In memoriam
Pages 189 à 194
Citer cet article
- CANDAR, Gilles,
- POLLACK, Guillaume
- et GODGUIN, Florent,
- Candar, Gilles.,
- et al.
- Candar, G.,
- Pollack, G.
- et Godguin, F.
https://doi.org/10.3917/cj.255.0189
Citer cet article
- Candar, G.,
- Pollack, G.
- et Godguin, F.
- Candar, Gilles.,
- et al.
- CANDAR, Gilles,
- POLLACK, Guillaume
- et GODGUIN, Florent,
https://doi.org/10.3917/cj.255.0189
Notes
-
[1]
« Le seul avec Victor Basch », écrit Madeleine Rebérioux en 2004 dans sa préface au livre de Rémi Fabre issu de sa thèse.
-
[2]
Rémi Fabre, « Pressensé et la séparation des Églises et de l’État. Une contribution importante », Jean Jaurès. Cahiers trimestriels, janvier-mars 2004, p. 25-34.
-
[3]
« La séparation des Églises et de l’État », Cahiers Jaurès, n° 175-176, janvier-juin 2005. Contributions de Mathilde Guilbaud et de Philippe Oulmont en sus de celles des trois co-directeurs. L’article de Rémi Fabre portait sur « Une séparation révolutionnaire ? Allard et Vaillant… Les ultras de la commission Briand ».
-
[4]
Sur les pas de Jaurès. La France de 1900, Castres, 20 et 21 octobre 2000, dirigé par Alain Boscus et Rémy Cazals (Toulouse, Privat, 2004, réédition 2008).
Rémi Fabre était un ami charmant, un excellent historien et un
modeste. Il ne se souciait guère de son absence sur les encyclopédies
en ligne ou des traverses de carrière qu’il avait pu subir et d’ailleurs
surmonter. Il suivait son parcours et accomplissait sa tâche avec tranquillité et une égalité d’humeur parfaite.
Il était issu d’une famille protestante, « fermement républicaine »
au dire de Madeleine Rebérioux qu’il connut après-guerre à Mulhouse
où elle enseignait l’histoire et géographie au lycée de jeunes filles. Cela
explique peut-être qu’après le temps des études et des concours (ENS et
agrégation), Rémi Fabre suivit les séminaires, à Vincennes, à l’EHESS
et au musée d’Orsay, de cette vieille amie de la famille. Rémi Fabre
travailla d’abord sur les étudiants et les mouvements de jeunesse protestants auxquels il consacra sa thèse. Il aborda la famille de Pressensé par
le biais de la mère de Francis, Élise (1826-1901), née du Plessis-Gouret, écrivaine et philanthrope, épouse du pasteur Edmond de Pressensé
(1824-1891). Sur la suggestion de Madeleine Rebérioux, il prépara une
habilitation à diriger des recherches sur Francis de Pressensé (1854-
1914), passé du protestantisme au socialisme et du Temps à L’Humanité,
« grand président » de la Ligue des droits de l’Homme, qu’il soutint
brillamment, et qui fut publiée en 2004 sous le titre Francis de Pressensé
et la défense des Droits de l’Homme. Un intellectuel au combat, aux Presses
universitaires de Rennes.
Après avoir été professeur d’histoire au lycée Camille Saint-Saëns
de Rouen, Rémi Fabre fut élu maître de conférences à l’université d…
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