Sylvie Meyer, Le roman d’aventure médiéval entre convention et subversion (XIIe-XIIIe siècles). Accidents de parcours
Pages 203 à 206
Citer cet article
- MENICHETTI, Caterina,
- Menichetti, Caterina.
- Menichetti, C.
https://doi.org/10.4000/ccm.4793
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- Menichetti, C.
- Menichetti, Caterina.
- MENICHETTI, Caterina,
https://doi.org/10.4000/ccm.4793
Le livre de Sylvie Meyer propose une nouvelle approche du roman en vers du xiie s., auquel l’a. juge consubstantielles deux modalités de lecture : l’une, plus simple, de type séquentiel et visant donc le récit ; l’autre, moins immédiate, de type récursif et fondée sur une appropriation non linéaire des textes.
Après une Introduction présentant le nœud critique qui fonde l’ouvrage et sa structure générale (p. 7-26), les « Prolègomenes – Du genre romanesque au roman d’aventure » (p. 29-61) fournissent le cadre théorique de référence en fonction duquel l’a. a interrogé son corpus de cinq textes : Érec, Yvain et la Charrette de Chrétien, le Bel Inconnu de Renaut de Bâgé, et le Romanz du reis Yder. L’a. distingue deux approches critiques principales du roman médiéval : l’une, évolutionniste et donc diachronique, qui vise à organiser le vaste patrimoine des œuvres narratives longues selon des critères descriptifs stricts ; l’autre, plutôt synchronique, se concentrant sur l’horizon d’attente et donc sur le contexte d’énonciation première des œuvres. En considérant les deux méthodes comme insatisfaisantes – la première à cause de sa tendance à promouvoir les critères interprétatifs modernes au rang de règles contraignantes pour les auteurs médiévaux et à se faire paradigme biologique ; la deuxième à cause de son manque de dimension diachronique et d’attention envers la littérature latine médiévale –, l’a. propose d’analyser les romans du Moyen Âge :
« à l’aide de la notion de “noyau prototypique”, c’est-à-dire d’un invariant ou d’une somme d’invariants reconnaissables à travers de multiples transformations…