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Article de revue

Isabelle Krier, Marie de Gournay, philosophe morale et politique à l’aube du xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2023

Pages 144 à 145

Citer cet article


  • Durand-Gasselin, J.-M.
(2025). Isabelle Krier, Marie de Gournay, philosophe morale et politique à l’aube du xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2023. Cités, 101(1), 144-145. https://doi.org/10.3917/cite.101.0144.

  • Durand-Gasselin, Jean-Marc.
« Isabelle Krier, Marie de Gournay, philosophe morale et politique à l’aube du xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2023 ». Cités, 2025/1 N° 101, 2025. p.144-145. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-cites-2025-1-page-144?lang=fr.

  • DURAND-GASSELIN, Jean-Marc,
2025. Isabelle Krier, Marie de Gournay, philosophe morale et politique à l’aube du xviie siècle, Paris, Classiques Garnier, 2023. Cités, 2025/1 N° 101, p.144-145. DOI : 10.3917/cite.101.0144. URL : https://shs.cairn.info/revue-cites-2025-1-page-144?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cite.101.0144


Notes

  • [1]
    Sur la percée de Montaigne sur ce thème on lira justement Isabelle Krier, Montaigne et le genre instable, Paris, Classiques Garnier, 2015.

Cette étude courte et élégante de l’itinéraire intellectuel de la philosophe Marie de Gournay (1665-1645), possède trois grands intérêts : faire connaître une personnalité intellectuelle novatrice et colorée, dont on ne connaît en général que le texte « Égalité des hommes et des femmes » (1622), à travers l’étude de Les Avis, son œuvre majeure ; illustrer la variété des appropriations philosophique du scepticisme de Montaigne au-delà de la seule question épistémique ; montrer comment se tisse une pensée critique portée par une femme à l’articulation historique du scepticisme et du rationalisme et au moment de la gestation de l’absolutisme et des Salons.
Le prologue évoque d’abord le barrage des critiques, sexistes avant la lettre, dont la personne et l’œuvre firent l’objet (arrivisme et ambition contre nature, « vieille fille », etc.) avant d’esquisser sa trajectoire singulière. Issue de l’aristocratie désargentée, se passionnant pour les Essais au sortir de l’adolescence, elle rencontre Montaigne à sa propre initiative à 23 ans, suscite par son intelligence de l’admiration, au point que certains passages politiques Essais dans leur dernière version semblent avoir été écrits à deux. La jeune femme est intronisée par le philosophe bientôt disparu comme « fille d’alliance » et bientôt responsable d’un travail d’édition et d’interprétation qui occupera une partie substantielle de son énergie de 1595 à 1635. Profitant de sa proximité avec Montaigne, Marie de Gournay peut s’affirmer comme une femme savante dans les cours de Henri IV puis de Louis XIII, relativement propices grâce à Marguerite de Valois et à Marie de Médicis…


Date de mise en ligne : 14/04/2025

https://doi.org/10.3917/cite.101.0144

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