Après coup — Quelles convergences ? Quelles différences ?
- Par Christian Gaillard
- et Alain Gibeault
Pages 73 à 75
Citer cet article
- GAILLARD, Christian
- et GIBEAULT, Alain,
- Gaillard, Christian.
- et al.
- Gaillard, C.
- et Gibeault, A.
https://doi.org/10.3917/cjung.127.0073
Citer cet article
- Gaillard, C.
- et Gibeault, A.
- Gaillard, Christian.
- et al.
- GAILLARD, Christian
- et GIBEAULT, Alain,
https://doi.org/10.3917/cjung.127.0073
S'il est plus qu'une convergence entre les quatre analystes qui ont participé
à cette rencontre, en fait un trait qui nous est commun, que nous soyons freudiens ou jungiens, c'est notre attention commune et notre goût commun pour
ce que les uns et les autres nous appelons « la réalité psychique ».
Ce trait, qui peut paraître évident mais relève en fait d'une position épistémologique et méthodologique constante de notre part autant que de notre
expérience de cliniciens, nous engage à adopter une attitude prudente ou,
disons, réservée, à l'égard de l'accent mis par David Lewis-Williams sur les
effets proprement neurologiques des conditions dans lesquelles auraient été
réalisées les représentations aujourd'hui visibles dans les grottes ou les abris
rupestres qu'il étudie.
Quand David Lewis-Williams parle avec insistance du fonctionnement du
cerveau, les analystes, eux, pensent et écrivent en termes de psyché et, plus
spécifiquement, d'inconscient.
Il en découle, on l'aura remarqué, qu'aucun d'entre nous ne prend vraiment position en ce qui concerne l'« hypothèse chamanique » du paléoanthropologue. L'appréciation d'une telle hypothèse manifestement ne relève
pas à strictement parler de notre champ de compétence, et se trouve donc pratiquement renvoyée par chacun de nous aux spécialistes en la matière. C'est
avec la plus vive attention que nous attendons, de notre place, la poursuite de
leurs recherches et de leurs débats.
Sur le fond de cette position commune, des nuances pourtant se manifestent dans nos avancées respectives à cet égard…