Le bébé diabolique
Conte de la pauvreté, de la superstition et de la lutte des femmes ordinaires
- Par Jane Addams,
- Caroline Ibos,
- Traduction Stéphanie Alkofer
Pages 115 à 131
Citer cet article
- ADDAMS, Jane,
- IBOS, Caroline,
- Traduction ALKOFER, Stéphanie,
- Addams, Jane.,
- et al.
- Addams, J.,
- Ibos, C.,
- Traduction Alkofer, S.
https://doi.org/10.3917/cdge.077.0115
Citer cet article
- Addams, J.,
- Ibos, C.,
- Traduction Alkofer, S.
- Addams, Jane.,
- et al.
- ADDAMS, Jane,
- IBOS, Caroline,
- Traduction ALKOFER, Stéphanie,
https://doi.org/10.3917/cdge.077.0115
Notes
-
[1]
Marie Jo Deegan (1988). Jane Addams and the Men of the Chicago School, 1892-1918. New Brunswick, Transaction Books : 311.
-
[2]
Le volume réunit les contributions de sept femmes et deux hommes.
-
[3]
Voir la description de Chicago par Max Weber, citée par Jean-Michel Chapoulie (2001), La tradition sociologique de Chicago, 1892-1961. Paris, Seuil : 17.
Le « bébé diabolique. Conte de la pauvreté, de la superstition et de la lutte des femmes ordinaires » est un texte publié aux États-Unis en 1916 par Jane Addams (1860-1935) dans la revue progressiste The Atlantic. L’œuvre de cette intellectuelle audacieuse reste jusqu’à aujourd’hui victime du « grand effacement » d’une historiographie des sciences sociales féminicide. Avant même qu’un département de sociologie n’ouvre à l’université de Chicago, Addams exerçait son regard féministe dans des enquêtes de terrain dont les sujettes étaient des femmes. Savante, elle n’en défendait pas moins de multiples causes politiques : le suffragisme, le pacifisme, la lutte pour l’égalité raciale, pour les droits des enfants, contre la souffrance animale. En 1931, le Prix Nobel de la paix lui sera attribué, consacrant l’engagement pacifiste qui lui avait valu d’être accusée de traîtrise pendant la Première Guerre mondiale. Si cette distinction a récompensé la militante, elle a toutefois contribué à masquer la sociologue. Pour toutes ces raisons, il est important aujourd’hui de publier, traduire et analyser Jane Addams.En 1889, avec sa compagne Ellen Gates Starr, Addams fonde dans un quartier défavorisé de Chicago le centre social de Hull House, un lieu de vie et de services pour la population locale composée majoritairement d’immigré·es, d’ouvrier·es et de chômeur·euses. Ce projet attire une communauté de chercheuses-militantes dont les noms, du moins en France, résonnent dans le vide : c’est pourquoi il faut nommer Marion Talbot, Grace et Edith Abbott, Sophonisba Breckinridge, Florence Kelley, Alice Hamilton ou Julia Lathrop (entre autres)…