« J’en suis venue à voir témoignage et mémoire comme deux termes antinomiques »
- Entretien réalisé pour Critique par Jean-Louis Jeannelle
Pages 246 à 259
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- Entretien réalisé pour Critique par JEANNELLE, Jean-Louis,
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- Entretien réalisé pour Critique par Jeannelle, J.-L.
https://doi.org/10.3917/criti.826.0246
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https://doi.org/10.3917/criti.826.0246
Notes
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[1]
I. Kertész, L’Holocauste comme culture, trad. N. et Ch. Zaremba, Arles, Actes Sud, 2009, p. 216.
C’est une thèse sur le dessinateur, essayiste et romancier André Rouveyre, placée sous le signe de l’ironie fin-de-siècle, qui fit découvrir à Catherine Coquio la figure de Mécislas Golberg, dont Rouveyre avait illustré un essai d’esthétique : ainsi cette spécialiste du décadentisme s’ouvrit-elle à l’histoire de l’antisémitisme et des mythes raciaux. Le génocide des Tutsi au Rwanda a lieu en 1994, Srebrenica en juillet 1995. Devenue maître de conférences à la Sorbonne, Catherine Coquio co-fonde en 1997 l’AIRCRIGE (Association internationale de recherches sur les crimes contre l’humanité et les génocides) et crée au sein de l’université française un réseau de recherche pluridisciplinaire sur le témoignage, dont résultent Rwanda : le réel et les récits (Belin, 2004) ou L’Enfant et le génocide (anthologie en collaboration avec Aurélia Kalisky, Robert Laffont, 2007). Elle enseigne aujourd’hui la littérature comparée à l’université Paris-Diderot et vient de publier Le Mal de vérité, ou l’Utopie de la mémoire et La Littérature en suspens. Écritures de la Shoah : le témoignage et ses œuvres dont rend compte Claude Mouchard dans ce même numéro.Critique. – « Après les attentats de janvier et novembre 2015 » : tel est le titre d’une journée que vous venez d’organiser à l’université Paris-Diderot. S’agissait-il de prendre acte de la catastrophe ? Ou de conserver la mémoire de ces événements, ainsi que l’université de Harvard tente de le faire pour les attaques de janvier en lançant un vaste projet d’« Archives Charlie » …
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