Article de revue

Une nouvelle loi pour les universités (II)

Parcoursup : la loi en pratique

Pages 911 à 924

Citer cet article


  • Beaud, O.,
  • Vatin, F.,
  • Avec la collaboration de Marques, S.
(2018). Parcoursup : la loi en pratique. Commentaire, Numéro 164(4), 911-924. https://doi.org/10.3917/comm.164.0911.

  • Beaud, Olivier.,
  • et al.
« Parcoursup : la loi en pratique ». Commentaire, 2018/4 Numéro 164, 2018. p.911-924. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2018-4-page-911?lang=fr.

  • BEAUD, Olivier,
  • VATIN, François,
  • Avec la collaboration de MARQUES, Sylvia,
2018. Parcoursup : la loi en pratique. Commentaire, 2018/4 Numéro 164, p.911-924. DOI : 10.3917/comm.164.0911. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2018-4-page-911?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.164.0911


Notes

  • [1]
    Voir François Vatin, « Expansion et crise de l’Université française. Essai d’interprétation historique et statistique », Commentaire, n° 139, automne 2012, p. 823-838 ; « Université : la crise se confirme et s’aggrave », Commentaire, n° 149, printemps 2015, p. 143-152.
  • [2]
    Voir la première partie de cet article (Commentaire, n° 163).
  • [3]
    La part des filières sélectives est ici sous-estimée, puisque nombre d’entre elles échappent à Parcoursup (voire infra). De plus, le taux d’abandon est plus élevé dans les filières non sélectives. À la rentrée 2016, seul un tiers des nouveaux bacheliers poursuivant des études supérieures étaient inscrits dans un cursus universitaire, première année de médecine compris (L’État de l’enseignement supérieur et de la recherche en France, n° 11, juillet 2018, p. 31).
  • [4]
    « Orientation dans l’enseignement supérieur : les vœux des lycéens dans Parcoursup pour la rentrée 2018 », Note Flash du SIES, n° 4, mai 2018. Ces chiffres portent sur la population de 650 000 lycéens scolarisés en France candidats à Parcoursup hors apprentissage. Cette population est plus réduite que l’ensemble de la population Parcoursup. Elle a émis en moyenne 7,4 vœux par candidat.
  • [5]
    Les facultés de médecine dissuadent les candidats qui n’ont pas un baccalauréat S avec mention Assez Bien ou un autre baccalauréat avec mention Bien de s’inscrire et ce message, relayé dans les lycées, est entendu par les lycéens qui sont extrêmement rares à s’y inscrire s’ils n’ont pas un profil conforme à ces normes.
  • [6]
    « Orientation dans l’enseignement supérieur : les vœux des lycéens dans Parcoursup pour la rentrée 2018 », Note Flash du SIES, n° 4, mai 2018. Même remarque méthodologique que pour la note 3 supra.
  • [7]
    Le changement de la présentation statistique des résultats de Parcoursup à partir du 22 juillet en raison de la mise en place de la phase « complémentaire » du dispositif rend cette estimation délicate. Nous y revenons un peu plus loin.
  • [8]
    Pour construire notre propre graphique visant à figurer la dynamique jusqu’au terme de la phase principale de Parcoursup, nous avons considéré par hypothèse que l’effectif de refusés partout qui s’élevait à 32 623 le 22 juillet était resté constant ensuite. Cette hypothèse, sans doute pas exactement conforme, était acceptable pour apprécier la dynamique d’ensemble.
  • [9]
    Le Monde du 27 septembre 2018.
  • [10]
    Ce n’est pas là figure de rhétorique quand on sait que le taux de réussite des bacheliers professionnels à la licence universitaire est d’environ cinq pour cent, en leur accordant une année de redoublement.
  • [11]
    Éléments de cadrage national des attendus pour les mentions de licence communiqués par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
  • [12]
    Quantitativement, l’effet reste toutefois à ce stade assez faible, puisque ce chiffre correspond à un effectif de 389 étudiants supplémentaires. L’effet est plus important en termes de nombre de propositions faites à Paris à des élèves des lycées de Seine-Saint-Denis, passées de 3 150 à 5 795, soit une croissance de 84 %. En ce qui concerne l’académie de Créteil, le nombre de propositions a crû de 64 % et le nombre d’étudiants inscrits a paradoxalement baissé de 1 %.
  • [13]
    Avant la loi LRU dotant les universités d’une autonomie de gestion, une telle solution n’aurait pas posé de problème. Mais, aujourd’hui, les établissements savent que leurs moyens ne progresseront pas au prorata de leurs effectifs. Les équipes présidentielles se sont donc montrées très réservées sur la pratique du surbooking.
  • [14]
    Voir Olivier Beaud, Alain Caillé, Pierre Encrenaz, Marcel Gauchet et François Vatin, Refonder l’Université. Pourquoi l’enseignement supérieur reste à reconstruire, La Découverte, 2010.

Rappelons, avant tout, que cet article a été écrit « à chaud », alors que le dispositif Parcoursup 2018 n’était pas encore arrivé tout à fait au terme du processus d’appariement des candidatures et des places en formation. Par ailleurs, on notera un hiatus entre les deux parties de cet article, qui est en soi symptomatique des présents débats. L’analyse générale de la mise en œuvre de Parcoursup porte sur l’ensemble des formations supérieures, sélectives et non sélectives, qui participent à la plate-forme. L’enquête, en revanche, ne porte que sur les licences universitaires publiques. Mais c’est parce que seules ces formations ont connu une transformation significative du fait de la loi ORE, puisque les autres ont continué à pratiquer, sans changement majeur, les opérations de sélection auxquelles elles étaient habituées. On retrouve ici une constante des débats sur l’enseignement supérieur français, qui consiste à focaliser les interrogations et les critiques sur la seule Université, qui n’accueille, pourtant, qu’une fraction restreinte du public étudiant, alors que les dysfonctionnements de l’enseignement supérieur français trouvent leur source dans la structuration générale des formations post-baccalauréat.
Pratiquement, Parcoursup se présente comme une plate-forme en ligne sur laquelle l’ensemble des élèves de classe de Terminale ont saisi leurs vœux de poursuite d’études entre janvier et mars 2018. Ils ont pu formuler dix vœux au lieu de vingt-quatre sur l’ancienne plate-forme APB ; un vœu peut porter sur plusieurs formations analogues délivrées par différents établissements de la même zone géographique, ce qui, de fait, démultiplie le choix…


Date de mise en ligne : 28/11/2018

https://doi.org/10.3917/comm.164.0911

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