L’Europe et la défense
Ne nous trompons pas de combat
Pages 973 à 980
Citer cet article
- GIULIANI, Jean-Dominique,
- Giuliani, Jean-Dominique.
- Giuliani, J.-D.
https://doi.org/10.3917/comm.120.0973
Citer cet article
- Giuliani, J.-D.
- Giuliani, Jean-Dominique.
- GIULIANI, Jean-Dominique,
https://doi.org/10.3917/comm.120.0973
Notes
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[1]
Selon le Mémorandum OTAN et l’Observatoire économique de la défense, France + Royaume-Uni = 39,4 % des dépenses de défense, 68,8 % des dépenses de R&D de défense et 27,6 % des effectifs militaires de l’Union européenne à 27.
-
[2]
Données en structure OTAN, c’est-à-dire hors pensions et taux d’activité pour les forces de sécurité, rappelées par le rapport S. Vinçon, n° 370, Sénat, 11 juillet 2007.
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[3]
Conseil européen pour la recherche nucléaire, devenu l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire.
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[4]
Defense Advanced Research Projects Agency.
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[5]
Antiblockiersystem, qui peut être traduit par « système antiblocage ».
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[6]
Les dépenses de R&D en 2006 se sont élevées à 3 795 millions d’euros au Royaume-Uni, 3 792 en France, 1 450 en Espagne, 966 en Allemagne et 374 en Italie contre 67 milliards d’euros aux États-Unis.
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[7]
Guerre réseau-centrée.
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[8]
La règle du « juste retour » voudrait que les industries nationales récupèrent sur chaque programme un retour sur investissement proportionnel à la contribution financière de leur État. L’AED vient justement de lancer un premier programme de cette nature pour la protection des forces doté de 55 millions d’euros.
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[9]
Discours à l’Île-Longue des Présidents Jacques Chirac, le 19 janvier 2006, et Nicolas Sarkozy, le 13 juillet 2007.
Pour que progresse l’Europe de la défense, trois erreurs doivent être évitées et trois conditions doivent être remplies. Ce qu’il faut éviter c’est de tomber dans le politiquement correct de trois jugements rapides.
D’abord, l’européanisation des défenses nationales des 27 États membres ne garantit pas un moindre coût pour leurs contribuables. La candidate socialiste à l’élection présidentielle française de 2007 a pu affirmer qu’il fallait renvoyer la construction d’un éventuel deuxième porte-avions au niveau européen par souci d’économies. Si les productions nationales concurrentes d’équipements similaires génèrent par duplication des coûts supplémentaires, tout n’est pas si simple. Selon la Cour des comptes britannique, l’Eurofighter de la Royal Air Force construit en coopération entre Britanniques, Allemands, Italiens, Espagnols et Français aura coûté 142 millions d’euros l’unité, soit le double du Rafale !
L’idée selon laquelle la coopération européenne réduirait les coûts de la défense en général et des équipements militaires en particulier ne résiste pas toujours à l’épreuve des faits et ne saurait justifier à elle seule une défense commune. L’approche de la Commission européenne promue par le Livre vert de 2004, qui fonde les projets du Commissaire à l’industrie Gunther Verheugen, n’est donc pas la bonne. Accroître la concurrence sur un marché européen qu’on laisserait ouvert à la concurrence internationale est peut-être une approche efficace pour les petits pois, elle est suicidaire pour l’industrie de défense puisque déjà 30 % des équipements militaires européens sont d’origine américaine …
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