Article de revue

Rapport de la mission d'information en Palestine à la suite du Forum Civil Euromed de Marseille (novembre 2000)

Pages 178 à 182

Citer cet article


  • Chagnollaud, J.-P.,
  • Fabre, T.,
  • Galand, P.,
  • Joxe, A.,
  • Prim, M.
  • et Tanzarella, G.
(2001). Rapport de la mission d'information en Palestine à la suite du Forum Civil Euromed de Marseille (novembre 2000) Confluences Méditerranée, 37(2), 178-182. https://doi.org/10.3917/come.037.0178.

  • Chagnollaud, Jean-Paul.,
  • et al.
« Rapport de la mission d'information en Palestine à la suite du Forum Civil Euromed de Marseille (novembre 2000) ». Confluences Méditerranée, 2001/2 N°37, 2001. p.178-182. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2001-2-page-178?lang=fr.

  • CHAGNOLLAUD, Jean-Paul,
  • FABRE, Thierry,
  • GALAND, Pierre,
  • JOXE, Alain,
  • PRIM, Monique
  • et TANZARELLA, Giovanna,
2001. Rapport de la mission d'information en Palestine à la suite du Forum Civil Euromed de Marseille (novembre 2000) Confluences Méditerranée, 2001/2 N°37, p.178-182. DOI : 10.3917/come.037.0178. URL : https://shs.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2001-2-page-178?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/come.037.0178


1 Nous en publions ici quelques extraits significatifs qui décrivent la situation sur le terrain au mois de février 2001.

2 (…)

CISJORDANIE

3 En Cisjordanie, à la différence de Gaza, des zones A, plus étendues créent une impression d'espace, de "refuge de souveraineté" plus vivable ; malgré les "sièges" de Ramallah, Naplouse, Hébron Jenine, Tulkarem et Jéricho, l'existence de ces villes "libérées" est certainement un des acquis du processus d'Oslo.

4 Toutefois, la Cisjordanie apparaît elle-même divisée virtuellement en trois grands bantoustans, séparés par des autoroutes créant des couloirs de sécurité est-ouest sous contrôle militaire israélien. Les grandes routes nord-sud sont coupées par les contrôles aux limites des zones A, B et C ; la Cisjordanie est en outre quadrillée par des routes "de contournement" desservant les colonies et encerclant une trentaine de segments d'espaces ruraux, dotées ou non d'une bourgade. L'habitat rural palestinien est ainsi entouré de boulevards autoroutiers militarisables qui deviennent inutilisables par les Palestiniens si l'on dresse des barrages ou si l’on creuse des tranchées sur les routes palestiniennes qui mènent aux carrefours entre les deux systèmes routiers.

5 On peut dire que ces segmentations créent virtuellement des sous-sous-bantoustans, dans le sens où la coupure des routes reliant des villages voisins, pratique que les Israéliens actuellement généralisent en zone B et C de Cisjordanie, s'accompagne d'une non-coupure des colonies entre elles.

6 Quelle que soit la géographie des proximités à vol d'oiseau, on observe dans la même surface territoriale un espace unifié et accéléré du point de vue des flux, celui des colonies reliées à Israël, et un espace ségrégué, assiégé, saboté, freiné, celui des habitats palestiniens des zones B et C coupés des centres de souveraineté des zones A.

7 Ainsi quadrillée, la Cisjordanie est prête : elle a été "préparée", "mise en forme" pour une décision de séparation unilatérale, déjà décrite par Barak et proposée à Clinton comme version israélienne du plan Clinton. Mais elle est prête aussi pour la permanence de ce double espace dont l'un est l'espace dominant des dominants et l'autre l'espace dominé des dominés. D'où le terme (impropre sans doute, mais parlant) d'apartheid et de bantoustan qui surgit - depuis plusieurs années déjà - sous la plume des commentateurs, pour qualifier le système israélien de gestion des territoires occupés.

8 (…)

HÉBRON

9 La ville d'Hébron elle-même, quoi que zone A, est militarisée partiellement par une garnison israélienne qui veille sur quelques 400 membres de plusieurs colonies d'intégristes israéliens agressifs, situés en pleine vieille ville ou en bordure de la vieille ville. Des provocations quotidiennes, parfois à heure fixe, visant le sabotage du marché traditionnel ont lieu, amorcé par des commandos de femmes qui renversent des étals et que viennent ensuite défendre des colons armés. La situation est si scandaleuse que c'est le seul endroit où des équipes d'observateurs internationaux (scandinaves, turcs et italiens) sans pouvoir d'interposition mais avec un devoir de rapport, jouent un certain rôle modérateur. Les appelés israéliens se portent parfois en interposition et manifestent ouvertement leur lassitude d'avoir à protéger les "colons" dans ces conditions.

LES COLONIES ISRAÉLIENNES

10 L'occupation israélienne est un système de contrôle oppressant des flux de travailleurs et des flux vitaux (financiers, eau, circulation des salariés, des enfants des écoles, des secours sanitaires et médicaux) etc.). Cette configuration arrive à son moment de perfection et à son moment de vérité, puisqu'elle permet aujourd'hui d'expliquer l'échec de sept ans de négociations et qu'elle se prépare explicitement, avec la victoire de Sharon, à se transformer en système permanent d'oppression.

11 Avec ou sans succès des négociations, jamais les grands travaux et les implantations de colonies entièrement nouvelles n'ont cessées en Cisjordanie. D'immenses arasements opérés par des régiments serrés de pelles de bulldozers et de camions lourds à six essieux sont toujours, en janvier 2001, en train de construire les bases de plusieurs colonies de peuplements entièrement nouvelles ou d'étendre les périmètres des "colonies" actuelles. Quand la gauche israélienne prétend que l'abandon de toutes les colonies de Cisjordanie est nécessaire et acceptée, elle se cache les yeux. Le grignotage se poursuit. Il est vrai que très peu d'Israéliens se risquent en territoires occupés. Les reportages parfaitement exacts et précis ne manquent pourtant pas complètement. La force d'un projet réel de l'armée israélienne est déchiffrable dans ses fusillades, ses déploiements de bulldozers et ses coupures de canalisations d'eau.

12 Les grands travaux de voirie sur le terrain reliant toutes les colonies entre elles étant presque terminés, à Jérusalem et en Cisjordanie, on peut considérer les opérations d'encerclement et de harcèlement menées en janvier 2001 contre les populations palestiniennes, comme une manœuvre testant l'efficacité du dispositif et, surtout, donnant aux Palestiniens la démonstration qu'ils sont partout sous contrôle, encerclés, sans aucune possibilité d'autonomie politique économique et sociale, et bien entendu sans capacité militaire adéquate pour dissuader les troupes israéliennes ou pour s'en défendre.

13 (…)

LES COUPURES DE ROUTES

14 La mission d'information a constaté qu'actuellement les 40 bourgades et villes des zones A et B et les centaines de villages des zones B et C sont assiégés ou partiellement occupés de façon variable et semi-aléatoire par les troupes israéliennes. Au titre des pouvoirs que la législation israélienne accorde à l'armée en zone occupée, l'armée peut prendre toutes les mesures de harcèlement de la population civile qui sont interdites par la quatrième convention de Genève. Tsahal a ajouté le recours aux représailles ciblées (assassinats en zone B ou C de responsables politiques palestiniens) ou massives (bombardements de quartiers au canon), à la pratique de petits sièges tournants autour des villes, villages et hameaux, organisés en un système de destruction "soft" de la vie quotidienne, de l'économie et de la santé des populations civiles.

15 Les "sièges" de villes ou de villages sont parfois de simples postes de contrôle volants (qu'on appelle des "barrages-oiseaux") parfois des coupures de routes par blocs de bétons ou énormes tas de terre et de cailloux amassés au bulldozer ou, plus récemment, par des tranchées d'à peine un mètre de large et de profondeur qui sont creusées en quelques minutes à la pelle mécanique et coupent ainsi un habitat palestinien de ses communications vitales par voitures ou camions. Des villages ou des groupes de villages sont ainsi complètement isolés des routes principales et isolés entre eux. Les campagnes autour de Ramallah et vers Naplouse sont parcourues en "convois spéciaux" par d'énormes camions porteurs de bulldozers et d’excavatrices qui vont partout ouvrir des tranchées ou parfois les fermer, charriants des caillasses et crevant le bitume. Les sociétés privées, chargées de ce travail, font protéger les mouvements des machines par des voitures où s'entassent des colons en armes. Il n'y a pas toujours un petit poste de soldats armés près de ces barrages. Parfois ils laissent passer les piétons ou au contraire tirent sur les habitants qui cherchent à sortir ou à entrer. Les services médicaux, les transports scolaires, les mouvements des salariés vers les villes sont paralysés.

LES COUPURES D'EAU

16 Le siège des villages s'accompagne aussi de coupures d'eau. Comme on le sait, sur 2 milliards de mètres cubes d'eau renouvelable de Cisjordanie consommé par an, 250 millions de mètres cubes sont consommés par les Palestiniens et le reste est monopolisé par les colonies israéliennes de Cisjordanie.

17 Les puits de pompage sont "zone militaire" et le système des canalisations dépend très souvent de la colonie israélienne située en hauteur et qui arbore à son sommet un petit château d'eau symbole du privilège des Israéliens de consommer par tête quatre fois plus d'eau que les Palestiniens et d'avoir seuls l'autorisation de creuser des puits jusqu'aux nappes phréatiques profondes etc. Le résultat est qu'un très grand nombre de villages dépendent pour leur eau d'une importation par camions-citernes, ressource coûteuse au prix du marché car les camions doivent s'avitailler à des points d'eau palestiniens distants. Les coupures de route sont alors aussi des coupures d'eau. Le harcèlement par l'eau peut venir directement de l'armée s'opposant au ravitaillement par route, des colons coupant l'eau lorsqu'ils ont la maîtrise de la vanne locale, des coupures d'électricité qui provoque la panne des pompes des puits locaux, des bombardements par hélicoptère de certains puits et des tirs pratiqués par les colons contre les camions citernes. Un des objectifs constants des tirs israéliens (armée ou colons) sur les habitats palestiniens est de cribler de balles à distance les réservoirs d'eau individuels de un ou deux mètres cubes qui sont placés sur toutes les maisons palestiniennes.

18 Rappelons que toute la politique de l'eau dans les territoires occupés est placée sous commandement militaire. Elle ne dépend pas du ministère de l'Economie. L'eau est donc d'avance, depuis 1967, un moyen de pression et de chantage contre la population palestinienne, placée de manière semi autonome entre les mains des colonies et de leurs milices qui disposent de la vanne et ne se privent pas de couper l'eau.

LE SENS STRATÉGIQUE DE LA RÉPRESSION ISRAÉLIENNE

19 Le bruit court que tels "sièges" de villages par coupure de route, d'eau ou d'électricité surviennent en représailles pour tel incident, tel tir ou assassinat d'Israéliens, survenus parfois très loin de là. Dans la région de collines du nord de Ramallah on parlait en janvier de représailles pour un meurtre de colon survenu dans la région de Tulkarem. On souhaiterait presque que cela fonctionne ainsi. La dimension la plus exaspérante de leurs actions est leur caractère aléatoire et inexplicable. On attribue aux Israéliens une rationalité vengeresse qui n'existe peut-être pas dans tous les cas car le harcèlement est ubiquitaire et constant.

20 Les interventions militaires de Tsahal en Cisjordanie ont l'allure de décisions locales micro-stratégiques. Parfois le style et la durée de la coupure peuvent dépendre des gradés inférieurs de l'armée, à qui est explicitement laissée une responsabilité autonome dans le cadre de consignes générales variables. Cette autonomie elle-même est un facteur de risque aléatoire particulier auquel s'ajoute l'imprévisibilité des tirs et des interventions violentes des milices des colonies, auxquelles l'armée n'oppose pas d'obstacle. Néanmoins les actions locales sont toujours faites en fonction d'une connaissance globale de la carte des routes et de la géographie des flux.

21 Les responsables Palestiniens estiment qu'il ne s'agit pas seulement d'une tactique de "punishment" de représailles collectives disproportionnées certes mais au coup par coup comme la propagande israélienne le prétend, mais plutôt d'une stratégie plus politique visant à la soumission à long terme par une attrition prolongée et une guerre économique et psychologique sans relâche contre la population civile. La mission d'information se rallie à cette interprétation, sur la base des détails précis que nous avons relevés. Ce plan d'opérations correspond à une école bien précise de manipulation déstabilisante. Mais il est clair que la répression exercée sous cette forme, l'impunité des responsables de cette oppression, le danger quotidien, l'humiliation répétitive et la violation permanente des droits de l'Homme, ne peuvent que susciter - et non apaiser - de nouvelles réactions violentes.

LA RÉSISTANCE PALESTINIENNE AU QUOTIDIEN

22 On constate d'ailleurs, avec un étonnement admiratif, qu'en fait la réaction compensatrice à ce harcèlement n'est pas essentiellement violente. La consigne est partout désormais : la vie doit continuer, les camions doivent passer, les enfants doivent aller à l'école, les boutiques doivent rester ouvertes, les services sociaux et les activités économiques ne doivent pas être interrompus... Il s'est développé une culture de la résistance quotidienne qui consiste en des réactions très rapides des habitants, des chauffeurs de taxis et bus, des services locaux et municipaux, dans l'invention de ripostes "logistiques" efficaces. Un barrage de route peut être effacé ou violé s'il n'est pas gardé par des tireurs. Chaque village encerclé cherche à se rouvrir sur le réseau routier en remettant en service des chemins ruraux. Un bon nombre de chemins ont même été améliorés durablement par un passage de bulldozer. Les campagnes sont ainsi remplies de files de taxis collectifs et de camions qui cahotent sur des pistes et à chaque croisement s'échangent des informations sur l'état des barrages ; celles-ci sont répercutées en temps réel sur l'ensemble du réseau par les téléphones portables devenus un instrument vital pour contrer l'action israélienne.

23 La science des contournements s'organise avec un coût élevé en temps perdu, usure du matériel, fatigue. Malgré les carences alimentaires et l'obstacle systématique aux déplacements des médicaments, des malades, des blessés, des femmes en couches que les Israéliens ont appliqué en octobre-novembre-décembre et appliquent encore en janvier aux villages assiégés quand ils en ont l'occasion, malgré le grand nombre de récoltes détruites ou non récoltées depuis novembre, malgré le blocus, il existe une résistance tenace et astucieuse de tous les instants qui implique une volonté civique de survie et des solidarités exemplaires.

24 (…)

Une Intifada de village

25 Il faut éviter de croire que ce système est une espèce d'escarmouche inoffensive de bande dessinée, et qu'on se promène autour du village d'Astérix, bien qu'il y ait quelque chose de cela. Les Romains occupants sont toujours ridicules, mais ici, les militaires comme les colons tirent avec des fusils d'assaut sur des populations totalement désarmées. Ce qui n'était pas tout à fait le cas en ville, pendant l'Intifada. La mission a pu observer ainsi, par hasard au détour d'une route moyenne, une petite route locale montant vers un village, coupée par un fossé profond, et à côté une petite "garnison de barrage", soit 5 à 10 hommes en casques lourds et gilets pare-balle, dont un gradé, qui tiraient, comme à l'exercice, sur des enfants qui leur lançaient des pierres et sautaient comme des cabris derrière des tas de pierres ou des arbres à cent mètres de là.

26 Après avoir d'abord pris notre groupe pour cible en lui ordonnant de partir, comme nous continuions d'avancer, le gradé, un jeune homme de 20 ans accepta d'expliquer ce qu'il faisait :

27 “- Vous voyez ce qu'ils font, disait-il réellement indigné, ils nous jettent des pierres !

28 Autrement dit l'armée était en état de légitime défense.

29 “- Mais qui a fait ce fossé ?

30 C'est nous, ce matin !

31 Pourquoi ?

32 Interdiction de rester, interdiction d'aller au village, interdiction de poser des questions. Le chauffeur de taxi à peine nerveux préférait partir. Cependant, les tireurs ne cessaient pas un seul instant de tirer, et les enfants de sautiller. Quelques pierres atterrissaient mollement aux pieds des Romains furieux.

33 Renseignements pris, le barrage avait été organisé après 7 heures du matin mais avant le passage du bus scolaire. Comme le bus se présentait normalement vers 8 h, les enfants avaient été obligés de descendre à pied pour le rejoindre sur la route principale. Le poste militaire avait ordonné au bus scolaire de repartir, tout en ordonnant aux enfants de rentrer au village. Certains frustrés d'école, étaient restés au contact pour faire leur Intifada. Le bilan de l'affrontement, connu plus tard par téléphone, fut de deux jeunes blessés, dont un gravement touché à la tête. A l'heure qu'il est personne ne peut dire si ce village est encore assiégé ou pas et sur quelle décision et pour quelle raison ancienne ou nouvelle.

34 (…)

RÔLE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE - AU SENS PRÉCIS DU TERME

35 La défense des villages, c'est à la fois :

36

  • la défense d'une souveraineté pratique sur les mouvements dans le futur territoire national ;
  • la défense de la circulation des flux vitaux entre terroirs, villages et villes.

37 Cette défense en zone B et C, sous contrôle de l'armée israélienne, est nécessairement prise en charge par la société civile elle-même car l'armée israélienne demeure maîtresse du terrain. Quant à l'Autorité palestinienne, même si elle est présente en zone B, elle n'y n'a que des compétences civiles ; la police palestinienne est trop faible pour créer un rapport de force.

38 Dans cet espace, la violence de l'occupation israélienne se manifeste sans relâche d'une façon semi aléatoire. Mais la défense palestinienne se construit aussi sans cesse par des actions populaires de base, largement spontanées ou improvisées par les réseaux familiaux, professionnels et économiques, appuyés par les organes techniques de l'Autorité et par la coordination politique de l'Intifada ; toutes ces instances organisationnelles et décisionnelles apparaissent comme des lieux de la capacité démocratique de la société civile plutôt que de l'autorité centrale. C'est dans cette perspective que la solidarité des ONG, du mouvement associatif, des syndicats et des élus locaux en Europe peut trouver ses correspondants naturels et contribuer à la résistance et à la vie de la société démocratique palestinienne.

39 (…)

RECOMMANDATIONS

40 En se basant sur le document "Palestine : Agir Maintenant" adopté par le Forum civil euromed le 12 novembre 2000, la mission d'information précise les recommandations suivantes :

41

  • Refonder en politique et en droit le processus de paix dans le but de mettre en mouvement des instances précises de l'ONU, du CICR, de l'Union européenne, de l'OSCE, des partis politiques, des organisations internationales politiques et religieuses. Et notamment, exiger l'application des résolutions 194, 242, 338 du Conseil de sécurité.
  • Le conflit israélo-palestinien n'étant pas une guerre de religions mais portant sur le droit d'un peuple à disposer d'une terre face à un processus colonial, le thème dominant des manifestations de solidarité peut être la dénonciation d'un nouveau régime d'apartheid en voie de consolidation.
  • Dans l'hypothèse que le combat sera long, organiser une solidarité concrète avec les modes locaux et populaires de résistance à l'oppression.
  • Prendre au pied de la lettre la demande de protection internationale et mettre à l'ordre du jour l'envoi d'une force internationale de protection et au moins d'un contingent d'observateurs comparables aux observateurs d'Hébron.
  • En cas de crime contre l'humanité avéré ou de crime de guerre, saisir rapidement un TPI ou les tribunaux compétents.
  • Les pressions sur l'Etat d'Israël dirigé par Sharon doivent se faire désormais sous menace de sanctions. Il faut exiger de l'Union européenne qu'elle applique les sanctions prévues par l'article 2 des accords d'association avec Israël.


Date de mise en ligne : 01/01/2011

https://doi.org/10.3917/come.037.0178