Article de revue

Entretien avec Catherine Brice

Pages 17 à 27

Citer cet article


  • Banti, A.,
  • Traduction Jolivet, V.
(2012). Entretien avec Catherine Brice. Revue d’histoire du XIXe siècle, 44(1), 17-27. https://doi.org/10.4000/rh19.4230.

  • Banti, Alberto.,
  • et al.
« Entretien avec Catherine Brice ». Revue d’histoire du XIXe siècle, 2012/1 n° 44, 2012. p.17-27. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2012-1-page-17?lang=fr.

  • BANTI, Alberto,
  • Traduction JOLIVET, Vincent,
2012. Entretien avec Catherine Brice. Revue d’histoire du XIXe siècle, 2012/1 n° 44, p.17-27. DOI : 10.4000/rh19.4230. URL : https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-du-dix-neuvieme-siecle-2012-1-page-17?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/rh19.4230


Notes

  • [1]
    Traduit de l’italien par Vincent Jolivet.
  • [2]
    Alberto M. Banti, Terra e denaro. Una borghesia padana dell’Ottocento, Venezia, Marsilio Editori, 1989.
  • [3]
    Alberto M. Banti, Storia della Borghesia italiana – L’età liberale (1861-1922), Roma, Donzelli, 1996.
  • [4]
    Alberto M. Banti, La Nazione del Risorgimento. Parentela, santità e onore alle origini dell’Italia unita, Torino, Einaudi, 2000.
  • [5]
    Alberto M. Banti, L’onore della nazione. Identità sessuale e violenza nel nazionalismo europeo, Torino, Einaudi, 2005.
  • [6]
    Alberto M. Banti, Sublime Madre Nostra. La nazione italiana dal Risorgimento al fascismo, Bari, Laterza, 2011.
  • [7]
    Les principales discussions relatives à mon interprétation figurent dans les ouvrages suivants? : Alberto Banti’s Interpretation of Risorgimento Nationalism? : A Debate, in « Nations and Nationalism », 2009, 3, avec des contributions de Axel Körner, Lucy Riall, David Laven, Maurizio Isabella, Catherine Brice et John Breuilly ; Le emozioni del Risorgimento, Passato e Presente, 26, 2008, avec des contributions de Simonetta Soldani, Daniela Maldini Chiarito et Paolo Macry ; Gianluca Albergoni, Sulla nuova storia del Risorgimento, et Luca Mannori, « Il Risorgimento tra nuova e vecchia storia » in Società e Storia, 208, 120 ; voir aussi Matthew D’Auria, « Risorgimento addio ? Alcune riflessioni sulla ‘nazione italiana’ di Alberto Mario Banti », in Rivista di Politica, 2011, 2.

Alberto Mario Banti, professeur d’histoire à l’Università degli studi di Pisa, a commencé sa carrière comme historien de la société italienne. Ses premiers travaux s’intéressent à la bourgeoisie de la région de Plaisance, suivis par une synthèse portant sur la bourgeoisie italienne de la période libérale. Banti a montré la difficulté (voire l’impossibilité) à considérer les bourgeoisies de la péninsule (entrepreneurs, aristocratie terrienne, haute administration, etc.) comme une bourgeoisie nationale. La persistance des logiques familiales, locales et provinciales empêcha ces groupes sociaux de se constituer en véritable élite nationale. Poursuivant ses travaux autour de la « question nationale » italienne, il a proposé en 2000 une lecture plus « culturaliste » du Risorgimento insistant, non plus sur les trajectoires sociales, mais sur la constitution de ce qu’il a appelé le « canon du Risorgimento » soit un ensemble de thèmes (la famille, l’honneur et la sainteté) qui, déjà profondément ancrés dans la culture de la péninsule, ont été détournés pour constituer le terreau dans lequel s’opéra l’engagement pour les luttes nationales. Largement discutée, cette proposition sera retravaillée par l’auteur autour du thème de l’identité sexuelle dans le nationalisme. Le nationalisme est l’objet du livre Sublime madre nostra publié en 2011. Dans ce travail, Banti établit une généalogie du nationalisme italien dont les racines s’établiraient dès le Risorgimento pour trouver, pendant le fascisme, une sorte de couronnement…


Date de mise en ligne : 04/12/2012

https://doi.org/10.4000/rh19.4230

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