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« Maintes belles ymages de grandz & petis personnages » : quels portraits pour quels cabinets ?

Pages 23 à 31

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  • Zvereva, A.
(2019). « Maintes belles ymages de grandz & petis personnages » : quels portraits pour quels cabinets ? Revue de l'art, 204(2), 23-31. https://doi.org/10.3917/rda.204.0023.

  • Zvereva, Alexandra.
« “Maintes belles ymages de grandz & petis personnages” : quels portraits pour quels cabinets ? ». Revue de l'art, 2019/2 N° 204, 2019. p.23-31. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-de-l-art-2019-2-page-23?lang=fr.

  • ZVEREVA, Alexandra,
2019. « Maintes belles ymages de grandz & petis personnages » : quels portraits pour quels cabinets ? Revue de l'art, 2019/2 N° 204, p.23-31. DOI : 10.3917/rda.204.0023. URL : https://shs.cairn.info/revue-de-l-art-2019-2-page-23?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rda.204.0023


Notes

  • [1]
    P. Champion, Henri III roi de Pologne, Paris, 1943, I, p. 15 sq ; N. Le Roux, La Faveur du roi, Paris, 2000, p. 148 sq.
  • [2]
    L’Estoile est le seul à ne pas préciser la pièce (Mémoires pour servir à l’histoire de France, Cologne, 1719, I, p. 25-26).
  • [3]
    « Il mena ce roi pourmener dans une galerie, de laquelle le premier tableau estoit celui de l’Amiral de Coligni, le rideau tiré exprès. […] Dans la mesme galerie estoyent en suitte les tableaux des principaux massacres » (A. d’Aubigné, Histoire Universelle, Maillé, 1616, p. 110).
  • [4]
    J.-A. de Thou, Histoire universelle depuis 1543 jusqu’en 1607, VII, Londres, 1734, p. 28.
  • [5]
    P. Matthieu, Histoire de France soubs les règnes de François I…, éd. J.-B. Matthieu, Paris, 1631, I, p. 363-364.
  • [6]
    Anonyme français, Gaspard, Odet et François de Coligny, huile sur toile, 191 x 163 cm, Delft, Museum Het Prinsenhof (dépôt de Mauritshuis, inv. 432)
  • [7]
    « Et, entrant ung jour et le duc de Nevers avec luy au cabinet dud. sr électeur, se tournant vers la porte, le roy veit troys grandz tableaux de personnages tout de leur grandeur ; et y jectant la veue led. sr électeur deist : C’est ce bon seigneur, monsr l’admiral, qu’on a si indignement traicté à Paris, et ses deux frères qu’on a empoisonnés, l’ung en Poitou, l’aultre en Angleterre » (Mémoires inédits de Michel de La Huguerye, éd. A. de Ruble, I, Paris, 1877, p. 194-195).
  • [8]
    P. de Bourdeille, sieur de Brantôme, Œuvres complètes, éd. L. Lalanne, IV, Paris, 1868, p. 326.
  • [9]
    De transitu Henrici per Germaniam cum in Poloniam discederet ad capessendum regnum, pub. E.-H.-V. de Noailles, Henri de Valois et la Pologne en 1572, III, Paris, 1867, p. 531-534.
  • [10]
    Brantôme, éd. cit., I, p. 97 ; II, p. 364 (IX, p. 360).
  • [11]
    Le portrait reproduit par Thevet reprend assez exactement celui de Battista Dossi (Modène, Galleria Estense), mais la pose plus statique du modèle s’inspire d’un tableau antérieur connu par une copie de Martino Rota (coll. particulière).
  • [12]
    A. Thevet, Les Vrais pourtraits et vies des hommes illustres, Paris, 1584, fos 311 v°, 355, 381, 412, 487.
  • [13]
    « Ceux qui craignent le serein, faut qu’ils […] facent leurs pourmenades dans des sales ou galeries à couvert. […] Les lieux des pourmenoirs en hyver, sont les galleries & grandes sales, lors mesme qu’il fait mauvais temps » (J. Du Chesne, Le Pourtraict de la santé, Paris, 1606, p. 366). Voir ci-dessus, n. 3.
  • [14]
    « Le duc de Bourgongne entrant un jour dedans ledit cabinet, y vit entre autres portraits, celuy de sa femme. Dont se ressouvenant de la vanterie du Duc d’Orléans, ne cessa jamais qu’il ne l’eust fait mourir » (B. de Girard, De l’Estat et succez des affaires de France, Paris, 1571, p. 67 v°).
  • [15]
    Histoire Auguste, trad. A. Chastagnol, Paris, 1994, Aelius Lampridius, Vie d’Alexandre Sévère, 19.3. On peut aussi citer P. Virgile, Les Mémoires et histoire de l’origine, invention & autheurs des choses, trad. F. de Belleforest, Paris, 1576, p. 840 ; R. de Hautport, Le Triomphe du ciel, Douay, 1604, p. 65 ; Claude de Rubys, Histoire véritable de la ville de Lyon, Lyon, 1604, p. 249.
  • [16]
    Ainsi, dans l’inventaire des joyaux de Marie Stuart dressé en 1561 : « Ce qui est au Cabinet de ladicte Dame. […] Une petite pomme d’or où il y a le feu Roy Descosse » (Inventaires de la Royne Descosse Douairière de France, éd. J. Robertson, Édimbourg, 1863, p. 17).
  • [17]
    Bien que peu d’œuvres françaises y soient évoquées, un panorama très complet de l’art du portrait à la Renaissance est dans L. Campbell, Portraits de la Renaissance, Paris, 1991.
  • [18]
    Ainsi, le « retraict du dict cabinet de ma dicte dame la duchesse de Valentinois » au château de Saint-Germain-en-Laye (L. de Laborde, Les comptes des Bâtiments du roi. 1528-1571, Paris, 1880, II, p. 299).
  • [19]
    « Il y a deux sortes de cabinets, les uns grands et amples, qui n’appartiennent qu’à un Grand, pour y traitter d’affaires et conferences particulières ; les autres sont le plus souvent moindres accompagnent une chambre, et servent à y retirer les choses rares et pretieuses, comme aussi d’autres commoditez. La grandeur [des premiers] sera proportionnée à celle du logis, n’ayant besoin d’autres regles, sinon qu’ils doivent avoir une cheminée, l’entrée opposée à la cheminée, & estre symetriez par le dedans, si on le peut. Les arrière-cabinets doivent estre moindres que les cabinets, le reste de leurs mesures n’est de beaucoup d’importance. Les cabinets qui accommodent une chambre doivent aussi estre plus petits que la chambre n’ayant point d’autres mesures prescriptes » (L. Savot, L’architecture française des bastimens particuliers, Paris, 1624, p. 91-92).
  • [20]
    Ainsi, les divers cabinets de l’hôtel de Montmorency rue Sainte-Avoye : « cabinet de l’armeurerye estant au bout de la grand gallerye dessus le jardin », « cabinet rond estant au coing de la chambre [haulte] », « cabinet aultrement appellé la librairye », « ung petit cabinet attenant de la couysine de la bouche du Roy », etc. (L. Mirot, « L’Hôtel et les collections du connétable de Montmorency », Bibliothèque de l’école des chartes, 80, 1919, p. 155, 205, 210, 212). Voir aussi : M. Chatenet, La Cour de France au xvie siècle, Paris, 2002, p. 184-185.
  • [21]
    J. Adhémar, Frère André Thevet : grand voyageur et cosmographe des rois de France au xvie siècle, Paris, 1947, p. 51. Même chose chez Antoine Le Pois : « J’ay voulu simplement vous faire présent de quelques miennes médalles, tirées de mon cabinet » (Discours sur les médalles et graveures antiques, Paris, 1579, 73 v°).
  • [22]
    J. Melville, Memoirs of his own life, éd. T. Thomson, Édimbourg, 1827, p. 122. Dans la première édition, le « lettroun » fut remplacé par « cabinet » (The Memoires of Sir James Melvil of Halhill, éd. G. Scott, Londres, 1683, p. 49).
  • [23]
    G. Corrozet, « Le blason du cabinet », Les blasons domestiques contenantz la decoration d’une maison honneste, Paris, 1539, f° 30 v°. Dans le testament de Catherine de Médicis, le « cabinet » est à la fois un meuble et son contenu : Christine de Lorraine et Charles de Valois y sont légataires chacun de « la moitié de tous et chascuns des meubles, cabinets, bagues et joyaux » (BnF Ms, fr. 3952, f° 91).
  • [24]
    Bibliothèque Mazarine, Ms. 1581, f° 1.
  • [25]
    Ainsi, les miniatures de Bourdichon dans Epistres en vers françoys montrant Anne de Bretagne en train d’écrire à Louis XII, dans la salle et dans sa chambre (Saint-Pétersbourg, Bibliothèque nationale de Russie, Fr. F.v. XIV, 8, f° 1 et 1 v°). Voir aussi deux diptyques du Maître de 1499 (Anvers, KMSKA, inv. 256 ; Gand, MSK, inv. 1973-A) : Christian de Hondt, abbé des Dunes, et Marguerite d’Autriche y sont représentés priant dans leurs chambres, du reste parfaitement identiques.
  • [26]
    Chantilly, musée Condé, Ms. 388, f° 5 v° (cat. exp. L’Art du manuscrit de la Renaissance en France, Paris, 2001, p. 10-13).
  • [27]
    Londres, British Library, Ms. Stowe 955, f° 17 r°. F. Avril, N. Reynaud, Les manuscrits à peintures en France. 1440-1520, Paris, 1993, p. 368-369.
  • [28]
    Louvre, inv. RF 1993-8 et 1993-20; Paris, BnF, ms lat. 1190 (ibidem, p. 366-367).
  • [29]
    Épître à Perréal, vers 1527-1530 (BnF Ms, fr. 2202, fos 1-2).
  • [30]
    Sur cette peinture de Frans II Francken, voir : P. Boccardo (dir.), L’età di Rubens. Dimore, committenti e collezionisti genovesi, cat. exp. Gênes, Palazzo Ducale, Milan, 2004, p. 176-177. Trois portraits de cette peinture figurent dans d’autres compositions de Francken : le portrait peint de l’homme vêtu à la mode des années 1530-1540 (Cabinet de peintures, Neubourg, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, inv. 1988), le dessin d’un prélat à la pierre noire (mais rectangulaire) et la miniature ovale (Cabinet de curiosités, Vienne, KHM, inv. GG 1048).
  • [31]
    Certains cabinets étaient effectivement tapissés. Ainsi celui de l’hôtel de Guise où logeait en 1575 Giovanni Michel, ambassadeur vénitien : « Mon appartement était composé d’une antichambre, d’une chambre et d’un cabinet (retrocamera), couverts de tapisseries d’or et de soie » (Relations des ambassadeurs vénitiens sur les affaires de France au xvie siècle, éd. N. Tommaseo, vol. II, Paris, 1838, p. 211).
  • [32]
    On ne peut guère citer que le portrait d’une jeune femme pourvu d’un cadre de bois à profil creux et suspendu à un cordon qui figure dans le tableau de François Quesnel représentant une veuve et sa fille (collection particulière). Malgré la présence de ce portrait dans le portrait, l’espace reste parfaitement abstrait, n’évoquant aucune pièce précise.
  • [33]
    A. Zvereva, « Artistes, savants, magistrats, bourgeois : les codes des portraits confidentiels dans la France de la Renaissance », in F. Capello (dir.), Le Portrait. Champ d’expérimentation, Rennes, PUR, 2013, p. 93-108.
  • [34]
    Maarten van ’t Klooster et Lynn Roberts, « Corneille de Lyon: French portraits, Venetian frames, Islamic ornament », The Frame Blog, revue en ligne, https://theframeblog.com/2019/03/28/corneille-de-lyon-frenchportraits-venetian-frames-islamic-ornament, mis en ligne le 17 avril 2019.
  • [35]
    Claude N, dame d’Élisabeth, à Catherine de Médicis, Madrid, 1er janvier 1561 : « ele resois gran contantement, madame, de voir vostre penteure et seles de mesius et de madame. Ele les a fait metre toutes an son cabinet, la vostre la première, et totes les otres après ; tous seus qui lé voient ne se povent soler de les regarder et dire qui sont beos » (Négociations, lettres et pièces diverses relatives au règne de François II, tirées du portefeuille de Sébastien de L’Aubespine, Paris, 1841, p. 807). Cinq jours plus tard, la reine reçut deux nouvelles « paintures » – peut-être des miniatures –, dont celui de Marguerite (Louise de Bretagne, dame de Clermont, à Catherine de Médicis ; Élisabeth à Catherine, p. 803, 806), et, en avril, celle de Catherine, qui lui annonçait l’arrivée prochaine des « tableaux » de toute la famille de France (Catherine de Médicis à Élisabeth, sans date, p. 854).
  • [36]
    Dans l’inventaire d’Anne d’Este : « La tenture de lad. chambre, contenant quatre pièces, tant grandes que petites, de cuir noir, argentés par bandes, de hauteur cinq quartiers ou environ, appliquez au-dessus du lambris » (AN, MC VIII, 570, 22 mai-3 juillet 1607, f° 5 v° ; pub. C. Coester, Schön wie Venus, mutig wie Mars. Anna d’Este, Herzogin von Guise und von Nemours (1531-1607), Oldenbourg 2007, pp. 324-349).
  • [37]
    Il y a un « portrait » dans le trophée de la Peinture, entre la cheminée et la fenêtre. C. Labie, « Le château de Beauregard, son décor peint », Congrès archéologique de France, 139 (1981), Paris, 1986, p. 153-162.
  • [38]
    BnF Ms, lat. 14359, f° 447 v°.
  • [39]
    Inventaire d’Anne d’Este, doc. cit., f° 7 v°. Aucune tenture n’est mentionnée, ce qui signifie d’ordinaire que les murs sont entièrement lambrissés ou peints. Des portraits de la princesse, dispersés entre l’antichambre, la chambre, le cabinet et la galerie qui suit (avec trente portraits de même taille) les commissaires n’avaient reconnu que ceux de des familles de France, de Lorraine et de Savoie (fos 5 r°-7 v°, 20 r°).
  • [40]
    Inventaire des meubles, bijoux et livres estant à Chenonceaux, le huit janvier MDCIII, éd. A. Galitzin, Paris, 1856, p. 7 ; Mémoires de Mlle de Montpensier, éd. A. Chéruel, Paris, 1858, I, p. 31-32 (en 1637) ; F.-N. Baudot, sieur Dubuisson-Aubenay, Itinéraire de Brie, Champagne, Gastinois…, 1647, Bibliothèque Mazarine, Ms 4405 ; A. Félibien, Mémoires pour servir à l’histoire des maisons royalles et bastimens de France, Paris, 1874, p. 47 (en 1681). Il s’agit de l’ancien cabinet vert de la reine mère, précédé d’une chambre (actuelle chambre de Diane de Poitiers) et suivi d’une librairie. Louise occupait la chambre bâtie sur la terrasse entre la chapelle et la librairie, comportant un petit oratoire et ouvrant sur le cabinet vert. La chambre avait un lambris haut peint de noir et une tenture de velours noir. Elle était ornée de portraits représentant Catherine, Henri III, Louise, le duc de Mercœur, sa fille et son fils. Au xixe siècle, le logis fut démoli et la chambre reconstituée au deuxième étage du château à partir des solives conservées. Le lambris du cabinet a servi à refaire le plafond de la chambre des Cinq Reines.
  • [41]
    Voir : F. Boudon, A. Chastel, H. Couzy et al., Système de l’architecture urbaine : le quartier des Halles à Paris, Paris, 1977, t. I, p. 187, 195 ; A. Zvereva, « La Galerie de portraits de l’Hôtel de la Reine », Bulletin monumental, t. 166-I, 2008, p. 33-41. La décoration intérieure est connue surtout grâce aux devis conservés au Minutier Central. Le détail des peintures est dans les inventaires de la reine mère (BnF Ms, lat. 14359) et de Catherine de Bourbon (AN Min. cent., III, 462 bis, 190, 20 février 1604).
  • [42]
    Versailles, inv. MV 3282. Il est effectivement annoté et ses dimensions correspondent (H. 1,025 ; L. 0,640).
  • [43]
    « Trois aultres petites chambres et deux petitz Cabinetz le tout suivant » (devis et marché de peintures par Ruggiero de’ Ruggieri, 20 décembre 1581, AN Min. cent., CV, 31, f° 47 r°).
  • [44]
    À en croire l’inventaire de Catherine de Bourbon, elle fit transférer la toile de François Ier dans le cabinet voisin pour remplir le Grand Cabinet des portraits de sa propre collection.
  • [45]
    Thevet note dans ses Hommes illustres que son portrait de Cosme l’Ancien « ne differe en rien de celuy, qui est à Paris au cabinet de la Royne mere du Roy » (f° 285 v°). Il s’agit du Cabinet de la rue du Four.
  • [46]
    Plusieurs portraits sont mentionnés au Cabinet des Peintures en 1692 sans indication de provenance (inventaire par Pierre d’Estrechy, AN O1 1430, n° 13, fos 3-4). Il ne subsiste aucune description ni inventaire des cabinets royaux de Fontainebleau.
  • [47]
    BnF, mss fr. 16812, fos 21, 82-83 v°.
  • [48]
    Mirot, op. cit. à la note 22, p. 407-413.
  • [49]
    B. Fillon, « La Galerie des portraits réunie au château de Saumur par Du Plessis-Mornay », Gazette des Beaux-Arts, t. XX, 1879, p. 162-168, 212-228. Certains documents de la collection Fillon s’étaient avérés être faux. Voir aussi : E. Litoux et E. Cron (dir.), Le château et la citadelle de Saumur. Architectures du pouvoir, suppl. au Bulletin monumental, n° 3, 2010, p. 139 sq.
English

Alexandra Zvereva: « Maintes Belles Ymages de Grandz & Petis Personnages » Many Beau tiful Images of Great and Small Figures »: Which Portraits for Which Cabinets ?

Reading Brantôme, André Thevet or other French authors from the end of the 16th century, the portraits in the current sense of the term, and not that still in use during the period of image, project or representation – only had their place in Cabinets, rather than in the gallery meant for walking. And this, even if the authors were fully conscious of the meaning collection that the term cabinet was beginning to have and the fact that cabinet was used to name any room in a dwelling that was rarely or not at all to be walked through and that had no bed. It remains to be seen whether this literary topos corresponded to some custom of decorating the cabinets especially with portraits or to placing portraits in one’s possession in the cabinets rather than in the other rooms. The difficulty comes from the fact that the two terms are mainly polysemous and encompass a multitude of realities, rendering any generalization impossible. There are no portraits in the preserved rooms, like the Cabinet des Grelots in the Chateau de Beauregard, no precise description or exact representation of a cabinet decorated with portraits. Several iconographical and above all documentary sources, must thus be reunited in order to reconstitute the decoration of the cabinets of Anna d’Este or of Catherine de’ Medici and to highlight the notion of private life that best characterizes the narrow relation between cabinet and portrait in 16th century texts. A place for memory, love, contemplation, work, and sometimes prayer, of ceremony more and more often at the end of the century, the cabinet offered the ideal framework for portraits whatever their size or their media, but also gave these works of art a particular signification in the eyes of the owner of the site and his visitors.


Date de mise en ligne : 27/04/2023

https://doi.org/10.3917/rda.204.0023