Article de revue

Tradition et rupture dans la littérature mexicaine actuelle

Pages 179 à 189

Citer cet article


  • Glantz, M.
(2009). Tradition et rupture dans la littérature mexicaine actuelle. Critique, 742(3), 179-189. https://doi.org/10.3917/criti.742.0179.

  • Glantz, Margo.
« Tradition et rupture dans la littérature mexicaine actuelle ». Critique, 2009/3 n° 742, 2009. p.179-189. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-critique-2009-3-page-179?lang=fr.

  • GLANTZ, Margo,
2009. Tradition et rupture dans la littérature mexicaine actuelle. Critique, 2009/3 n° 742, p.179-189. DOI : 10.3917/criti.742.0179. URL : https://shs.cairn.info/revue-critique-2009-3-page-179?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/criti.742.0179


Notes

  • [1]
    Toutes les citations de Sergio Pitol dans ce texte sont tirées de la traduction de Marie Flouriot (Le Voyage, Sergio Pitol, Montréal, Éd. Les Allusifs, 2003) [N.d.t.].

Dans Le Voyage, deuxième volet de la trilogie du même nom, Sergio Pitol (né en 1933) commence son récit par une phrase directe suivie d’un étrange questionnement, prenant la forme d’un traitement de choc : « Et un jour, tout à coup, je me suis demandé : pourquoi ne parles-tu jamais de Prague dans tes ouvrages ? N’en as-tu pas assez d’en revenir toujours à des sujets aussi rebattus : ton enfance dans la sucrerie de Potrero, la stupeur en arrivant à Rome, l’aveuglement à Venise ? Peut-être cela te plaît-il de te sentir captif de ce cercle étroit. Est-ce par pure obsession, ou s’agit-il d’un appauvrissement de tes visions, de ton langage ? Te serais-tu transformé en momie, en cadavre, sans même t’en être rendu compte ? » Et bien que son livre finisse comme toujours par faire un tour complet sur lui-même, en s’achevant sur le récit de son enfance à Potrero et l’évocation ­ elle aussi très fréquente ­ de la mort de sa mère, il ajoute dans ce texte un élément décisif qui altère ce schéma persistant, à savoir son identification avec un personnage grotesque, tiré d’un ouvrage sur les Races humaines que plusieurs enfants de l’époque avaient vu à l’école ou chez eux, et dont l’une des images montrait un être aux « lèvres épaisses et [aux] pommettes saillantes, des traits qui lui donnaient un aspect animal, et cette caractéristique était renforcée par un épais bonnet de fourrure qui lui couvrait même les oreilles, et que je prenais pour sa chevelure. Au-dessous on lisait : Yvan, enfant russ…


Date de mise en ligne : 01/12/2011

https://doi.org/10.3917/criti.742.0179

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