Les trésors de la piété populaire
Page 7
Citer cet article
- BUSTARRET, Marie-Caroline,
- Bustarret, Marie-Caroline.
- Bustarret, M.-C.
https://doi.org/10.3917/chri.279.0009
Citer cet article
- Bustarret, M.-C.
- Bustarret, Marie-Caroline.
- BUSTARRET, Marie-Caroline,
https://doi.org/10.3917/chri.279.0009
« Dire le chapelet ? allumer un cierge ? caresser la roche de
la grotte à Lourdes ? Très peu pour moi ! » Nous sommes
parfois tentés de considérer la piété populaire avec méfiance. Or, la
piété populaire n’est-elle pas riche de beautés et d’une force évangélisatrice. Cette manière de vivre la foi passe par le corps et se vit
en fraternité, ose dire sa joie et ses peines. Elle recèle des trésors
qu’il s’agit d’honorer : « Les expressions de la piété populaire ont
beaucoup à nous apprendre et [...] elles sont un lieu théologique
auquel nous devons prêter attention » (Evangelii Gaudium, 126).
La piété populaire est d’abord un vécu à partager qui donne le goût
de contempler ces manifestations colorées de la foi.
L’expérience spirituelle est ici celle d’une capacité spontanée
à s’appuyer sur Dieu, de qui vient tout secours ; c’est pourquoi la
piété populaire tient une grande place dans le cœur des pauvres qui
savent d’expérience combien nous sommes tous vulnérables. Si elle
est l’apanage des cœurs humbles, la piété populaire n’est cependant
pas la foi des ignorants, c’est la foi du peuple ; elle émane de lui et le
constitue comme communauté ecclésiale, elle édifie l’Église. Cette
piété est l’expression d’un élan en quête de la Source de la vie. Les
évangiles attestent qu’en Jésus, qui s’adresse de la même façon aux
puissants et aux petits, Dieu accueille cet élan et l’enrichit.
L’Église est appelée à laisser cette foi du peuple se déployer, tout
en se prémunissant contre certains risques…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
3,00 €