Article de revue

Le roman mexicain en proie à la violence

Pages 190 à 200

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  • Nettel, G.
(2009). Le roman mexicain en proie à la violence. Critique, 742(3), 190-200. https://doi.org/10.3917/criti.742.0190.

  • Nettel, Guadalupe.
« Le roman mexicain en proie à la violence ». Critique, 2009/3 n° 742, 2009. p.190-200. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-critique-2009-3-page-190?lang=fr.

  • NETTEL, Guadalupe,
2009. Le roman mexicain en proie à la violence. Critique, 2009/3 n° 742, p.190-200. DOI : 10.3917/criti.742.0190. URL : https://shs.cairn.info/revue-critique-2009-3-page-190?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/criti.742.0190


Notes

  • [1]
    Voir D. Balderston et al., Ficción y política. La narrativa argentina durante el proceso militar, Buenos Aires, Alianza, 1987.
  • [2]
    Sur cette production, voir G. Sotelo, « Literatura del 68 » dans Á. Vázquez Mantecón, Memorial del 68, Mexico, UNAM/Turner, 2007, p. 235-249.
  • [3]
    Voir par exemple la production la plus récente de l’écrivain Eduardo Galeano ou celle de Mario Benedetti.
  • [4]
    Voir la réponse d’Antonio Ortuño citée dans l’article de Pablo Raphael « Relevos después del neoliberalismo », Quimera, Barcelone, septembre 2007.
  • [5]
    Un sociologue comme Nestor García Canclini (Culturas híbridas, Barcelona, Paidós, 2001), affirme que les nouvelles formes d’expression artistique proviennent de la contamination entre cultures propre à notre époque. D’après lui, les cultures hybrides ­ à ne pas confondre avec le syncrétisme et le métissage ­ ne se sont pas établies dans la tradition mais constituent sa zone de changement.
  • [6]
    Voir A. López Agustin, Los Mitos del tlacuache, Mexico, Alianza, 1990.
  • [7]
    Voir Juan Villoro, De esto se trata (Mexico, Anagrama, 2008).
  • [8]
    Los Culpables a obtenu le prix Antonin Artaud 2007 et paraîtra en 2009 aux Éditions Passages du Nord/Ouest.
  • [9]
    La phrase est tirée du roman de Martín Solares Les Minutes noires (Barcelona, Mondadori, 2006 ; Paris, Christian Bourgois, 2009).

La littérature reflète-t-elle la réalité ? La prémisse de Stendhal selon laquelle le roman est un miroir reste-t-elle valable en dépit des abus auxquels a conduit la théorie marxiste du reflet ? Pour comprendre la littérature mexicaine actuelle, il est en tout état de cause nécessaire de jeter un coup d’œil à la situation sociale et politique du pays, par ailleurs assez catastrophique. Dans le panorama latino-américain, le Mexique, qui pendant plusieurs décennies avait gardé une image de stabilité politique et économique, compte aujourd’hui parmi les pays les plus problématiques. En matière de trafic de drogue et d’insécurité, il s’est hissé en quelques années au niveau colombien. Le pays compte plusieurs guérillas, dont certaines actives, comme celle de l’EPR (Ejercito popular revolucionario), les zapatistes étant confinés dans leurs terres de l’État du Chiapas. Les paramilitaires et les groupes de trafiquants de drogue sont, quant à eux, omniprésents et ont réussi à s’infiltrer dans les sphères politiques au plus haut niveau. Chaque jour, le journal Excelsior affiche le nombre de victimes assassinées par ces groupes armés. En décembre dernier, nous en étions à vingt-quatre par jour, une par heure ­ plus qu’en Irak. Constamment, la police retrouve des dizaines de corps entassés ou pendus aux arbres avec des traces de torture, et ce toujours plus près des grandes villes. Les cas de victimes décapitées dont la tête est jetée dans des lieux publics ont fait la une des journaux du monde entier…


Date de mise en ligne : 01/12/2011

https://doi.org/10.3917/criti.742.0190

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