L'autre Critique internationale, ou la revue non advenue
Pages 47 à 56
Citer cet article
- BOUTALEB, Assia
- et MARTIN-BRETEAU, Nicolas,
- Boutaleb, Assia.
- et al.
- Boutaleb, A.
- et Martin-Breteau, N.
https://doi.org/10.3917/crii.100.0047
Citer cet article
- Boutaleb, A.
- et Martin-Breteau, N.
- Boutaleb, Assia.
- et al.
- BOUTALEB, Assia
- et MARTIN-BRETEAU, Nicolas,
https://doi.org/10.3917/crii.100.0047
Notes
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[1]
L'expression est de Pierre Favre qui, de manière malicieuse, avait enrichi les annexes de L'atelier du politiste d'une réflexion sur la bibliographie que se constitue tout universitaire lorsqu'il rassemble « les données réunies mais inexploitées, les projets formalisés puis abandonnés, les textes inachevés ». Pierre Favre, Olivier Fillieule, Fabien Jobard (dir.), L'atelier du politiste. Théories, actions, représentations, Paris, La Découverte, 2007, p. 353.
-
[2]
Pour emprunter la formulation de Quentin Deluermoz, Pierre Singaravélou, Pour une histoire des possibles. Analyses contrefactuelles et futurs non advenus, Paris, Le Seuil, 2016.
-
[3]
Yoann Bazin, Laurent Magne, « De la République des Lettres à l'évaluation en double aveugle : une archéologie des revues académiques », Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements organisationnels, XXVI (64), 2020, p. 123-144.
-
[4]
« Éditorial », Politix. Revue des sciences sociales du politique, « Faire des sciences sociales du politique », 100 (4), 2012, p. 3.
-
[5]
Les Annales, « Le temps du récit. Histoire, fiction, littérature », Annales. Histoire, Sciences sociales, 75 (3-4), 2020, p. 447-463.
-
[6]
Collectif, « Qui a peur des sciences sociales ? », dossier, Actes de la recherche en sciences sociales, 243-244 (3-4), 2022.
-
[7]
Joël Laillier, Christian Topalov, « Qui organise l'évaluation dans les sciences humaines et sociales en France ? Une approche par les profils de carrière », Sociologie, 8 (2), 2017, p. 199-220.
-
[8]
A. Suresh Canagarajah, A Geopolitics of Academic Writing, Pittsburgh, University of Pittsburgh Press, 2002 ; Thomas Veret, « La recherche africaine évaluée ‟à l'aveugle”. Les revues académiques françaises face aux propositions d'articles en provenance du continent africain », thèse de doctorat en sciences du langage, Université-Sorbonne nouvelle, 2023.
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[9]
Au demeurant, ces préoccupations sont partagées par d'autres revues et pourraient faire l'objet de discussions collectives plus formelles. Voir en particulier l'« information pour les auteurs » de la toute jeune Revue d'histoire contemporaine de l'Afrique, créée en 2021 et accueillie par l'Université de Genève (https://oap.unige.ch/journals/rhca/information/authors).
-
[10]
Pierre Bayard, Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?, Paris, Les Éditions de Minuit, 2007.
-
[11]
P. Favre, O. Fillieule, F. Jobard (dir.), L'atelier du politiste. Théories, actions, représentations, op. cit., p. 360.
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[12]
Voir Pauline Delage, Jean-Paul Gaudillière, Gabriel Girard, Caroline Izambert, Pierre-André Juven, Noé Le Blanc (coord.), « Covid-19 : de la pandémie aux crises », Mouvements, 105 (1), 2021 (effets de la pandémie sur l'hôpital) ; « Covid-19 : choc sanitaire et géopolitique. Trump, et après ? », Politique étrangère, 2, 2020 et « Le Covid-19. À bas la mondialisation, Vive l'Europe ? », Politique étrangère, 3, 2020 (réponses apportées en termes de mesures économiques) ; Béatrice Giblin, Yves Lacoste, « Covid-19. Géopolitique d'une pandémie », Hérodote, 183, 2021.
-
[13]
David Graeber, « Têtes de n ud. Une résolution du paradoxe de la cravate », Revue du Crieur, 18 (1), 2021, p. 20-29.
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[14]
Timothy Mitchell, Pierre Charbonnier, Julien Vincent, « Étudier les infrastructures pour ouvrir les boîtes noires politiques. Entretien avec Timothy Mitchell », Tracés. Revue de Sciences humaines, 35, 2018, p. 209-228.
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[15]
Amina Damerdji, Samuel Hayat, Natalia La Valle, Anthony Pecqueux, Christelle Rabier, « Éditorial. Le savoir-faire des revues », Tracés. Revue de Sciences humaines, « Faire revue », 18, 2018, p. 11-24.
Résumé
Partant du constat qu'une revue est aussi constituée d'un ensemble de contenus non publiés et non reçus, nous proposons de réfléchir sur la version non advenue de Critique internationale. Cette démarche offre l'occasion d'expliciter les modalités concrètes d'évaluation qui dessinent sa ligne éditoriale mais aussi d'en exposer les logiques et leurs effets sur le positionnement de la revue. Elle permet également de revenir plus largement sur la réalité du métier et de ses pratiques.
The Other Critique Internationale, or the Journal that Never Happened
Starting from the observation that a journal is also made up of a body of unpublished and unreceived content, this article proposes to reflect on this unborn version of Critique Internationale. This reflection provides an opportunity to explain the concrete methods of evaluation that shape the journal's editorial line, as well as to expose the logic behind them and their effects on the journal's positioning. It is also an opportunity to look more broadly at the reality of academic publishing and its practices.