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Compte rendu

SMITH Amy C., avec une introduction de J. GREENAWAY, photographies de L. BENNETTO et R. MILLER, Union académique internationale, Corpus vasorum antiquorum, Great Britain, Fascicule 23, Reading Museum Service (Reading Borough Council, Fascicule 1), Oxford, British Academy / Oxford University Press, 2007, 1 vol. 26,5 × 33, XVI + 48 p., 40 pl.

Pages 345j à 438j

Citer cet article


  • Denoyelle, M.
(2009). SMITH Amy C., avec une introduction de J. GREENAWAY, photographies de L. BENNETTO et R. MILLER, Union académique internationale, Corpus vasorum antiquorum, Great Britain, Fascicule 23, Reading Museum Service (Reading Borough Council, Fascicule 1), Oxford, British Academy / Oxford University Press, 2007, 1 vol. 26,5 × 33, XVI + 48 p., 40 pl. Revue archéologique, 48(2), 345j-438j. https://doi.org/10.3917/arch.092.0345j.

  • Denoyelle, Martine.
« SMITH Amy C., avec une introduction de J. GREENAWAY, photographies de L. BENNETTO et R. MILLER, Union académique internationale, Corpus vasorum antiquorum, Great Britain, Fascicule 23, Reading Museum Service (Reading Borough Council, Fascicule 1), Oxford, British Academy / Oxford University Press, 2007, 1 vol. 26,5 × 33, XVI + 48 p., 40 pl. ». Revue archéologique, 2009/2 n° 48, 2009. p.345j-438j. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-archeologique-2009-2-page-345j?lang=fr.

  • DENOYELLE, Martine,
2009. SMITH Amy C., avec une introduction de J. GREENAWAY, photographies de L. BENNETTO et R. MILLER, Union académique internationale, Corpus vasorum antiquorum, Great Britain, Fascicule 23, Reading Museum Service (Reading Borough Council, Fascicule 1), Oxford, British Academy / Oxford University Press, 2007, 1 vol. 26,5 × 33, XVI + 48 p., 40 pl. Revue archéologique, 2009/2 n° 48, p.345j-438j. DOI : 10.3917/arch.092.0345j. URL : https://shs.cairn.info/revue-archeologique-2009-2-page-345j?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arch.092.0345j


Notes

  • [5]
    Signalons que les notices et les photos des objets faisant partie des collections du Ure Museum sont accessibles en ligne sur le site de la Ure Museum Database : http:// lkws1. rdg. ac. uk/ cgi-bin/ ure/ uredb. cgi.

1 Ce 23e fascicule britannique, qui vient compléter celui qu’avaient publié en 1954 A. D. et P. N. Ure, fait connaître un ensemble de vases pour la plupart inédits, déposés par le Reading Museum Service au Ure Museum of Greek Archaeology de l’Université de Reading ; s’y ajoutent quelques autres vases appartenant aussi au RMS et exposés dans divers lieux. Une introduction due à J. Greenaway, « Curator of archaeology » au RMS, retrace en détail la formation de la collection, constituée grâce à quelques acquisitions et à de nombreux dons particuliers, comme le legs Horatio Bland en 1876, celui de la collection Lord Arthur Hill en 1899 ou le dépôt par un certain M. Snare de la fameuse coupe du Peintre du Pithos trouvée dans la Tamise (pl. 14, 1-2). Elle signale les dépôts importants qui ont été faits par le RMS au Ure Museum of Greek Archaeology entre 1935 et 2005, dans le cadre d’une politique générale ayant pour but de rendre des objets spécialisés accessibles à la communauté scientifique et à un public plus large, scolaire par exemple. Une table de concordance placée en fin de texte éclaircit la situation en donnant les collections d’origine et le lieu d’exposition actuel des pièces, ainsi que les correspondances avec le précédent volume [5] du CVA.

2 Comme dans ce dernier, le matériel présenté ici est très varié, allant de la période minoenne (petites coupes de Cnossos, pl. 1) jusqu’à la fin des figures rouges et incluant aussi des productions achromes ou à vernis noir. Pour un certain nombre de pièces, rares ou de fabrique incertaine, Amy C. Smith a référencé les couleurs de pâtes au moyen du code Munsell, ce qui est très utile, mais aurait pu être complété par une brève description textuelle de l’aspect de l’argile. Les commentaires sont la plupart du temps détaillés et précis, mais on peut noter çà et là de curieuses ambiguïtés dans la terminologie des formes ou dans les descriptions de l’iconographie, en particulier dans le domaine de la céramique italiote (détail des remarques infra). Les illustrations sont de bonne qualité, même s’il semble que les vases soient détourés et replacés sur un fond clair qui se distingue à peine du fond blanc de la planche ; on ne compte que quatre profils in texto.

3 — Pl. 1, 3-4 à 7 . 9 : petits vases du Corinthien ancien, moyen et récent. La désignation de « scale aryballos » (aryballe à écailles ; pl. 1 . 16 . 17) n’est pas typologique mais décorative. Pourquoi ne pas parler plutôt de « pointed aryballos » ? Même remarque un peu plus loin dans la section attique à figures noires avec la « palmette kylix » de la pl. 13 . 1, qui est avant tout une « band-cup » à décor floral. Pl. 3, 1-3 et 3 . 4 : pélikè à figures rouges (pl. 3, 1-3) et lécythe à fond blanc (pl. 3 . 4) du Corinthien récent.

4 — Pl. 7 . 10 à 13 : vases ioniens ; pl. 7 . 11-12, lydion achrome ionien ou corinthien : on aimerait un commentaire sur l’aspect de la pâte. Pl. 8 : œnoché pseudo-chalcidienne avec kômos de huit danseurs (attribuée par L. Banti au Groupe de Polyphème).

5 — Pl. 9 : céramique étrusque.

6 — Pl. 10-13 : céramique attique à figures noires : lécythes et coupe à bande tardive.

7 — Pl. 14, 1-2 : coupe du Peintre du Pithos avec la traditionnelle figure de Scythe assis de trois quarts dos, quasiment réduite à un schéma ; trouvée dans la Tamise à Reading avant 1896. Commentaire sur la diffusion particulièrement large de ce peintre au corpus très standardisé.

8 — Pl. 14 . 3-17 : céramique attique à figures rouges et à fond blanc. Pl. 15 . 1-2, 16 . 1-7 : cratère en calice à figures rouges placé près du Peintre d’Athènes 13894 (McPhee) avec Éros, femme et satyres. Pl. 17 . 1-5 : lécythe à fond blanc à la surface très usée, mais dont la qualité du dessin ferait penser au Peintre de Bosanquet.

9 — Pl. 18 : céramique attique à vernis noir ; pl. 18 . 1 : « shape 3 trefoil oenochoe », appellation un peu pléonastique puisque le type 3 de Beazley est par définition à embouchure trilobée.

10 — Pl. 19 : céramique béotienne de style floral, à figures noires, à figures rouges et à vernis noir. Pl. 19, 4-7 (lire Boiotian au lieu de « Bolotian » au bas de la planche) : cratère en cloche à figures rouges orné sur chaque face d’une tête de femme. A. C. S. relève (p. 24) que ce vase diffère de la série canonique béotienne par de nombreux aspects, par exemple la coiffure faite d’un cécryphale et d’une stéphanè en place d’un sakkos, mais le classe tout de même dans la production béotienne, bien qu’aucune provenance spécifique ne soit mentionnée. Le vase n’est pas facile à placer, mais il faudrait tout de même regarder du côté de l’Apulie : le dispositif de la coiffure et le profil féminin sont caractéristiques de cette production, et la présence de languettes sous l’embouchure ne concerne pas exclusivement les cratères à figures rouges béotiens (cf. le Groupe des Chevrons). La typologie du vase, en revanche, et l’aspect du décor floral d’encadrement pourraient faire penser aux ateliers campaniens. Sur la planche, la même face est montrée deux fois (19, 5 et 7) : il manque donc la vue de la tête féminine de la face B.

11 — Pl. 20-37 : céramique apulienne à figures rouges, à vernis noir et du style de Gnathia. Les références aux vol. I et II de Red Figured Vases of Apulia ne sont pas harmonisées, elles sont tantôt sous la forme : chapitre/numéro (à côté de l’attribution, en général), tantôt ainsi : volume.page.numéro. À noter aussi, à partir de la pl. 20 . 1-4, le remplacement systématique autant qu’inexplicable du terme kekryphalos par kekryphylos. Pl. 20 : bel alabastre du Groupe des Alabastres avec Éros assis sur un calice floral, parmi des rinceaux et une femme tenant coffret et couronne. Pl. 21-24 : deux amphores pseudo-panathénaïques avec scène de naïskos, datées vers 340-320 et placées dans le « Split-mouth Group ». Pl. 22 (p. 27), le « petit ornement ou bourse » dans le naïskos entre les deux femmes est plutôt une balle. Pl. 26 : cratère à colonnettes du « Snub-nose Painter » ; il n’est dit nulle part que la scène représente des guerriers indigènes. Quelques parallèles iconographiques auraient aussi été utiles. Pl. 29-30 : la description et l’interprétation de la scène sont sujettes à caution. L’oiseau (plutôt un canard ou un cygne qu’une grue) n’est pas « assis dans un périrrhantérion » mais se tient dans un loutérion, et le motif quadrangulaire qui figure au-dessus ne peut en aucun cas être une pinax, même si la qualification de fenêtre n’est en effet pas entièrement satisfaisante. Il est donc difficile d’en déduire que la scène prend place dans un sanctuaire. Pl. 31 . 3 à 6 : « lekanis or pyxis lid » – dans l’Apulien, cette forme de couvercle est réservée à la lékanis. Pl. 32 . 4-12, 33, 34 . 1-4 : lécythe, tasse et couvercle de lékanis par les Peintres du Thyrse et de la Lampas. Un rapide commentaire sur ces deux artistes aurait été bienvenu : le Peintre du Thyrse, pour son déplacement à Paestum où une partie de ses vases ont été trouvés, en compagnie des premiers témoignages de la première production paestane (voir A. Pontrandolfo dans le catalogue d’exposition Poseidonia e i Lucani, Naples, 1996, p. 248), ce qui contredit la datation de 360-340 av. J.-C. donnée ici ; et le peintre de la Lampas, pour sa forte implantation à Canosa, où il a sans doute travaillé (voir RVAp, II, p. 450-451). Pl. 34 . 5 : lire « mug lid » au lieu de « mud lid ». Pl. 35 : au revers du cratère, l’élément carré décoré de croisillons et de points n’est pas une fenêtre, mais la simplification d’un écritoire, motif fréquent dans ce type de scènes et à cette place : cf. RVAp, II, pl. 211, 1 ou pl. 213, 4, par exemple. Pl. 35 . 8-10 : skyphos « de type corinthien » serait plus précis que « deep skyphos ».

12 — Pl. 38 : céramique lucanienne à figures rouges, cratère en cloche du Peintre de Roccanova.

13 — Pl. 39 : céramique campanienne et, pl. 40, céramique sicilienne. Pl. 39 . 17 à 19 : « stamnos-pyxis » ; il s’agit plutôt, étant donné le format, d’une « pyxis stamnoïde », qui pourrait aussi être rapprochée du groupe campanien de Kemai, identifié à l’origine par Beazley (cf. LCS, appendice II, p. 674-680).

14 — Pl. 40 . 9 : céramique à vernis noir d’Italie du Sud et indéterminée.

15 Martine DENOYELLE,

16 Institut national d’Histoire de l’Art,
2, rue Vivienne,
75002 Paris.
martine. denoyelle@ inha. fr


Date de mise en ligne : 18/03/2010

https://doi.org/10.3917/arch.092.0345j