Compte rendu

FRANCESCO SPANDRI, L’« art de komiker ». Comédie, théâtralité et jeu chez Stendhal. Paris, Champion, 2003. Un vol. de 262 p.

Pages 231k à 253k

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  • Ansel, Y.
(2005). FRANCESCO SPANDRI, L’« art de komiker ». Comédie, théâtralité et jeu chez Stendhal. Paris, Champion, 2003. Un vol. de 262 p. Revue d'histoire littéraire de la France, . 105(1), 231k-253k. https://doi.org/10.3917/rhlf.051.0231k.

  • Ansel, Yves.
« FRANCESCO SPANDRI, L’“art de komiker”. Comédie, théâtralité et jeu chez Stendhal. Paris, Champion, 2003. Un vol. de 262 p. ». Revue d'histoire littéraire de la France, 2005/1 Vol. 105, 2005. p.231k-253k. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-1-page-231k?lang=fr.

  • ANSEL, Yves,
2005. FRANCESCO SPANDRI, L’« art de komiker ». Comédie, théâtralité et jeu chez Stendhal. Paris, Champion, 2003. Un vol. de 262 p. Revue d'histoire littéraire de la France, 2005/1 Vol. 105, p.231k-253k. DOI : 10.3917/rhlf.051.0231k. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-litteraire-de-la-france-2005-1-page-231k?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/rhlf.051.0231k


Parce que la postérité a fait de l’auteur du Rouge et le Noir le doctrinaire du « roman miroir », le « fondateur » du « réalisme sérieux » (E. Auerbach), l’ambition première de Beyle : apprendre l’« art de komiker » (lettre à L. Crozet du 30 septembre 1816), n’a pas reçu toute l’attention qu’elle méritait. C’est à réparer cet oubli que s’attache l’ouvrage de Francesco Spandri, prenant au mot ce qui fut sans doute la plus grande fixation littéraire de « l’animal » : « faire des comédies sans fin » (marginale du 8 mars 1842).
Pas plus qu’il n’écrira de romans sans canevas ni « pilotis », le jeune Beyle n’envisage de succéder à Molière sans savoir d’abord ce qu’il en est du comique, du rire, du ridicule, de la satire, etc. De ses nombreuses lectures, le « comic bard » tirera une « théorie empirique » (objet du chapitre 1) d’où ressort progressivement l’idée d’un « comique tendre » (opposé au « comique satirique » d’un Molière ou d’un Voltaire), ultérieurement mis en œuvre dans les romans.
Comique et comédie vont de pair. Raison pour laquelle le jeune Beyle ne songe jamais au roman. Du théâtre, encore du théâtre, toujours du théâtre. Toutes les lectures, tous les essais de jeunesse ont la scène pour finalité, et c’est tout naturellement que l’auteur de Racine et Shakespeare truffe ses romans de références, d’allusions, de conversations, d’intrigues théâtrales. Dans la mesure même où le roman est la relève de la comédie, c’est tout l’intertexte du répertoire que Stendhal mobilise dans ses fictions (chapitre 2)…


Date de mise en ligne : 01/10/2007

https://doi.org/10.3917/rhlf.051.0231k