Jean-Michel FABRE, (éd.), Mgr Affre. Un archevêque au pied des barricades !
Paris, École Cathédrale-Parole et Silence, 2009, 130 p.
Pages 56 à 242
Citer cet article
- ORMIÈRES, Jean-louis,
- Ormières, Jean-louis.
- Ormières, J.-l.
https://doi.org/10.4000/assr.22026
Citer cet article
- Ormières, J.-l.
- Ormières, Jean-louis.
- ORMIÈRES, Jean-louis,
https://doi.org/10.4000/assr.22026
1Jean-Michel FABRE, (éd.), Mgr Affre. Un archevêque au pied des barricades !, Paris, École Cathédrale-Parole et Silence, 2009, 130 p.
2Surnommé l’affreux » par les légitimistes qui lui reprochaient ses idées avancées et son gallicanisme, Mgr Affre, archevêque de Paris, mourut le 27 juin 1848, deux jours après avoir été atteint par une balle alors qu’il s’était rendu sur les barricades pour s’interposer entre les insurgés et l’armée républicaine.
3Dirigé par J.-M. Fabre, prêtre du diocèse de Rodez qui en signe l’introduction, ce petit livre comprend une homélie de Mgr Lustiger, plusieurs textes de Mgr Affre présenté par Cl. Savart et deux autres contributions, retraçant les grands lignes de sa vie d’ecclésiastique, dans le Rouergue, son pays d’origine (Jean-Delmas) et à Paris (J.-O. Boudon).
4Appelé à Paris, en 1835, par Mgr Quelen, qui le nomma chanoine de sa cathédrale, il lui succéda à la tête de l’archevêché, en 1840, nommé par Adolphe Thiers, esprit voltairien s’il en fut. Non dénué d’un certain autoritarisme, très attaché à l’indépendance de l’Église, le jeune archevêque prend ses distances avec le légitimisme déclaré de son prédécesseur, auquel il s’était d’ailleurs heurté à plusieurs reprises.
5Sa volonté de ne pas lier la cause de l’Église à celle du trône lui permit d’accueillir loyalement l’avènement de la République. Désireux de créer les conditions permettant de former un clergé savant, il entreprit de restaurer la Faculté de Théologie de Paris en y nommant de jeunes professeurs tels que Dupanloup ou Maret. Surtout, il créa, en 1845, l’École des hautes études en sciences ecclésiastiques ou École des Carmes. Le soutien qu’il reçut de la grande majorité de l’épiscopat dans son combat en faveur de la liberté de l’enseignement ne pouvait que renforcer son souhait d’un renouveau de la collégialité épiscopale dont il fut l’un des précurseurs.
6Très lié à Frédéric Ozanam, le fondateur de la Société de Saint-Vincent de Paul, il avait très tôt pris conscience de l’importance des questions sociales, et en particulier de la misère ouvrière. Sa mort aux côtés de ceux qui se révoltèrent contre la fermeture des Ateliers nationaux fut suivie, dans l’immédiat, d’un véritable culte populaire.
Cet article est accessible en accès ouvert dans le cadre de notre modèle Souscrire Pour Ouvrir.
Date de mise en ligne : 28/09/2012
https://doi.org/10.4000/assr.22026