La politique de la Banque centrale européenne
Pages 981 à 991
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/comm.120.0981
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Notes
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[1]
« La Banque centrale européenne, l’euro et le dollar », Commentaire, n° 117, printemps 2007, p. 85-98.
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[2]
Le long terme doit être considéré comme une période sensiblement plus longue que la période 1999-2006 qui n’est que du moyen terme.
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[3]
À cet égard, le graphique 1 de mon article comportait plusieurs erreurs trompeuses dans la désignation des courbes qui sont corrigées dans le graphique 1 donné ici.
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[4]
Cf. P. Fortin, G. Akerlof, W. Dickens et G. Perry, « Inflation and unemployment in the US and Canada : a common framework », Cahiers de la recherche du département des sciences économiques, Université du Québec, 2002, n° 20-16. G. Akerlof est un Prix Nobel. J. Stiglitz, autre Prix Nobel, a fait de nombreuses fois référence à cette étude.
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[5]
Cf. F. Mishkin, « Monetary policy : how did we get there ? », document de travail n° 12515, NBER, 2006.
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[6]
Cf. F. Mishkin, art. cité, pour une synthèse des débats et de leurs conclusions.
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[7]
Cf. K. Dominguez et F. Panthaki, « The influence of actual and unrequited interventions », document de travail n° 12953, NBER, 2007.
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[8]
Pour un travail empirique récent, voir par exemple D. Blanchflower, « Is unemployment more costly than inflation ? », document de travail n° 13505, NBER, 2007.
Mon ami Philippe Trainar s’est livré à une longue défense de la Banque centrale européenne (BCE), au terme de laquelle il ressort que, depuis sa création, cette institution a conduit des politiques de taux d’intérêt et de change irréprochables. Cette étude d’une grande qualité m’apparaît comme une sorte de parangon de ce qu’il est convenu d’appeler la pensée unique et c’est pour son caractère emblématique qu’il m’a semblé utile d’en faire la critique.
Pour Philippe Trainar, la politique de taux d’intérêt de la BCE ne comporte aucun biais restrictif et en particulier n’est pas plus restrictive que celle suivie par la Réserve fédérale.
Pour le montrer, Philippe Trainar n’a pas procédé, comme on aurait pu le penser, à une comparaison directe des politiques de taux suivies par la BCE et la Réserve fédérale depuis la naissance de l’euro, c’est-à-dire depuis 1999. Il a préféré utiliser une méthode passablement sophistiquée qui s’apparente à de l’économie fiction.
Elle consiste à déterminer quelles auraient été les politiques monétaires suivies par la Réserve fédérale, la Bundesbank d’avant 1999 ou par un ensemble virtuel de banques centrales européennes (toujours avant 1999), si elles avaient été confrontées à la même conjoncture (activité, inflation) que celle à laquelle a été confrontée la BCE depuis sa naissance.
Comme il observe que, virtuellement, la Réserve fédérale et les banques centrales européennes d’avant 1999 auraient conduit des politiques monétaires plus rigoureuses que celle qu’a suivie la BCE, il en conclut que la politique monétaire de la BCE est moins rigoureuse que celle de la Réserve fédérale ou des banques centrales européennes d’avant 1999. CQFD…
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