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Militantes communistes de l’Union des femmes françaises (1945-1979) : les contradictions d’une autonomie contrainte

Pages 41 à 69

Citer cet article


  • Hayes, I.
(2024). Militantes communistes de l’Union des femmes françaises (1945-1979) : les contradictions d’une autonomie contrainte. Revue d’histoire moderne & contemporaine, 71-1(1), 41-69. https://doi.org/10.3917/rhmc.711.0043.

  • Hayes, Ingrid.
« Militantes communistes de l’Union des femmes françaises (1945-1979) : les contradictions d’une autonomie contrainte ». Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2024/1 n° 71-1, 2024. p.41-69. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2024-1-page-41?lang=fr.

  • HAYES, Ingrid,
2024. Militantes communistes de l’Union des femmes françaises (1945-1979) : les contradictions d’une autonomie contrainte. Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2024/1 n° 71-1, p.41-69. DOI : 10.3917/rhmc.711.0043. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2024-1-page-41?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhmc.711.0043


Notes

  • [1]
    Annie Kriegel, Les Communistes français 1920-1970, Paris, Seuil, 1985, p. 148, « une formation de toute nature, de tout objet, toute forme, toute importance, où des communistes sont appelés à rencontrer des non-communistes ».
  • [2]
    Maurice Duverger, Les Partis politiques, Paris, Armand Colin, 1951, p. 130 : « groupements divers créés par le parti et contrôlés par lui en fait, ou en droit, qui permettent d’élargir ou d’approfondir la participation, l’agglomération de sympathisants, qui se caractérise par la volonté de circonscrire ses objectifs à des domaines spécifiques et limités, où le parti intègre ses propres militants à tous les échelons tout en camouflant le contrôle qu’il exerce par la promotion artificielle de personnalités indépendantes ».
  • [3]
    Sylvie Chaperon, Les Années Beauvoir, 1945-1970, Paris, Fayard, 2008, p. 66-69.
  • [4]
    Dominique Loiseau, Michelle Perrot, Femmes et militantisme. Saint-Nazaire et sa région, 1930-1980, Paris, L’Harmattan, 1993 ; D. Loiseau, Femmes et militantisme, Paris, L’Harmattan, 1996, p. 9 ; Sandra Fayolle, « L’Union des femmes françaises. Une organisation féminine de masse du Parti communiste français 1945-1965 », thèse de doctorat de Science politique, Université Paris 1, octobre 2005.
  • [5]
    Archives départementales de Seine-Saint-Denis (désormais AD 93), archives du Parti communiste français (APCF), fonds Femmes (FF), boîtes 2, 3 et 5, cote 261J9.
  • [6]
    Pour l’heure, nous disposons de sept entretiens, menés entre 2019 et 2023, auprès de militantes du Nord, de Seine-Saint-Denis et de Paris, membres de l’UFF et/ou de Femmes solidaires (organisation qui a pris la suite de l’UFF en 1998 et se définit comme féministe, ce qui est également le cas du PCF depuis 1996), nées dans les années 1940 à 1960.
  • [7]
    Il n’y a pas de trace des réunions du Conseil national ou du Bureau national dans les sources disponibles.
  • [8]
    Jeannette Vermeersch (1910-2001), membre du Bureau politique du PCF (1950-1968), députée du PCF (1945-1958), vice-présidente de l’UFF (1945-1974).
  • [9]
    Madeleine Vincent (1920-2005), membre du Comité central du PCF à partir de 1954, membre du Bureau politique du PCF (1970-1990), permanente de l’UFF (1945-1954).
  • [10]
    Pour une définition des instances, voir A. Kriegel, Les Communistes…, op. cit., p. 101.
  • [11]
    Frédérique Matonti, Bernard Pudal « L’UEC ou l’autonomie confisquée (1956-1968) », in Dominique Damamme et alii (éd.), Mai-Juin 68, L’Atelier, 2008, p. 130-143.
  • [12]
    S. Fayolle, L’Union des femmes françaises…, op. cit., p. 105.
  • [13]
    Claudine Chomat (1915-1995), entrée au Comité central du PCF en 1945, secrétaire générale de l’UFF (1945-1957), écartée du Comité central et de ses responsabilités dans l’UFF après l’affaire Servin-Casanova en 1961, « L’Union des femmes françaises défend la famille », Les Cahiers de l’UFF, 22, juin 1947, p. 1-4.
  • [14]
    « Avec Jeannette Vermeersch au Vél d’Hiv’ », L’Humanité, 15 octobre 1947, p. 2.
  • [15]
    Intervention d’Yvonne Dumont, réunion du Comité central du PCF, 22-23 décembre 1947, archives de la direction du PCF, AD 93.
  • [16]
    Voir par exemple Jean-Pierre Vernant, « Le PCF et la question algérienne », Voies Nouvelles, 9, 1959, p. 4.
  • [17]
    Sylvie Thénault, Histoire de la guerre d’indépendance algérienne, Paris, Flammarion, 2005, p. 150 ; Alain Ruscio, Les Communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962, Paris, La Découverte, 2019.
  • [18]
    Extrait de la lettre du Bureau de l’UFF au président du Conseil, Guy Mollet, L’Humanité, 12 mars 1956, p. 4.
  • [19]
    Extrait de l’intervention d’Yvonne Dumont, Comité central, 9-10 mai 1956, archives de la direction du PCF, AD 93.
  • [20]
    Yvonne Dumont évoque des pressions dans ce sens pour la faire « dévier de la ligne » lors du VIe congrès de l’UFF en mai 1957 : ibidem.
  • [21]
    Extrait de l’intervention de Jeannette Vermeersch, Comité central, 14-15 février 1957, archives de la direction du PCF, AD 93.
  • [22]
    Les ménagères sont en général mères, mais il s’agit de deux catégories distinctes, le terme de « ménagères » désignant les femmes non salariées qui se chargent uniquement du travail domestique.
  • [23]
    Il s’est agi de lutter contre la guerre en Indochine, le bellicisme américain et le réarmement allemand, puis pour la paix en Algérie, à partir de 1955, et enfin pour le Vietnam, qui suscite une campagne permanente à partir de 1965.
  • [24]
    Extrait de l’appel du Conseil national de l’UFF, cité dans « Faire reculer la misère et la guerre. Le conseil national de l’UFF a lancé hier un important appel aux femmes et mamans de France », L’Humanité, 19 janvier 1953, p. 5.
  • [25]
    VIIe congrès, rapport de la Commission des mandats, 1960, fonds Femmes (FF), boîte 3, dossier n° 2, archives du PCF, AD 93.
  • [26]
    Raymond Huard, « Existe-t-il une “politique populaire” ? », in Jean Nicolas (éd.), Mouvements populaires et conscience sociale. xvie-xixe siècle, Paris, Maloine, 1985, p. 63-65.
  • [27]
    François Billoux (1903-1978), député communiste des Bouches-du-Rhône (1936-1940, 1945- 1978), plusieurs fois ministre dans les premières années de l’après-guerre.
  • [28]
    Intervention de François Billoux au congrès de l’UJFF en 1955, archives de la direction du PCF, AD 93.
  • [29]
    Voir par exemple Simone Téry, « Au Congrès de l’UFF à Marseille », L’Humanité, 7 juin 1949, p. 1-2. La journaliste décrit l’usage de l’émotion fait par une institutrice soviétique, et ses effets sur l’assistance. Voir également l’extrait de l’allocution de Jeannette Vermeersch au Conseil national de l’UFF, « La détresse des familles françaises vue à travers de bouleversantes lettres d’enfants », L’Humanité, 20 janvier 1953, p. 5.
  • [30]
    Lors d’un meeting au vélodrome d’hiver en octobre 1947, Jeannette Vermeersch est présentée comme « la grande amie de toutes les mères » : « Avec Jeannette Vermeersch au Vél d’Hiv’ », art. cit., p. 2.
  • [31]
    À Buffalo, le 6 mars 1949. Des témoins d’union pour la défense de la paix, brochure éditée par l’UFF, extrait de l’intervention de Jeannette Vermeersch, p. 8.
  • [32]
    Extrait du rapport introductif de Jeannette Vermeersch au Ve congrès de l’UFF, publié.
  • [33]
    Ce changement de perspective s’effectue en lien avec les nouvelles orientations adoptées par l’Internationale des Jeunesses communistes.
  • [34]
    Extrait de l’entretien de Jeannette Vermeersch avec Renée Rousseau, Les Femmes rouges. Chronique des années Vermeersch, Paris, Albin Michel, 1983, p. 14.
  • [35]
    Extraits de l’intervention de Jeannette Vermeersch, Comité central du PCF, 4 juin 1956, archives de la direction du PCF, AD 93.
  • [36]
    Extrait de l’intervention d’Yvonne Dumont (1911-2002), secrétaire générale de l’UFF (1957- 1968), sénatrice communiste (1946-1959), à la réunion des responsables fédérales du travail du parti parmi les femmes, 29-30 septembre 1962, fonds Thorez-Vermeersch, carton 626 AP 382, Archives nationales, AD 93.
  • [37]
    Voir Magali Della Sudda, La Citoyenneté avant le vote, Paris, Belin, 2011 ; Ead., « La politique malgré elles. Mobilisations féminines catholiques en France et en Italie (1900-1914) », Revue française de science politique, 60-1, 2010, p. 37-60.
  • [38]
    Paul Boulland, Julian Mischi, « Promotion et domination des militantes dans les réseaux locaux du Parti communiste français », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 126, 2015, p. 73-86, p. 75.
  • [39]
    Selon l’expression de Geneviève Dermenjian, Dominique Loiseau, « Itinéraires de femmes communistes », in Olivier Filieule, Le Sexe du militantisme, Paris, Presses de Sciences Po, 2009, p. 93.
  • [40]
    Brigitte Studer, Un Parti sous influence. Le Parti communiste suisse, une section du Komintern, 1931-1939, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1994, p. 385.
  • [41]
    D. Loiseau, Femmes et militantisme…, op. cit., p. 59.
  • [42]
    VIIe congrès, rapport de la commission des mandats, 1960, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [43]
    VIIIe congrès, rapport de la commission des mandats, 1963, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [44]
    IXe congrès, rapport de la commission des mandats, 1965, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [45]
    Jeannette Vermeersch, « Contre le malthusianisme réactionnaire. Nous luttons pour le droit à la maternité », conférence du 4 mai 1956 devant le groupe parlementaire du PCF à l’Assemblée nationale, APCF, AD 93.
  • [46]
    Brochure « 7e congrès, 1960 », rapport de la commission des mandats, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [47]
    IXe Congrès national de l’UFF – 20e anniversaire, Paris, salle de la Mutualité, 12-14 novembre 1965, supplément à La Vie de l’UFF, 12, 1965, p. 96.
  • [48]
    VIIe congrès, rapport de la commission des mandats, 1960, op. cit.
  • [49]
    Heures claires des femmes françaises, janvier 1967, p. 38-39. Le choix de Dieppe n’est pas explicitement justifié.
  • [50]
    Ibidem, p. 38-39.
  • [51]
    « Pour une UFF toujours plus forte », rapport de Lucienne Mazelin, Xe congrès de l’UFF, 3-4-5 mai 1968, p. 90, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [52]
    « Quelques éléments de réflexion concernant le premier cours du stage des 21 et 22 janvier », 13 janvier 1967, fonds Thorez/Vermeersch, APCF, AD 93, cité par S. Fayolle, L’Union des femmes françaises…, op. cit., p. 64.
  • [53]
    Yvonne Dumont, VIIIe congrès national de l’UFF, La Vie de l’UFF, 29 et 30, mai-juin 1963.
  • [54]
    Heures claires des femmes françaises (HCFF), 24, février 1966, p. 42, 25, mars 1966, p. 62.
  • [55]
    HCFF, 34, janvier 1967, p. 38-39.
  • [56]
    Autrice (Cécile Aubry), comédienne (Odette Joyeux), « professeur à la faculté des sciences » (Hélène Charnieux-Cotton), cinéaste (Agnès Varda).
  • [57]
    L’estimation pour 1966 est de 46 % de ménagères : Annie Kriegel, Guillaume Bourgeois, Les Communistes français dans leur premier demi-siècle, 1920-1970, Paris, Seuil, 1985, p. 79.
  • [58]
    P. Boulland, J. Mischi, « Promotion et domination… », art. cit., p. 79.
  • [59]
    Rapports de la commission des mandats, FF, boîte 3, APCF, AD 93.
  • [60]
    P. Boulland, J. Mischi, « Promotion et domination… », art. cit., p. 83.
  • [61]
    D. Loiseau, Femmes et militantisme…, op. cit., p. 59.
  • [62]
    S. Fayolle, L’Union des femmes françaises…, op. cit., p. 111.
  • [63]
    HCFF, 58, mars 1969, p. 6.
  • [64]
    La charte, adressée au gouvernement, contenait les propositions de l’UFF en matière de formation professionnelle.
  • [65]
    R. Huard, « Existe-t-il une “politique populaire” ? », art. cit.
  • [66]
    Jacqueline Gelly (1928-2021), secrétaire générale (1968-1981), puis vice-présidente (1981- 1989) de l’UFF, membre du comité central du PCF (1964-1987), rapport au Bureau politique, pochette « /UFF, 31/3/70 », 261J9 43, fonds Femmes, archives départementales de Seine-Saint-Denis.
  • [67]
    HCFF, 76, novembre 1970, p. 9-12.
  • [68]
    HCFF, 146, mars 1977, p. 34-36.
  • [69]
    Voir par exemple HCFF, 160, juin 1978, p. 59.
  • [70]
    Annexe au rapport de Jacqueline Gelly, 19 avril 1973, Grandes lignes de l’activité de l’UFF depuis son 11e congrès, dossier « Femmes UFF », pochette « JG 73 », FF, 261J9 43, APCF, AD 93.
  • [71]
    Dans son rapport du 23 septembre 1969 devant le Bureau politique du PCF, elle cite les chiffres depuis 1956 (108453 adhérentes), 1960 (75894), 1968 (52500) et 1969 (48500), pochette « Notes S/ UFF 23/9/69 », 261J9 43, FF AD 93.
  • [72]
    Marie-Claude Vaillant-Couturier (1912-1996), députée PCF de 1945 à 1958 et 1962 à 1973, journaliste, résistante, déportée, vice-présidente de l’UFF à partir de 1957.
  • [73]
    Denise Breton (1919-2019), résistante et déportée, rédactrice en chef d’HCFF à partir de 1958, non-membre du PCF, vice-présidente de l’UFF en 1974 puis présidente de 1979 à 1985.
  • [74]
    Entretien avec Marie-France Cavallon, née en 1944, écartée du PCF en 1974, secrétaire départementale de l’UFF de Seine-Saint-Denis en 1974 puis responsable nationale de l’UFF jusqu’en 1989, 2 mai 2023, Montreuil.
  • [75]
    Entretien avec Sylvie Jan, née en 1952, directrice d’HCFF puis de Clara de 1983 à 1992, secrétaire générale de l’UFF de 1992 à 1998 et de Femmes solidaires de 1998 à 2003, présidente de la FIDH de 1994 à 2002, 5 mai 2023, Paris.
  • [76]
    M. Perrot, préface de D. Loiseau, Femmes et militantisme…, op. cit., p. 9.
  • [77]
    G. Dermenjian, D. Loiseau, « Itinéraires… », art. cit., p. 100.
  • [78]
    « 10 ans de mépris, 10 ans ça suffit », HCFF, 50, juin 1968, p. 6.
  • [79]
    « 1968 », HCFF, 58, janvier 1969, p. 7-11.
  • [80]
    Rapport au Bureau politique du PCF, dossier « Femmes UFF », sous-dossier « note s/uff 23 septembre 69 », FF, AD 93.
  • [81]
    Rapport au Bureau politique du PCF, 23 septembre 1969, op. cit.
  • [82]
    S. Chaperon, Les Années Beauvoir…, op. cit., p. 247-248.
  • [83]
    Il s’agit de la loi réprimant « la provocation à l’avortement et à la propagande anticonceptionnelle ».
  • [84]
    Rapport de Jacqueline Gelly, IXe congrès de l’UFF, op. cit., p. 11-44.
  • [85]
    Madeleine Vincent, ancienne permanente de l’UFF, nouvelle arrivante au Bureau politique, chargée de l’intervention politique parmi les femmes de 1956 à 1979.
  • [86]
    Rapport de Madeleine Vincent au Bureau politique du PCF, 5 mai 1971, p. 5, « Le PCF et les femmes », dossier n° 3, « Les femmes et le PCF 1970-1971 », FF, AD 93.
  • [87]
    Discours de clôture de Jacqueline Gelly, XIIe congrès de l’UFF, 1974, FF, AD 93.
  • [88]
    HCFF, 60, juin 1969, p. 24-28.
  • [89]
    HCFF, 100, janvier 1973, p. 4.
  • [90]
    HCFF, 148-152, mai à octobre 1977.
  • [91]
    Jacqueline Gelly, secrétaire générale, Henriette Bidouze, directrice d’Heures claires, Danièle Jamet, rédactrice, Denis Breton, rédactrice, vice-présidente de l’UFF, Gisèle Théret, secrétaire nationale, Colette Sabatier, rédactrice en chef, Claudine Labarre, rédactrice, Janine Zaidner, secrétaire nationale, M.F. Astégiani, rédactrice.
  • [92]
    Députée de la Haute-Vienne de 1973 à 1981, docteure en littérature.
  • [93]
    Hélène Constans, « Sur quelques thèmes féministes », s.d., publié entre 1976 et 1978, FF, carton 261J9 37, AD 93.
  • [94]
    Entretien avec Sylvie Jan, op. cit.
  • [95]
    Entretiens avec Jeanne Tessier (4 mai 2019), Josiane Sion (11 janvier 2020), Marie-France Cavallon (2 mai 2023).
  • [96]
    Rapport de Jacqueline Gelly au Bureau politique du PCF, pochette « s/UFF 31/3/70 », FF, 261J9 43, AD 93.
  • [97]
    « Notes S/UFF 23/9/69 », dossier « Femmes UFF », pochette « JG 73 », FF, 261J9 43, AD 93.
  • [98]
    Rapport de Jacqueline Gelly sur le congrès de l’UFF, 16-17 octobre 1971, op. cit.
  • [99]
    Rapport de Jacqueline Gelly, 31 mars 1970, op. cit.
  • [100]
    Rapport de Jacqueline Gelly au Bureau politique, 7 avril 1973, pochette « JG 73 », dossier « Femmes UFF », fonds Femmes, 261J9 43, archives de Seine-Saint-Denis.
  • [101]
    Pour illustrer le mépris dans lequel certains dirigeants communistes tiennent l’UFF, Sylvie Jan cite une expression fréquemment utilisée, celle de « l’Union des fesses fripées ». Entretien avec Sylvie Jan, op. cit.
  • [102]
    Rapport de Jacqueline Gelly, 31 mars 1970, op. cit.
  • [103]
    Entretien avec Sylvie Jan, op. cit. Jeanne Tessier, Marie-France Cavallon disent également que c’est le PCF qui leur a attribué leurs responsabilités à l’UFF. Sylvie Jan et Marie-France Cavallon n’avaient pas milité à l’UFF avant qu’on les leur attribue.
  • [104]
    Marie-France Cavallon évoque dans l’ordre les départs ou prises de distance concomitants de Claudine Rey (en 1983), Jacqueline Gelly (en 1989), Marie-Claude Vaillant-Couturier (1987), Denise Breton (en 1985), elle-même (1989).
  • [105]
    Entretien avec Marie-France Cavallon, op. cit.
Français

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Parti communiste français (PCF) crée l’Union des femmes françaises (UFF), organisation non mixte qui s’adresse à des femmes non communistes se situant hors du monde professionnel. Il s’agit de construire l’hégémonie du PCF au sein de la société et dans le champ électoral, à l’heure où le suffrage devient universel et où la concurrence fait rage pour conquérir le nouvel électorat constitué par les femmes. L’article analyse les difficultés et contradictions auxquelles les militantes communistes actives dans l’UFF se sont confrontées pour trouver leur place dans cette nouvelle organisation qu’elles contribuaient à construire et à encadrer, de sa fondation jusqu’à la fin des années 1970. De 1945 à 1960, une identité de l’UFF est progressivement créée sous l’impulsion du PCF mais à distance de l’habitus militant des femmes communistes. Durant les années 1960, l’organisation est déstabilisée par les bouleversements sociaux en cours, qui conduisent à une plus grande distance entre les militantes communistes et les autres dans le cadre d’une identité maintenue. De 1968 à la fin des années 1970, la conscience des difficultés croissantes de l’UFF conduit les dirigeantes nationales à tenter de sauver une organisation de plus en plus décalée, dans un rapport paradoxal au PCF.

Mots-clés

  • France
  • 1945-1979
  • militantes communistes à l’UFF
  • engagement des femmes
  • PCF

Mots-clés éditeurs : 1945-1979, engagement des femmes, France, militantes communistes à l’UFF, PCF


English

Women Communist Activists in the Union des femmes françaises – Union of French Women – (1945-1979): The Contradictions of a Forced Autonomy

At the end of the Second World War, the French Communist Party (PCF) created the Union of French Women (UFF), a women-only movement wishing to organize non-Communist women who are not part of the professional world. Suffrage becomes universal and a hard competition is on to conquer the new female electorate. In this context, the PCF is aiming at building a hegemony within society and in the electoral field. The article analyses the difficulties and contradictions that communist activists active in the UFF faced in finding their place in this new organization that they helped to build and frame, from its foundation until the late 1970s. From 1945 to 1960, the identity of the UFF was gradually created, initiated by the PCF but at a distance from what the habits of communist women activists were. During the 1960s, the organization was destabilized by the ongoing major social changes, which led to a greater distance between communist activists and others within the framework of an identity which for the most part stayed the same. From 1968 to the end of the 1970s, the awareness of the growing difficulties of the UFF led the national leaders to try to save an increasingly out-of-date organization, in a paradoxical relationship to the PCF.

Keywords

  • France
  • 1945-1979
  • communist activists in the UFF
  • women activism
  • French Communist Party

Mots-clés éditeurs : 1945-1979, communist activists in the UFF, France, French Communist Party, women activism


Date de mise en ligne : 04/06/2024

https://doi.org/10.3917/rhmc.711.0043

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