Compte rendu

Sylvie Meyer, Le roman d’aventure médiéval entre convention et subversion (XIIe-XIIIe siècles). Accidents de parcours

Pages 203 à 206

Citer cet article


  • Menichetti, C.
(2019). Sylvie Meyer, Le roman d’aventure médiéval entre convention et subversion (XIIe-XIIIe siècles). Accidents de parcours. Cahiers de civilisation médiévale, 246(2), 203-206. https://doi.org/10.4000/ccm.4793.

  • Menichetti, Caterina.
« Sylvie Meyer, Le roman d’aventure médiéval entre convention et subversion (XIIe-XIIIe siècles). Accidents de parcours ». Cahiers de civilisation médiévale, 2019/2 n° 246, 2019. p.203-206. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-cahiers-de-civilisation-medievale-2019-2-page-203?lang=fr.

  • MENICHETTI, Caterina,
2019. Sylvie Meyer, Le roman d’aventure médiéval entre convention et subversion (XIIe-XIIIe siècles). Accidents de parcours. Cahiers de civilisation médiévale, 2019/2 n° 246, p.203-206. DOI : 10.4000/ccm.4793. URL : https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-civilisation-medievale-2019-2-page-203?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/ccm.4793


Le livre de Sylvie Meyer propose une nouvelle approche du roman en vers du xiie s., auquel l’a. juge consubstantielles deux modalités de lecture : l’une, plus simple, de type séquentiel et visant donc le récit ; l’autre, moins immédiate, de type récursif et fondée sur une appropriation non linéaire des textes.
Après une Introduction présentant le nœud critique qui fonde l’ouvrage et sa structure générale (p. 7-26), les « Prolègomenes – Du genre romanesque au roman d’aventure » (p. 29-61) fournissent le cadre théorique de référence en fonction duquel l’a. a interrogé son corpus de cinq textes : Érec, Yvain et la Charrette de Chrétien, le Bel Inconnu de Renaut de Bâgé, et le Romanz du reis Yder. L’a. distingue deux approches critiques principales du roman médiéval : l’une, évolutionniste et donc diachronique, qui vise à organiser le vaste patrimoine des œuvres narratives longues selon des critères descriptifs stricts ; l’autre, plutôt synchronique, se concentrant sur l’horizon d’attente et donc sur le contexte d’énonciation première des œuvres. En considérant les deux méthodes comme insatisfaisantes – la première à cause de sa tendance à promouvoir les critères interprétatifs modernes au rang de règles contraignantes pour les auteurs médiévaux et à se faire paradigme biologique ; la deuxième à cause de son manque de dimension diachronique et d’attention envers la littérature latine médiévale –, l’a. propose d’analyser les romans du Moyen Âge :
« à l’aide de la notion de “noyau prototypique”, c’est-à-dire d’un invariant ou d’une somme d’invariants reconnaissables à travers de multiples transformations…


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Date de mise en ligne : 03/03/2021

https://doi.org/10.4000/ccm.4793

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