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‪À l'école du régiment. Instruction, culture scolaire et promotion dans les rangs de l'armée française au XIXe siècle‪

Pages 145 à 161

Citer cet article


  • Marly, M.
  • et Lembré, S.
(2014). ‪À l'école du régiment. Instruction, culture scolaire et promotion dans les rangs de l'armée française au XIXe siècle‪ Revue d’histoire du XIXe siècle, 48(1), 145-161. https://doi.org/10.4000/rh19.4665.

  • Marly, Mathieu.
  • et al.
« ‪À l'école du régiment. Instruction, culture scolaire et promotion dans les rangs de l'armée française au XIXe siècle‪ ». Revue d’histoire du XIXe siècle, 2014/1 n° 48, 2014. p.145-161. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2014-1-page-145?lang=fr.

  • MARLY, Mathieu
  • et LEMBRÉ, Stéphane,
2014. ‪À l'école du régiment. Instruction, culture scolaire et promotion dans les rangs de l'armée française au XIXe siècle‪ Revue d’histoire du XIXe siècle, 2014/1 n° 48, p.145-161. DOI : 10.4000/rh19.4665. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2014-1-page-145?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/rh19.4665


Notes

  • [1]
    F.-M.-J. Dutreuil de Rhins, La Bohême militaire, ou de l’Avenir des sous-officiers dans l’armée, Paris, Forestier, 1882, p. 56. Les auteurs remercient Jean-François Chanet et Emmanuel Saint-Fuscien pour leurs conseils.
  • [2]
    André Chervel, La culture scolaire. Une approche historique, Paris, Belin, 1998, p. 5.
  • [3]
    Bruno Belhoste, La formation d’une technocratie : l’École polytechnique et ses élèves de la Révolution au Second Empire, Paris, Belin, 2003.
  • [4]
    Albert Bourzac, Les bataillons scolaires, 1880-1891 : l’éducation militaire à l’école de la République, Paris, L’Harmattan, 2004 ; Pierre Arnaud, Le militaire, l’écolier, le gymnaste. Naissance de l’éducation physique en France (1869-1889), Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1991 ; sur les écoles régimentaires : William Serman, Les origines des officiers français, 1848-1870, Paris, Publications de la Sorbonne, 1979 ; Odile Roynette, Bons pour le service. L’expérience de la caserne en France à la fin du XIXe siècle, Paris, Belin, 2000.
  • [5]
    Jean-François Chanet, « La férule et le galon. Réflexions sur l’autorité du premier degré en France des années 1830 à la guerre de 1914-1918 », Le Mouvement Social, n° 224, juillet-septembre 2008, p. 105-122.
  • [6]
    Catherine Duprat, « Punir et guérir. En 1819, la prison des philanthropes », in Michelle Perrot [dir.], L’impossible prison. Recherches sur le système pénitentiaire au XIXe siècle, Paris, Seuil, 1980, p. 64-122.
  • [7]
    Benjamin Appert, Dix ans à la cour du roi Louis-Philippe, et souvenirs du temps de l’empire et de la restauration, Paris, Jules Renouard, 1846, volume 1, p. 95 et sq. Cf. Jacques-Guy Petit, « Le philanthrope Benjamin Appert (1797-1873) et les réseaux libéraux », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 41-4, octobre-décembre 1994, p. 667-679.
  • [8]
    Raymond Tronchot, L’enseignement mutuel en France de 1815 à 1833, les luttes politiques et religieuses autour de la question scolaire, thèse de doctorat d’État, Université Paris 1, 1973 ; Michel Chalopin, L’enseignement mutuel en Bretagne. Quand les écoliers bretons faisaient la classe, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
  • [9]
    Marie-José Senet, Annette Surrault, L’École du peuple dans l’Indre avant Jules Ferry, Vendœuvres, Lancosme, 2007, quatrième partie.
  • [10]
    Alphonse Guichard, Méthode à l’usage des écoles régimentaires, chez l’auteur au Gros-Caillou, Paris, 1831, p. 4, cité par Nicolas Tachon, Enfants de troupe dans les régiments 1788-1888, Sceaux, L’esprit du livre, 2005, p. 99.
  • [11]
    Sur la porosité entre méthodes d’instruction scolaires et militaires, Michel Foucault, Surveiller et Punir. Naissance de la Prison, Paris, Gallimard, 2004 [1975], p. 190-199.
  • [12]
    Michel Collinet, « Le saint-simonisme et l’armée », Revue française de sociologie, 1961, volume II, n° 2, p. 38-47.
  • [13]
    Michel Chevalier, Lettres sur l’Amérique du Nord, tome II, 4e édition, Paris, Librairie de Charles Gosselin, 1839, p. 227 et note 41, p. 451-453.
  • [14]
    L’armée française en 1867, 17e édition, Paris, Amyot, 1867, p. 120.
  • [15]
    François Furet et Jacques Ozouf, Lire et écrire. L’alphabétisation des Français de Calvin à Jules Ferry, Paris, Minuit, 1977, volume 1, p. 292 ; Annie Crépin, « De la nation armée au service militaire obligatoire : la conscription au XIXe siècle. Perspectives et méthodologie d’un champ historiographique », Annales historiques de la Révolution française, 1999, n° 316, p. 381.
  • [16]
    Renaud d’Enfert, L’enseignement du dessin en France. Figure humaine et dessin géométrique (1750-1850), Paris, Belin, 2003, p. 115-116.
  • [17]
    Sabrina Loriga, « L’épreuve militaire », in Giovanni Levi et Jean-Claude Schmitt [dir.], Histoire des jeunes en Occident. 2. L’époque contemporaine, Paris, Seuil, 1996, p. 19-50.
  • [18]
    Ernest Renan, La réforme intellectuelle et morale, Paris, M. Lévy frères, 1871 ; Michel Bréal, Quelques mots sur l’instruction publique en France, Paris, Hachette, 1872.
  • [19]
    Jean-François Chanet, ‘“Schools Are Society’s Salvation”: The State and Mass Education in France, 1870-1930’, in Laurence Brockliss et Nicola Sheldon [ed.], Mass Education and the Limits of State Building c. 1870-1930, New York, Palgrave MacMillan, 2012, p. 119.
  • [20]
    Notes d’un prisonnier de guerre, 2e série. La Cavalerie pendant la guerre 1870-1871, Paris, V. Palmé, 1871, p. 59.
  • [21]
    Article 41 de la loi de 1872 sur le recrutement.
  • [22]
    Odile Roynette, op. cit., p. 332-333.
  • [23]
    Service historique de la Défense (SHD), XS 248 : rapport d’inspection générale du 2e arrondissement d’infanterie (1872).
  • [24]
    SHD, XS 248 : rapport d’inspection générale du 8e arrondissement d’infanterie (1872).
  • [25]
    SHS, XS 254 : rapport d’inspection générale du 34e arrondissement d’infanterie (1878).
  • [26]
    Lieutenant Dejey, Les écoles régimentaires dans l’infanterie et le service de trois ans, Paris, Baudoin, 1892.
  • [27]
    Art Roë [Patrice Mahon], Pingot et moi. Journal d’un officier d’artillerie, 2e édition, Paris-Nancy, Berger-Levrault, 1893, p. 34-37 ; Gérard Bodé, « Les Associations Polytechnique et Philotechnique entre 1830 et 1869 », in Bruno Belhoste, Françoise Masson et Antoine Picon [dir.], Le Paris des Polytechniciens. Des ingénieurs dans la ville 1794-1994, Paris, Délégation à l’action artistique de la ville de Paris, 1994, p. 62-67.
  • [28]
    Lieutenant Colonel Peroz, Par vocation. Vie et aventures d’un soldat de fortune 1870-1895, Paris, Calmann-Lévy, 1905, p. 455-458.
  • [29]
    « La question primaire dans l’armée », Armée et démocratie, 14 mars 1908.
  • [30]
    Jean-François Chanet, « L’école rurale et la désertion des champs. Les débats sur la place de l’agriculture dans l’enseignement primaire des années 1880 aux années 1920 », in Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud [dir.], Au nom de la terre. Agrarisme et agrariens en France et en Europe du 19e siècle à nos jours, Paris, La Boutique de l’histoire, 2007, p. 93-118.
  • [31]
    Charles-Gabriel Aubert, Manuel de conférences agricoles techniques et pratiques à l’usage des officiers et des corps de troupe, Paris, Berger-Levrault, 1903.
  • [32]
    Raoul Girardet, La société militaire dans la France contemporaine (1815-1939), Paris, Plon, 1953, p. 248-279.
  • [33]
    William Serman, op. cit., p. 61.
  • [34]
    Archives nationales C 2808, pétition sur l’avancement des sous-officiers (1872).
  • [35]
    Colonel Eugène Canelle de Lalobbe, Mémoire sur la nécessité de créer des écoles de sous-officiers, Paris, Ch. Tanera, 1872.
  • [36]
    Expression extraite d’un procès-verbal de comité d’infanterie en 1837, cité par William Serman, op. cit., p. 61.
  • [37]
    Arnaud-Dominique Houte, Le métier de gendarme au XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 120-127.
  • [38]
    Seule exception, le député et ancien lieutenant de vaisseau Jérôme Farcy met publiquement en cause la formation des cadres dans la défaite. Cf. Jean-Charles Jauffret, Parlement, Gouvernement, Commandement : l’armée de métier sous la Troisième République 1871-1914, thèse d’État dactylographiée, Paris I, imprimerie du Service historique de l’armée de terre, château de Vincennes, 1987, vol. 1, p. 77-79. Sur les réformes militaires des années 1870, cf. Jean-François Chanet, Vers l’armée nouvelle. République conservatrice et réforme militaire, 1871-1879, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2006.
  • [39]
    Georges Gugliotta, Un officier du corps d’état-major : le Général De Cissey (1810-1882), thèse de doctorat d’histoire, Université Paul Valéry (Montpellier III), 1987, vol. 2, p. 463-464.
  • [40]
    Odile Roynette, op. cit., p. 89.
  • [41]
    SHD 7N 62 : Rapport sur les causes connues ou probables qui empêchent les sous-officiers de se rengager (18 décembre 1875).
  • [42]
    La lecture et le commentaire de la carte topographique deviennent un enjeu après 1870 pour nombre d’officiers à l’instar du Général Cremer qui encourage cet apprentissage dans les écoles régimentaires : De la condition du sous-officier dans l’armée française et des écoles de sous-officiers, Paris, Mauld et Cock, 1874.
  • [43]
    Général Du Barail, Mes souvenirs, Paris, Plon, 1895, tome 2, p. 278 ; Proposition de loi du général Ducrot relative au recrutement de l’armée (28 mai 1871) cité dans Jean-Charles Jauffret, op. cit.. p. 124-126.
  • [44]
    SHD, XS 248, rapport d’inspection générale du 6e arrondissement (1872).
  • [45]
    Selon une logique décrite pour la haute fonction publique et les fonctions intermédiaires de l’administration : Christophe Charle, Les élites de la République (1880-1900), Paris, Fayard, 2006 [1987], p. 46-56 ; Jean Le Bihan, Au service de l’État. Les fonctionnaires intermédiaires au XIXe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008, p. 145-157.
  • [46]
    SHD 9N 7 : Instruction pour l’admission des sous-officiers à l’école militaire d’infanterie (17 mai 1881).
  • [47]
    SHD Xo 114 : rapport de l’inspecteur général de Saint-Maixent. (23 février 1886).
  • [48]
    SHD Xo 114 : note de l’inspecteur général du 3e arrondissement d’infanterie (25 septembre 1885).
  • [49]
    Dans la presse militaire à destination des sous-officiers, tel Le Serre-file ou Le Journal des sous-officiers les annonces publicitaires pour ces écoles privées apparaissent dans les années 1900.
  • [50]
    SHD Xo 111 : rapports sur la réorganisation des écoles de sous-officiers élèves officiers (1908).
  • [51]
    SHD Xo 112 : rapport de l’inspection générale sur les concours du second degré (25 septembre 1909).
  • [52]
    SHD Xo 24-103-114 : rapports des centres d’examens pour les concours d’admission aux écoles de Saint-Maixent, Saumur et Versailles.
  • [53]
    William Serman, op. cit. p. 308-310.
  • [54]
    SHD, Xo 116 : Correspondance du ministère de l’Instruction publique, direction de l’enseignement primaire, au ministère de la Guerre (17 décembre 1879) ; réponse du ministère de la Guerre, 23 décembre 1879 ; rapport fait au ministre par la 1re direction de l’infanterie sur la proposition Mounier soutenue par Jules Ferry, 10 janvier 1880.
  • [55]
    Général Thoumas, Les transformations de l’armée française, Paris, Berger-Levrault, tome 2, 1887, p. 639.
  • [56]
    Général Trochu, L’armée française en 1879, Paris, Hetzel et Cie, p. 66.
  • [57]
    Hubert Lyautey, « Le rôle social de l’officier dans le service universel », Revue des Deux Mondes, 15 mars 1891.
  • [58]
    Emmanuel Saint-Fuscien, À vos ordres ! La relation d’autorité dans l’armée française de la Grande Guerre, Paris, Éditions de l’EHESS, 2011, p. 23-51.
  • [59]
    Georges Duruy, L’officier éducateur. Leçons faites à l’École Polytechnique, Paris, Chapelot, 1904. Victor Duruy, Le sous-officier dans l’armée moderne, Paris, R. Chapelot et Cie, 1906 ; Charles Ebener, Conférences sur le rôle social de l’officier, Paris, Charles Lavauzelle, 1901.
  • [60]
    Raoul Girardet, La société militaire…, op. cit., p. 292-293.
  • [61]
    Cf. la réflexion de Gaston Moch : « Le régiment éducateur est une erreur pédagogique, comme le soldat laboureur est une erreur économique. Que le soldat, à la caserne ne soit que soldat : il y a temps pour tout ». Cité par Paul-Henri Bourrelier, « Portrait d’un dreyfusard : Gaston Moch, combattant de la paix », Bulletin de la SABIX, n° 42, 2008, p. 75-91. Cf. également Philippe Vial, « L’Armée nouvelle, une ambition en trompe-l’œil ? », Cahiers Jaurès, n° 207-208, janvier-juin 2013, p. 39-62.
  • [62]
    « Régimentaires (écoles) », in Ferdinand Buisson [dir.], Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, Paris, Hachette, 1911. Cf. Michel Auvray, L’âge des casernes : histoire et mythes du service militaire, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, 1998.
  • [63]
    Règlement sur le service des écoles régimentaires des corps d’infanterie suivi des programmes pour l’enseignement adoptés le 31 juillet 1879, mis à jour jusqu’au 1er mai 1889, Paris, Lavauzelle, 1889, article 28.
  • [64]
    Selon l’expression proposée par William Serman, Les officiers français dans la nation. 1848-1914, Paris, Aubier, 1982.
  • [65]
    Edmond Goblot, La barrière et le niveau. Étude sociologique sur la bourgeoisie française moderne, Paris, Félix Alcan, 1925.
  • [66]
    En 1886, le ministère Boulanger parvient à imposer un certificat d’aptitude militaire et une majoration à l’ancienneté pour les candidats aux écoles de sous-officiers élèves officiers. André Bach, L’armée de Dreyfus. Une histoire politique de l’armée française de Charles X à « l’Affaire », Paris, Tallandier, 2004 p. 378-385.
  • [67]
    Œuvres de Jean Jaurès, tome 13, édition établie par Jean-Jacques Becker, Paris, Fayard, 2012. Cf. le compte rendu de l’ouvrage de Jean Jaurès dans le journal militaire de tendance radicale Armée et Démocratie (6 août 1911).
  • [68]
    Le statut des « engagés conditionnels », créé par la loi de 1872 permettait entre autres aux jeunes hommes « instruits » de faire un temps plus court dans l’armée active et d’obtenir un grade dans la réserve. Progressivement abandonné, ce principe est repris avec la création du statut d’Élève Officier de Réserve (EOR) en 1905. Dans les deux cas, il s’agit de recruter les officiers de réserve parmi la jeunesse instruite.
  • [69]
    Cité dans Jean-Paul Bertaud et William Serman, Nouvelle histoire militaire de la France 1789-1919, Paris, Fayard, 1998, p. 278. Au lendemain de la défaite, Ernest Renan, visiblement influencé par le modèle prussien, réaffirme la nécessité de cette distance sociale propice à la discipline : La réforme intellectuelle et morale de la France, Paris, Michel Lévy et frères, 1872 [1871], p. 54-55 et p. 78.
  • [70]
    SHD, XS 254 : rapport d’inspection générale du 32e arrondissement militaire (14 octobre 1878).
  • [71]
    Hubert Lyautey, op. cit., p. 39-42.
  • [72]
    Jean Boulègue, « De l’ordre militaire aux forces républicaines : deux siècles d’intégration de l’Armée dans la société française » in André Thieblemont [dir.], Cultures et logiques militaires, Paris, Presses universitaires de France, 1999, p. 264.
  • [73]
    Jean-François Chanet, « La férule et le galon… », art. cit, p. 108.
  • [74]
    La liste des témoignages littéraires ou des « romans de caserne » dans laquelle apparaît ce « type » de sous-officier est suffisamment longue pour que l’on nous permette de citer seulement quelques titres : Georges Courteline, Le train de 8 h 47, Paris, Flammarion, 1932 [1888] ; Henri Fèvre, Au port d’arme (mœurs militaires), Paris, Charpentier et Cie, 1887 ; Lucien Descaves, Sous-offs, Genève, Slatkine reprints, 1980 [1889].
  • [75]
    Odile Roynette, « Le comique troupier au XIXe siècle : une culture du rire », Romantisme, n° 161, 2013-3, p. 45-59.
  • [76]
    Michel Auvray, op. cit., p. 412.
  • [77]
    Laure Bardiès, « Du concept de spécificité militaire », L’Année sociologique, 2011/2, vol. 61, p. 273-295.
  • [78]
    Alain Erhenberg, Le corps militaire. Politique et pédagogie en démocratie, Paris, Aubier, 1983.
  • [79]
    Pour une analyse récente du rôle joué par l’instruction scolaire dans la construction des pratiques de commandement, cf. Christel Coton, « “Briller sous l’épaulette”. Capital culturel et capital combattant dans le corps des officiers de l’armée de terre », Actes de la recherche en sciences sociales, 2012/1, n° 191-192, p. 14-27.
  • [80]
    Nicolas Mariot, Tous unis dans la tranchée ? 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple, Paris, Le Seuil, 2013.
Français

Investies au début du XIXe siècle d’une fonction d’instruction, les écoles régimentaires occupent une place instable dans l’institution centrale de la France postrévolutionnaire que constitue l’armée. Qu’il s’agisse d’alphabétiser le simple soldat ou d’instruire de futurs cadres, les dispositifs réglementaires et pédagogiques ainsi que la légitimité de ces écoles régimentaires ont souvent changé. Leurs partisans, des libéraux de la Restauration aux radicaux de la Troisième République en passant par certains saint-simoniens, y voient un levier d’instruction puissant. La porosité entre l’école et l’armée, toutes deux emblématiques de la cohésion de la nation et de l’enracinement de la République à la fin du siècle, fut importante mais aussi contestée, au nom de la priorité à accorder à la préparation militaire et de la crainte de voir l’école républicaine remodeler l’institution militaire. Les moyens manquent souvent à ces écoles régimentaires. Avant et après 1870, elles jouent pourtant un rôle dans la mobilité sociale permise par l’institution militaire.


English

At the school of the regiment. Instruction, school culture and social advancement in the 19th century’s French army

At the beginning of the 19th century, the écoles régimentaires have an educational function in France. They keep an unstable place in the army, which is a central institution in post-revolutionary France. That it is a question of teaching to read and write the private soldiers or of educating the future executives, the statutory and educational plans as well as the legitimacy of these regimental schools often changed. Their partisans, from liberals of the Restoration to the radicals of the Third Republic by way of some saint-simoniens, see a powerful way of instruction in these schools. The porosity between the school and the army, both symbolic of the cohesion of the nation and the implanting of the Republic at the end of the century, was important but also disputed, according to the priority to grant to the military preparation and some fear of seeing the republican school altering the military institution. The means are often lacking at these regimental schools. Before and after 1870, they play nevertheless a role in the social mobility allowed by the military institution.


Deutsch

In der Regimentsschule. Unterweisung, schulische Kultur und Aufstieg in der französischen Armee im 19. Jahrhundert.

Als die Regimentsschulen zu Beginn des 19. Jahrhunderts mit einem Bildungsauftrag betraut werden, befinden sie sich in einer unsicheren Position innerhalb der Armee, die im postrevolutionären Frankreich eine zentrale Institution darstellt. Ob im Hinblick auf die Alphabetisierung des einfachen Soldaten oder die Ausbildung zukünftiger Führungskräfte, die Regimentsschulen sahen sich sowohl was die Regelungen und pädagogischen Konzepte betrifft, als auch bezüglich ihres rechtlichen Status, häufigen Änderungen ausgesetzt. Den Anhängern der Schulen, die von Liberalen der Restauration bis hin zu Radikalen der Dritten Republik reichten und auch einige „Saint-Simoniens“ umfassten, galten die Schulen als ein wirkungsvolles Bildungsinstrument. Die Durchlässigkeit zwischen Schule und Armee, die beide für den Zusammenhalt der Nation und die Verankerung der Republik am Ende des 19. Jahrhunderts stehen, war wichtig aber auch umstritten, da die militärische Ausbildung eigentlich im Vordergrund stehen sollte und durch den Einfluss der republikanischen Schulen eine Umgestaltung der militärischen Institution befürchtet wurde. Den Regimentsschulen fehlten zudem häufig die nötigen Mittel. Dennoch spielten sie vor und nach 1870 eine wichtige Rolle für die soziale Mobilität, die von der militärischen Institution zugelassen wurde.


Date de mise en ligne : 12/01/2015

https://doi.org/10.4000/rh19.4665

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