tunis en 1901, où il finit par se fixer vers 1904-1905.
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[13]
Né à Cambrai, il a été l’élève de Gérôme. Il habita à Genève et y dirigea des ateliers d’affiches et de reproduction sous le nom d’atelier Pinchart. Il s’installe, vers 1901, en Tunisie et enseigne le dessin au lycée Carnot, à partir de 1903. Aux alentours de 1912, Pinchart ouvre un atelier, au 17 rue Es-Sadikkia -actuelle rue Jamel Abdennasser-, qui accueille plusieurs élèves. « Exposition artistique », Revue Tunisienne, n°54, novembre 1905, p. 578.
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[14]
« Exposition artistique », Revue Tunisienne, n°54, novembre 1905, p. 578.
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[15]
Signalons que le tableau de Pinchart, La Bédouine du Sud Tunisien, a inspiré à Henry de Montherlant son roman La Rose de sable, qu’il commence à écrire en 1930. Voir Romans II, Paris, Gallimard, 1982, note p. 1254.
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[16]
H. Leca, « Le Salon Tunisien », Revue Tunisienne, n°75, mai 1909, p. 247.
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[17]
Née à Fermanville, la sculptrice suit des études à l’EBA de Paris. En 1912, elle reçoit le prix Chenavart au Salon des Artistes Français et obtient une bourse d’étude de la Société coloniale des artistes français. Elle effectue ainsi un premier séjour, à Tunis, la même année. Après ce séjour, elle s’installe définitivement dans la régence. Sociétaire de l’Institut de Carthage, elle enseigne au lycée Carnot. Elle est assassinée dans son atelier, le 29 décembre 1935. Voir Rachel Hautot 1882-1935: une femme sculpteur entre Normandie et Tunisie, Cherbourg, Musée Thomas Henry, 3 décembre 1999-30 janvier 2000, textes de J.-L. Dufresne et P. Coëpel, Cherbourg Musée, 1999.
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[18]
Né à Saint-Pétersbourg, l’artiste russe est naturalisé français, en 1924. Boursier de l’École nationale des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg, il voyage en Orient et arrive, en Tunisie, en 1914, où il se fixe, définitivement. Il fut une figure artistique de premier plan dans la colonie en étant le portraitiste de l’élite européenne. Il expose au Salon Tunisien, qui lui consacre, en 1920, avec Georges Lemare, une exposition d’ensemble. Voir A. Hamza, Alexandre Roubtzoff. Peintre tunisien, éditions de la Méditerranée, Tunis, 1994 ; P. Dubreucq, Alexandre Roubtzoff (1884-1949). Une vie en Tunisie, Courbevoie, éditions ACR, 1996.
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[19]
Né à Oran, sa famille s’installe, en Tunisie, en 1891. Il suit le cours de Saint-Cyr et s’établit comme publiciste. Élu au suffrage universel au Grand Conseil, il est éditorialiste et écrivain. Il assiste, par ailleurs, Albert Aublet, dans la présidence de l’association des Artistes Tunisiens, créée, en 1924 et publie des critiques d’art. P. Lambert, Dictionnaire Illustré de la Tunisie. Choses et gens de la Tunisie, Tunis, Saliba, 1912, p. 215-216.
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[20]
A. Guénard, « Le Salon Tunisien », La Vie Tunisienne Illustrée, n°6, mars 1923, p. 80-81.
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[21]
Né à Sète, il s’installe, à Tunis, en 1899. Artiste-peintre, aquarelliste et écrivain, il occupe le poste de commissaire général aux côtés du président Alexandre Fichet, au Salon Tunisien de 1914. Il enseigne au Centre d’enseignement d’art. Il est également membre de la Société des écrivains de l’Afrique du Nord. T. Bekri et A. Bekri, Pierre Demoutier (1866 Sète-1942 Tunis), Les Pas solitaires. Poèmes, Tunis, 2002.
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[22]
Actif à Tunis dans les années 1920, il est membre de la section artistique de l’Institut de Carthage. Il participe au Salon Tunisien, dès 1923 avec deux envois.
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[23]
Sculpteur et peintre, il fait des études au Centre d’enseignement d’art, où il est élève d’Armand Vergeaud. Il expose au Salon Tunisien, dans les années 1920 et est membre de la section artistique de l’Institut de Carthage. Au début des années 1930, il s’installe à Paris pour y mener sa carrière jusqu’à la fin de ses jours.
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[24]
Né à Paris, dans un milieu bourgeois, il étudie le droit et fréquente l’EBA, à Paris. Il s’installe en Tunisie, au début des années 1920, chargé d’une mission, celle de fonder un Centre d’enseignement d’art et un musée d’art moderne. Voir le site qui lui est dédié, http://boyer.peintre.free.fr/Pierre_Boyer_Peintre/Bienvenue.html (consulté le 22 octobre 2023).
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[25]
Originaire d’Angoulême, il est l’élève de Gustave Moreau, à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il effectue un premier séjour en Tunisie dès 1919, pour s’y installer, l’année suivante. Il présente une exposition personnelle, en février 1921, dans la bibliothèque de l’hôtel Tunisia Palace. B. Rolin, Armand Vergeaud (1876-1949). Parcours d’un peintre entre tradition et modernité, (Angoulême, Musée des Beaux-Arts d’Angoulême, 1997), Angoulême, Germa, 1997.
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[26]
Artiste, sociétaire de l’Institut de Carthage, depuis 1906 ; il devient président de la section artistique de l’Institut de Carthage, en 1910. Il assure la présidence du Salon Tunisien, durant deux ans.
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[27]
Il s’installe à Tunis en 1903. Il enseigne le dessin à l’École Émile Loubet, au collège Sadiki et au collège Alaoui. Il s’agit d’un véritable animateur culturel, qui fonde, en 1905, l’Essor, société culturelle qui anime, entre autres, une troupe de théâtre. Connu pour son engagement socialiste, il fonde en 1908, la section française de l’Internationale ouvrière de Tunisie. É. Cohen-Hadria, « Alexandre Fichet », in Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Paris, Les Éditions Ouvrières, 1986, XXVIII, p. 9.
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[28]
L’artiste participe avec les arabes, de 1910 et Esquisse pour le dépiquage des moissons.
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[29]
L’artiste participe avec quatre eaux-fortes et deux peintures : Femme jouant au piano et Nature morte.
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[30]
« Critique du XVe Salon Tunisien », Revue Tunisienne, n°99, mai 1913, pp. 268-271, cit. p. 271.
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[31]
Né à Tunis d’un père anglais et d’une mère italienne, son père est un homme d’affaires et conseiller du bey. Moses Lévy fait des études à l’école italienne puis entre au lycée Carnot. En 1895, il part en Italie. Il fréquente l’Institut d’Art de Lucques et s’inscrit, ensuite, à l’Académie des Beaux-Arts de Florence, en 1903. En 1908, il retourne avec sa famille en Tunisie, mais alterne les séjours, entre l’Italie, la France et la Tunisie. A. Giannotti et C. Pizzorusso, Moses Lévy, Tra Mediterraneao e Europa (Chiesa di Sant’Agostino, du 2 septembre au 1 octobre 1995).
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[32]
A. Guénard, « Le Salon Tunisien », La Vie Tunisienne Illustrée, n°6, mars 1923, p. 79.
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[33]
Ibidem.
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[34]
Né à Tunis de parents français installés dans la régence, depuis 1882-1883, il fait des études primaires et entre, ensuite au lycée Carnot. Il obtient, après des études supérieures, une licence en droit. En 1914, il s’engage comme volontaire et fait partie des troupes envoyées au front d’Orient. Lors du débarquement des Dardanelles, il est blessé par un obus : il perd la vue, à l’oeil droit et devient borgne. Il rentre, en Tunisie, en 1922 et obtient une bourse de voyage, en 1923, qui lui permet de séjourner, en Espagne. F. Boucherle, Pierre Boucherle. Aux origines de l’École de Tunis, Tunis, Cérès Éditions, 1997.
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[35]
J.-N. Gung’l, « Compte rendu critique du Salon », Revue Tunisienne, n°155-156, janvier-avril 1923, p. 101.
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[36]
Ibidem, p. 85.
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[37]
A. Guénard, « À travers les Expositions. Le Salon Tunisien », La Vie Tunisienne Illustrée, n°18, mars 1924, p. 86.
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[38]
G. Lafitte, « Le salon des artistes tunisiens », Le Petit Matin, 8 mars 1927.
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[39]
Né à Constantine, il voyage dans plusieurs pays d’Asie, puis s’installe, en Tunisie, à Sidi Bou-Saïd, en 1919. Membre de la Société coloniale des Artistes Français, il participe au Salon Tunisien, dès 1920. Connu pour être le fondateur du Salon des Artistes Tunisiens, il devient le président de cette association, jusqu’en 1934. J. N. Gung’l, « Les Expositions d’Art à Tunis », La Tunisie Illustrée, n°177, 1 février 1920, p. 7-11.
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[40]
A. Ravelet, « Le vernissage du Salon des Artistes Tunisiens », La Dépêche Tunisienne, 9 avril 1930.
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[41]
Né à Tunis, Corpora, suit une formation au Dopolavoro. Il s’inscrit également au Centre d’enseignement d’art, vers 1928, où il est l’élève d’Armand Vergeaud, avec Julles Lellouche et Maurizio Valenzi. En 1930, il part à Florence pour parfaire sa formation artistique, il est copiste aux Uffizi. En 1931, il s’installe à Paris, où il fréquente les milieux d’avant-garde artistique. Il retourne à Tunis, durant la Seconde Guerre mondiale, mais est emprisonné et expulsé, en 1945, car accusé de sympathies fascistes. C. Zervos, Corpora, peintures de 1951 à 1957, Paris, Cahiers d’art, 1957.
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[42]
Originaire de la ville de Monastir, Jules Lellouche étudie au Centre d’enseignement d’art et fut l’élève d’Armand Vergeaud. Il obtient, en 1926, une bourse de voyage à Paris. À partir de 1935, il s’installe à Paris et fréquente l’Académie de la Grande Chaumière. Il est membre du Groupe des Quatre, en 1935 et de l’« École de Tunis ». En 1940, il est mobilisé à Sfax. Il est naturalisé Français, en 1938.
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[43]
« Le Arte e le Lettere, Il Salon Tunisien », L’Unione, 19 mars 1935, p. 3.
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[44]
L’Art Nouveau, « Une petite révolution artistique. Le manifeste des « Quatre » », La Dépêche Tunisienne, 25 janvier 1936, p. 3.
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[45]
« Le Arte e le Lettere, Il Salon Tunisien », LUnione, 19 mars 1935, p. 3.
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[46]
Propos écrits par Corpora, en mars 1938. Voir F. Boucherle, Boucherle, aux origines de l’Ecole de Tunis, Tunis, 1997, p. 85.
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[47]
G. Duhamel, L. Poe et A. Salmon, Pierre Boucherle, Paris, Éditions de la Zone, 1935, p. 11.
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[48]
André Salmon précise qu’il connait Boucherle depuis le temps de la guerre et que c’est sa qualité de combattant et de blessé de guerre qui lui a valu l’entrée au quotidien, dans lequel Salmon avait pour tâche de choisir les dessins d’actualité. Voir G. Duhamel, L. Poe et A. Salmon, op. cit. p. 12.
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[49]
G. Duhamel, L. Poe et A. Salmon, op. cit. à la note 46, p. 13.
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[50]
Cité dans « Cet après-midi vernissage des oeuvres de Pierre Boucherle dans la Salle de l’A. C. T. », La Dépêche Tunisienne, 5 février 1936, p. 3.
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[51]
C. Vivaldi, Antonio Corpora, Rome-Milan, Atelier questions, 1971.
- [52]
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[53]
Artiste autodidacte, il fréquente l’école artisanale du Dopolavoro. Il est journaliste et critique d’art. Il est membre de l’« École de Tunis ». Il obtient une bourse de voyage à Paris, en 1948. À son retour, au pays, il décroche le prix de la Jeune peinture, en 1950. Il quitte la Tunisie, pour s’installer définitivement en France, en 1962. Edgard Naccache : 60 ans de peinture, Paris, éditions Galerie d’art contemporain de Bécheron, 1999.
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[54]
Fils de Moses Lévy, il est né à Viareggio et passe son enfance entre la Tunisie et l’Italie. Il entre au lycée Italien et fréquente le Dopolavoro. Il s’intéresse particulièrement à la céramique et aux émaux sur cuivre. Il est membre de l’« École de Tunis ». En 1962, il quitte la Tunisie pour s’installer définitivement en France, à Créteil. L. Lévy, Nello Lévy, 1921-1992, Paris, Koehler, 1998.
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[55]
Voir D. Bouzid, École de Tunis. Un âge d’or de la peinture tunisienne, Tunis, Alif-Les Éditions de la Méditerranée, 1995 ; A. Louati, L’aventure de l’art moderne en Tunisie, Tunis, éditions Simpact, 1999 ; A. Nakhli, Arts visuels en Tunisie. Artistes et institutions (1881-1981), Tunis, Nirvana, 2023.
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[56]
« La non-figuration ne s’improvise pas, elle est un aboutissement », La Presse de Tunisie, 8 mars 1962, p. 3.
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[57]
Né à Tunis, il voyage à Paris et fréquente l’Académie de la Grande-Chaumière, dès 1951. La même année, il obtient une bourse pour poursuivre des études à l’Académie des Beaux-Arts de Rome. À son retour, il enseigne le dessin au collège technique de Tunis. En 1959, il bénéficie d’une deuxième bourse pour étudier à l’Université de Columbia, aux États-Unis d’Amérique. Z. Lasram, Hédi Turki, lumière et mouvement, Tunis, Éditions Caractère, 1999.
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[58]
Né à Jakarta, d’un père tunisien et d’une mère indonésienne, il passe les premières années de son enfance, à Batavia. Il arrive à Tunis, en 1924, à l’âge de six ans. Il obtient une bourse de voyage, à Paris, en 1938. Il passe la Deuxième Guerre mondiale à Tunis. L’artiste fait un second séjour parisien, de 1947 à 1951. Au lendemain de l’indépendance, il vit à Carthage et est chargé du commissariat des expositions tunisiennes, à l’étranger. Il conçoit, également, pièces de monnaie, billets de banque et timbres-poste. Il collabore par ses illustrations à l’Action. J. Goujon, Hatim El Mekki ou la tentation du péché, Tunis, Cérès Productions, 1980.
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[59]
Yahia Turki est né à Istanbul d’un père tunisien originaire de l’île de Djerba et d’une mère turque. Il fait ses études primaires dans l’annexe du collège Sadiki puis au lycée Carnot. Pendant ses études secondaires au lycée Alaoui, son professeur de dessin Georges Lemare, l’encourage à prendre des leçons de dessin. En 1926, il fit un premier séjour de deux ans à Paris. Turki fréquente les académies libres. Il fait un second séjour, de 1931 à 1935, date de son retour à Tunis.
A. Filali, Yahia Turki. Père de la peinture en Tunisie, Tunis, Cérès Éditions, 2002. -
[60]
A. Fichet, « Dans les Arts. Exposition Yahia -Hall du Petit Matin- », Leïla, n°5, 1 janvier 1941, p. 7.
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[61]
Né à Tunis, il est originaire de Kalâa El Kbira, Ben Salem fréquente le lycée Carnot et le lycée Stephen Pichon de Bizerte. Il suit des études à l’École des Beaux-Arts de 1930 à 1933. Il est embauché, par l’Office des arts tunisiens, en tant que dessinateur, auprès de Jacques Revault. Grâce à plusieurs prix – prix de la peinture et prix de la miniature d’Afrique du nord –, obtenus, en 1936, il séjourne, en France et participe à la décoration du pavillon tunisien à l’Exposition internationale de Paris, en 1937. B. Ben Naceur, Aly Ben Salem. Mémoires d’époques, Tunis, L’Or du Temps, 1998.
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[62]
Chercheur, mais également artiste-peintre, il fait des études à l’École nationale supérieure des beaux-arts et à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris. Installé au Maroc, depuis 1924, il arrive, à Tunis, sur la demande d’Émile Gau, directeur général de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, en 1933, pour appliquer le modèle marocain à l’artisanat local. Nommé inspecteur de l’Enseignement artisanal, il met en place l’Office des arts tunisiens. L. Golvin, « Jacques Revault (1902-1986) », Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, n°41-42, 1986. Désert et montagne au Maghreb, sous la direction de P.-R. Baduel, p. 413-415.
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[63]
B. Ben Naceur, Aly Ben Salem. Mémoires d’époques, Tunis, l’Or du Temps, 1998, p. 163.
-
[64]
Tunisie. Atlas historique, géographique, économique et touristique, Paris, Horizons de France, 1936.
-
[65]
A. Ayoub, « À propos des « Feuillets du Temps » », Aly Ben Salem, émotion de l’oeil, passion de vivre, actes du colloque, Académie Tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts Beït al-Hikma, 4 octobre 2010,Tunis, 2011, p. 86-87.
-
[66]
A.-M. Thiesse, La création des identités nationales, Europe xviiie - xxe siècle, Paris, éditions du Seuil, 2001.
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[67]
F. Pouillon, Les deux vies d’Étienne Dinet, peintre en Islam : l’Algérie et l’héritage colonial, Paris, Balland, 1997.
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[68]
Né à Tunis, il suit des études à la Mosquée de la Zitouna, ensuite à l’École Normale supérieure. Il travaille comme instituteur d’arabe dans les écoles. Il part, en 1953, d’abord, à Paris, ensuite, en Suède, où il suit des études, à l’Académie des Beaux-Arts de Stockholm. Il rentre, en Tunisie, au lendemain de l’indépendance, en 1959 et contribue par ses dessins à illustrer différents quotidiens et ouvrages. E. Madani, Al-Zubeir Al-Turkî, tasâwîr wa rusûm khattiya min’arsidati al-maktaba al-wataniyya, Tunis, Bibliothèque Nationale de Tunisie, 2010.
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[69]
Z. Turki, « Les « Harkis » de la peinture occidentale ! », L’Action de Tunisie, 28 avril 1967, p. 3.
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[70]
Mot d’origine arabe, haraka qui signifie mouvement. En Afrique du Nord, il s’agit de militaires servant dans une milice de supplétive. Plus précisément, un militaire algérien sous commandement français ayant servi dans une harka en Algérie entre 1956 et 1962. Le terme s’applique aussi à un membre de la famille d’un de ces militaires installés en France après 1962. D’autre part le terme a une forte connotation négative puisqu’il désigne des militaires qui se sont rangés du côté des militaires français lors de la guerre de libération de l’Algérie, manquant ainsi à leur devoir national et patriotique. Les harkis sont ainsi perçus comme des traitres, des collaborateurs.
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[71]
A. Memmi, Le Pharaon, Tunis, Cérès Éditions, 2006, p. 59-60.
The Forces of Orientalism in Tunisia: from Colonial Propaganda to National Imagery
This article focuses on the Orientalist aesthetic in Tunisia during the colonial period and in the aftermath of the country’s independence (1881-1960). It explores the link with colonial “Tunisian” propaganda and its dissemination through the Tunisian Salon, the first colonial artistic institution, as well as through the leading figures, the Orientalist artists established in the regency. With the gradual emergence of “colonial art” and the appearance of new iconographical categories, Orientalism was transformed and began gradually to fade away, and to be rejected outright by the artists proclaiming themselves of the avant-garde. These latter fought against Orientalism, turning towards the currents of modern art. However, it was without considering the force of Orientalism, which experienced a fresh vigor with the construction of the new Nation-state. The so-called “indigenous” artists used this iconography, which lent itself perfectly to the service of the national cause.
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