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Vols au-dessus de la France occupée. Antoine de Saint-Exupéry et le régime de Vichy

Pages 125 à 140

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  • Landau, P.
(2026). Vols au-dessus de la France occupée. Antoine de Saint-Exupéry et le régime de Vichy. Archives Juives, . 59(1), 125-140. https://doi.org/10.3917/aj1.591.0125.

  • Landau, Philippe.
« Vols au-dessus de la France occupée. Antoine de Saint-Exupéry et le régime de Vichy ». Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, 2026. p.125-140. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-125?lang=fr.

  • LANDAU, Philippe,
2026. Vols au-dessus de la France occupée. Antoine de Saint-Exupéry et le régime de Vichy. Archives Juives, 2026/1 Vol. 59, p.125-140. DOI : 10.3917/aj1.591.0125. URL : https://shs.cairn.info/revue-archives-juives-2026-1-page-125?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0125


Notes

  • [1]
    Vincent Giraudier, « Une lointaine Amérique », in Vincent Giraudier et Sylvie Le Ray-Burimi (dir.), Un exil combattant. Les artistes et la France 1939-1945, Paris, Gallimard/Musée de l’Armée, 2025, p. 125.
  • [2]
    Lettre à un otage, Œuvres complètes (OC), II, Paris, « Bibliothèque de la Pléiade, 1999, p. 90 et 94.
  • [3]
    « Aux Américains », OC, II, p. 47. Ce texte fut peut-être rédigé en juin 1940.
  • [4]
    Lettre à Nada de Bragance, février 1942, OC, II, p. 921. Saint-Exupéry connaît le directeur de cabinet civil du maréchal Pétain, Henry du Moulin de Labarthète, et Gaston Bergery, chargé de créer un Parti national unique (Michel Quesnel, Introduction, OC, II, p. XXII).
  • [5]
    « Il faut donner un sens à la vie des hommes », Paris-Soir, 4 octobre 1938 (OC, I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1994, p. 360). Cet article est rédigé quatre jours après les accords de Munich.
  • [6]
    Antoine de Saint-Exupéry, Écrits de guerre 1939-1944, Paris, Gallimard, 1982, p. 147.
  • [7]
    Journal officiel de l’État français. Lois et décrets, no 24, 24 janvier 1941, p. 371. Henry du Moulin de Labarthète est le secrétaire général du Comité. Parmi les quarante membres se trouvent Gaston Bergery, le pianiste Alfred Cortot, le pasteur Marc Boegner, le maurrassien Abel Bonnard, le fondateur du Parti populaire français (PPF) Jacques Doriot ainsi que le journaliste Paul Marion.
  • [8]
    « Il m’autorise à me servir de son nom, toutes les fois que je jugerais utile, dans l’intérêt du Maréchal. Je ne fus pas peu surpris d’apprendre, un an plus tard, […] que Saint-Exupéry me tenait rigueur d’avoir usé de cette autorisation. » (Henry du Moulin de Labarthète, Le Temps des illusions. Souvenirs (Juillet 1940-avril 1942), Genève, Les Éditions du Cheval ailé, 1946, p. 241).
  • [9]
    The New York Times, 31 janvier 1941 (Écrits de guerre 1939-1944, op. cit., p. 161).
  • [10]
    Gisèle Sapiro, La guerre des écrivains 1940-1953, Paris, Fayard, 1999, p. 22.
  • [11]
    Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l’appel du 18 juin à la Libération, Paris, Gallimard, 1996, p. 263-269.
  • [12]
    Raymond Aron, préface à Écrits de guerre 1939-1944, op. cit., p. 9. Saint-Exupéry « rejetait » les gaullistes « à cause de leur manichéisme primitif, de leur intransigeance, de leurs ambitions. »
  • [13]
    « Lettre aux Français », OC, II, p. 72.
  • [14]
    Témoignage de l’ingénieur Roger Beaucaire (Michèle Cointet, De Gaulle et Giraud. L’affrontement, Paris, Perrin, 2005, p. 469).
  • [15]
    Léon Werth, Saint-Exupéry tel que je l’ai connu [1949], Paris, Viviane Hamy, 1994, p. 98 et 144.
  • [16]
    Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l’appel du 18 juin à la Libération, op. cit., p. 264.
  • [17]
    Pilote de guerre, OC, II, p. 134.
  • [18]
    Lettre à Pierre Chevrier [Nelly de Vogüé], 8 septembre 1941, OC, II, p. 951.
  • [19]
    Paul Morand, Journal de guerre. Londres-Paris-Vichy 1939-1943, Paris, Gallimard, 2020, p. 359. Morand est alors chargé de mission au cabinet de Pierre Laval depuis le 1er mai 1942.
  • [20]
    Les trois V signifient le Vœu pour la Vie et la Victoire (André Breton, Entretiens [1952], Paris, Gallimard, 1995, p. 197). Breton et Étiemble ont été proches du Parti communiste français avant la guerre.
  • [21]
    Saint-Exupéry avait refusé de travailler au commissariat à l’Information (dirigé par Jean Giraudoux), d’être le pilote attitré des ministres et de participer à la recherche scientifique (OC, II, note 3, p. 1240).
  • [22]
    Lettres à André Breton (no 2), OC, II, p. 54, 55, 58, 59 et 62. Cette lettre a vraisemblablement été écrite avant octobre 1942. La photographie en question illustre le poème de Benjamin Péret « La baisse du franc » (La Révolution surréaliste, no 8, décembre 1926).
  • [23]
    Ibid., p. 62.
  • [24]
    Après l’entrevue avec Hitler du 30 octobre 1940 à Montoire-sur-le-Loir, le maréchal Pétain déclare : « C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, […], que j’entre dans la voie de la collaboration. » Le 7 avril 1941, il affirme : « On ne peut pas servir la France contre l’unité française, contre l’unité de la Mère-Patrie et de l’Empire » (Maréchal Pétain, La France nouvelle. Appels et messages 17 juin 1940-17 juin 1941, Paris, Fasquelle, 1941, p. 88 et 136).
  • [25]
    Maréchal Pétain, La France nouvelle. Appels et messages 17 juin 1940-17 juin 1941, op. cit., p. 15.
  • [26]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 212-213.
  • [27]
    Discours du 25 juin 1940 (La France nouvelle, op. cit., p. 26).
  • [28]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 213-214.
  • [29]
    Discours du 6 septembre 1940 (La France nouvelle, op. cit., p. 56).
  • [30]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 212.
  • [31]
    Ibid., p. 222.
  • [32]
    Ibid., p. 213.
  • [33]
    Pierre Laborie, L’opinion française sous Vichy, Paris, Le Seuil, « L’Univers historique », 1990, p. 267.
  • [34]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 176-177 et p. 212.
  • [35]
    Raoul de Roussy de Sales, L’Amérique entre en guerre (Journal d’un Français aux États-Unis), Paris, La Jeune Parque, 1948, p. 174. Limogé le 13 décembre 1940 par le maréchal Pétain, Pierre Laval revient au pouvoir en avril 1942 à la demande des Allemands.
  • [36]
    Léon Werth, Déposition. Journal 1940-1944 [1946], Paris, Vivianne Hamy, 1992, p. 51 et p. 65.
  • [37]
    Carnets, OC, I, Carnet I, p. 500.
  • [38]
    Ibid., p. 462.
  • [39]
    Henri Alias, « D’Orconte à Orly », Icare. Saint-Exupéry 1939-1940, volume IV, no 78, 1976, p. 45.
  • [40]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 200.
  • [41]
    Ibid., p. 120. Toutes les citations relatives au nez de Jean Israël sont extraites des pages 120 et 121.
  • [42]
    Laurent Israël, « Le nez d’Israël ». Souvenirs de mon père », Pilote de guerre. L’engagement singulier de Saint-Exupéry, Actes du colloque de Saint-Maurice-de-Rémens, textes réunis par Delphine Lacroix, Paris, Gallimard, « Les Cahiers de la NRF », 2013, p. 229.
  • [43]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 121.
  • [44]
    Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Sodome et Gomorrhe [1922], Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », OC, II, 1954, p. 690.
  • [45]
    Henry de Montherlant, Mors et vita [1932], Essais, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1976, p. 470.
  • [46]
    Louis-Ferdinand Céline, Bagatelles pour un massacre, Paris, Denoël, 1937, p. 296.
  • [47]
    George Montandon, Comment reconnaître le Juif ? Paris, Nouvelles Éditions françaises, 1940, p. 23.
  • [48]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 120.
  • [49]
    Henry de Montherlant, Mors et vita, op. cit., p. 476.
  • [50]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 121.
  • [51]
    Ibid., p. 202 et p. 215.
  • [52]
    Atinati Mamatsashvili, « Les écrivains français face au langage antisémite sous l’Occupation : Édith Thomas, Antoine de Saint-Exupéry », Romanica Olomucensia, 29/2, 2017, p. 245-258.
  • [53]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 120.
  • [54]
    Gérard Loiseaux, La littérature de la défaite et de la collaboration, Paris, Fayard, coll. « Pour une histoire du xxe siècle », 1995, p. 106-107.
  • [55]
    Gerhard Heller, Un Allemand à Paris 1940-1944, Paris, Le Seuil, 1981, p. 134.
  • [56]
    Cet extrait se situe au début du chapitre III de Pilote de guerre (New York, Éditions de la Maison française, 1942, p. 34). Pour plus de détails, voir Alban Cerisier, « La publication française de Pilote de guerre. Une singulière histoire », in Pilote de guerre. L’engagement singulier de Saint-Exupéry, op. cit., p. 41-65.
  • [57]
    Du 27 mars au 11 novembre 1942, près de 42 000 Juifs sont déportés à Auschwitz (Laurent Joly, L’État contre les Juifs. Vichy, les nazis et la persécution contre les Juifs, Paris, Grasset, 2018, p. 146).
  • [58]
    Pierre Mac Orlan, « Pilote de guerre », Les Nouveaux Temps, 8 janvier 1943 et Marius Richard, « Les idées. Pilote de guerre », Révolution nationale, 9 janvier 1943. Les extraits de la presse sont tirés du dossier « Pilote de guerre en France. Janvier-avril 1943 » (Écrits de guerre 1939-1944, op. cit., p. 293-322).
  • [59]
    Pierre-Antoine Cousteau, « Manifeste ? » et « À propos d’une provocation », Je suis partout, 8 et 15 janvier 1943. Le Cahier jaune (no 12, janvier 1943), une revue mensuelle éditée par l’Institut d’étude des questions juives, publie aussi son article « Antoine de Saint-Exupéry au secours d’Israël et de la guerre juive ».
  • [60]
    Lettre du 11 janvier 1943 citée par Alban Cerisier, « La publication française de Pilote de guerre. Une singulière histoire », in Pilote de guerre. L’engagement singulier de Saint-Exupéry, op. cit., p. 62.
  • [61]
    Écrits de guerre 1939-1944, op. cit., p. 299 et p. 318.
  • [62]
    Jean Guéhenno, Journal des années noires 1940-1944 [1947], 21 janvier 1943, Paris, Gallimard, « Folio », 2014, p. 313.
  • [63]
    Jean Israël, « Le pilote de guerre », Icare, Saint-Exupéry 1939-1940, op. cit., p. 55.
  • [64]
    Ibid., p. 56.
  • [65]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 211.
  • [66]
    Emmanuelle Loyer, « La “Voix de l’Amérique”. Un outil de la propagande radiophonique américaine aux mains d’intellectuels français », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, no 76, 2002/4, p. 79-97.
  • [67]
    Le 30 novembre 1942, l’appel est publié dans Le Canada (Montréal) avec pour titre : « Voulez-vous, Français, vous réconcilier ? ».
  • [68]
    Pierre Laborie, « Pilote de guerre, au risque de la complexité », Pilote de guerre. L’engagement singulier de Saint-Exupéry, op. cit., p. 133.
  • [69]
    Raoul de Roussy de Sales, L’Amérique entre en guerre (Journal d’un Français aux États-Unis), 2 avril 1941, op. cit., p. 174.
  • [70]
    « Lettre aux Français », op. cit., p. 69-70.
  • [71]
    Ibid., p. 70-71. Saint-Exupéry ne peut pas appliquer « la rhétorique de la Shoah […] à la situation des Français, et non des Juifs » – puisqu’il méconnaît l’ampleur du génocide, contrairement à ce qu’écrit Jeffrey Mehlman (« Rendez-vous manqués de Saint-Exupéry. Une histoire labyrinthique », in Pilote de guerre. L’engagement singulier de Saint-Exupéry, op. cit., p. 210). En évoquant les « six millions d’hommes adultes », Saint-Exupéry fait référence aux Français mobilisés en 1939-1940, dont le nombre s’élevait en réalité à cinq millions.
  • [72]
    Le discours de Laval est publié, entre autres, dans Le Petit Parisien du 23 juin 1942 et dans Les Nouveaux Temps du 24 juin 1942.
  • [73]
    « Lettre aux Français », op. cit., p. 71.
  • [74]
    Henry Bernstein, « France’s Desires. There is Disagreement with Saint-Exupéry Views”, The New York Times, 6 décembre 1942. Sur les réactions des Français réfugiés aux États-Unis, voir la notice de François Gerbod, « Controverse avec Jacques Maritain », OC, II, p. 1246-1247.
  • [75]
    Lettre à Jacques Maritain, OC, II, p. 74-75-76. Saint-Exupéry fait référence aux critiques suscitées par Pilote de guerre : « La polémique y a lu une défense de Vichy. […]. Cette expérience concernant les intentions prêtées à mon livre s’est répétée à propos des intentions prêtées à ma lettre. […]. Cela n’a empêché personne de feindre d’y voir un prêche politique. »
  • [76]
    Saint-Exupéry indique qu’il n’a souhaité « aucune absolution pour des actes de lâcheté ou de trahison quels qu’ils fussent » et désiré « la réconciliation des Français de l’étranger. » (Texte présentant la « Lettre aux Français », in Pour la victoire », OC, II, p. 78-79).
  • [77]
    Simone Weil, Œuvres, Paris, Gallimard, « Quarto », 1999, p. 978.
  • [78]
    Jacques Maritain, « La persécution raciale en France », 8 septembre 1942. Jacques et Raïssa Maritain, Œuvres complètes 1944-1946, volume VIII, Éditions universitaires de Fribourg (Suisse) et Éditions Saint-Paul (Paris), 1989, p. 400-401. Maritain a eu connaissance des rafles effectuées lors de l’été 1942 dont celle du Vel’ d’Hiv’. Environ 24 000 Juifs sont déportés à Auschwitz entre juillet et août 1942 (Laurent Joly, L’État contre les Juifs, op. cit., p. 102-109). Sur son engagement, consulter Pierre Vidal-Naquet, « Jacques Maritain et les Juifs. Réflexions d’un parcours » in Jacques Maritain, L’impossible antisémitisme, Paris, Desclée de Brouwer, 1996, p. 9-57.
  • [79]
    Jacques Maritain, « Il faut parfois juger », Œuvres complètes 1944-1946, op. cit., p. 770-771.
  • [80]
    Ibid., p. 770.
  • [81]
    Ibid., p. 771-772.
  • [82]
    Ibid., p. 773-774-775. Maritain dénonce la Relève amorcée par Pierre Laval dans son discours du 22 juin 1942. Les ouvriers qualifiés sont sollicités pour travailler volontairement en Allemagne en échange de prisonniers de guerre (Renaud Meltz, Pierre Laval. Un mystère français, Paris, Perrin, 2018, p. 934-941).
  • [83]
    Ibid., p. 775 et p. 777. Apportant son soutien à de Gaulle, Maritain critique la politique de l’amiral Darlan qui s’inscrit dans la continuité du régime de Vichy.
  • [84]
    Le Petit Prince, OC, II, p. 295. Ce conte pour enfants (et adultes) est rédigé durant l’hiver 1941-1942.
  • [85]
    Lettre à Léon Werth, février 1940, OC, II, p. 1021. Pour Werth, leur amitié est « au-delà d’un banal accord d’idées » (Déposition. Journal 1940-1944, op. cit., 16 novembre 1940, p. 95).
  • [86]
    Les éditions Viviane Hamy publieront 33 jours en 1992. La « Lettre à l’ami » sera ajoutée à l’édition de 2015.
  • [87]
    Lettre à un otage, op. cit., p. 90 et p. 94.
  • [88]
    Ibid., p. 102.
  • [89]
    Ibid., p. 103.
  • [90]
    Pilote de guerre, op. cit., p. 215.
  • [91]
    Pages retranchées de la « Lettre à Léon Werth », OC, II, p. 107.
  • [92]
    Lettre à un otage, op. cit., p. 103.
  • [93]
    Manuscrit pour la rédaction de « Lettre à Léon Werth » conservé aux Archives of American Art (Smithonian Institution, Washington), OC, II, p. 1298.
  • [94]
    Lettre à un otage, op. cit., p. 103. Dans un manuscrit de « Lettre à Léon Werth », il écrit : « Il s’agit de te faire libre dans la terre où tu as le droit fondamental de développer tes racines. Vous êtes, là-bas, quarante millions d’otages. » (OC, II, p. 1297).
  • [95]
    « Lettre à Léon Werth », OC, II, p. 1298.
  • [96]
    Richard Breitman, Secrets officiels. Ce que les nazis planifiaient. Ce que les Britanniques et les Américains savaient, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2024, p. 129-142. Le public américain est alerté par la presse sur les massacres à partir de l’été 1942.
  • [97]
    Renaud Meltz, « Laval, antisémite qui s’ignore et persécuteur cynique », in Laurent Joly (dir.), La France et la Shoah. Vichy, l’occupant, les victimes, l’opinion, Paris, Calmann-Lévy, 2023, p. 186-194.
  • [98]
    Paul Morand, Journal de guerre. Londres-Paris-Vichy 1939-1943, op. cit., p. 564.
  • [99]
    Jacques Cantier, L’Algérie sous le régime de Vichy, Paris, Odile Jacob, 2002, p. 376.
  • [100]
    Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l’appel du 18 juin à la Libération, op. cit., p. 460.
  • [101]
    Lettre à Curtice Hitchcock, 8 juin 1943, OC, II, p. 985.
  • [102]
    Lettre non envoyée au général X à la mi-juin 1943, OC, II, p. 352 et René Chambe, « Retour au combat », Icare. Saint-Exupéry 1943-1944, volume VI, no 96, 1981, p. 40-41.
  • [103]
    Lettre à Pierre Chevrier [Nelly de Vogüé], 10 janvier 1944, OC, II, p. 978-979.
  • [104]
    Charles de Gaulle, Discours aux Français, 1942-1943, t. II, Paris, Office français de l’Édition, 1945, p. 243. Il mentionne notamment Georges Bernanos, Henry Bernstein, André Gide, Joseph Kessel, Jacques Maritain.
  • [105]
    Lettre à Pierre Chevrier [Nelly de Vogüé], après Noël 1943, OC, II, p. 975.
  • [106]
    Lettre de Saint-Exupéry à son épouse, automne 1943 (Antoine de Saint-Exupéry. Consuelo de Saint-Exupéry, Correspondance 1930-1944, Paris, Gallimard, 2021, p. 236).
  • [107]
    Lettre à Curtice Hitchcock, 8 juin 1943, OC, II, p. 985.
  • [108]
    Engagé dans les Forces aériennes françaises libres, Joseph Kessel lui a fait de vifs reproches sur son antigaullisme (Yves Courrière, Joseph Kessel ou Sur la piste du lion, Paris, Plon, 1985, p. 586).
  • [109]
    Lettre non envoyée à Joseph Kessel, 11 novembre 1943 (?), OC, II, p. 344-345. Ministre de l’Intérieur de septembre 1940 à février 1941, Marcel Peyrouton fait appliquer le premier statut des Juifs. Rallié au général Giraud et gouverneur général de l’Algérie (du 20 janvier au 3 juin 1943), il refuse de rétablir le décret Crémieux (Michèle Cointet, De Gaulle et Giraud. L’affrontement, Paris, Perrin, 2008, p. 223-224 et p. 387-392).
  • [110]
    Le décret Crémieux (24 octobre 1870) conférant la citoyenneté aux Juifs d’Algérie a été abrogé le 7 octobre 1940 par le régime de Vichy.
  • [111]
    Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre. De l’appel du 18 juin à la Libération, op. cit., p. 601.
  • [112]
    Jeffrey Mehlman, Émigrés à New York. Les intellectuels français à Manhattan 1940-1944, Paris, Albin Michel, coll. « Idées », 2005, p. 204.
English

Flights over Occupied France. Antoine de Saint-Exupéry and the Vichy Regime

This article offers a unique perspective on Saint-Exupéry, drawing on his correspondence and testimonials. While the humanist was indifferent to the debates that animated intellectuals in the 1930s, he adopted a contradictory stance after the defeat of 1940. Opposed to collaboration, he was nevertheless sensitive to the values defended by the Vichy regime. Defiant towards General de Gaulle, even though he wanted to continue the fight against the enemy, he did not join the Free French Forces (FFL). His attitude toward the “Jewish question” was more ambiguous. One could interpret Pilote de guerre (1943) as an act of resistance against anti-Semitism when he defends the patriotism and courage of his comrade Jean Israël. But what then of the latter’s “very Jewish nose”? Furthermore, if he had such deep ties to Léon Werth, “the most French of Frenchmen because he was Jewish,” why did he liken his friend to the fate of “forty million hostages” in Lettre à un otage (Letter to a Hostage, 1943), to the point of downplaying anti-Jewish persecution in France? Despite his calls for unity and brotherhood, had the writer really rid himself of his prejudices?


Date de mise en ligne : 21/05/2026

https://doi.org/10.3917/aj1.591.0125

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