Les socialistes français entre Parlement et Président
Pages 435a à 439
Citer cet article
- NORDMANN, Jean-Thomas,
- Nordmann, Jean-Thomas.
- Nordmann, J.-T.
https://doi.org/10.3917/comm.150.0435
Citer cet article
- Nordmann, J.-T.
- Nordmann, Jean-Thomas.
- NORDMANN, Jean-Thomas,
https://doi.org/10.3917/comm.150.0435
Séduisant, mais quelque peu énigmatique, le titre renvoie indirectement à l’Évangile de Matthieu et suggère la difficulté d’incarner l’espérance eschatologique de la révolution future dans des réalités institutionnelles plus immédiates. Le livre raconte l’histoire, durant les deux derniers siècles, des attitudes des penseurs socialistes à l’égard d’institutions conçues et mises en œuvre en dehors du socialisme, et, plus précisément, de leurs réactions face au développement et à la crise de la démocratie représentative. Un sujet si restreint pourrait n’intéresser que les spécialistes, mais l’ensemble est d’une lecture plutôt agréable, en dépit de citations parfois démesurées et de quelques coquilles étranges : un article de L’Humanité des années vingt apparaît signé de Jacques Chastenet, mais on doute qu’il puisse s’agir du directeur du Temps et pourquoi s’obstiner à prénommer Claude l’historien allemand Gilbert Ziebuhra ? L’ouvrage a peut-être été parlé, voire professé, avant que d’être écrit, car sa matière évoque celle d’un séminaire de troisième cycle passant en revue une série de textes illustrant une problématique unificatrice. Sept chapitres déclinent un parcours en trois temps : au rappel de tout ce qui oppose le socialisme naissant à l’esprit et aux pratiques du parlementarisme succède l’exposé de leur improbable mariage avant que l’évolution même des institutions ne vienne rompre une union souvent incertaine.
Les développements consacrés au xix
e siècle forment l’étape initiale de ce parcours ; ce sont les plus convaincants…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
2,00 €