La communauté autonome urbaine : un monde nouveau au cœur de l’ancien
Autour de la communauté d’Acapatzingo (Mexico)
- Par Raúl Zibechi
Pages 255 à 287
Citer cet article
- ZIBECHI, Raúl,
- Zibechi, Raúl.
- Zibechi, R.
Citer cet article
- Zibechi, R.
- Zibechi, Raúl.
- ZIBECHI, Raúl,
Notes
-
[1]
Lire par exemple, du même auteur, « Cochabamba, de la guerre à la gestion de l’eau », DIAL, D3078, novembre 2009, dial-infos.org/3723 et Gustavo Esteva, « Tepito : histoires d’un barrio du centre-ville de Mexico », DIAL, D3133, janvier 2011, dial-infos.org/4700. Lire aussi, pour une approche très approfondie des occupations de terrain au Chili : Mario Garcés, Tomando su sitio : el movimiento de pobladores de Santiago, 1957-1970, Santiago, LOM, 2002, 450 p.
-
[2]
Alan Gisbert, La ciudad latinoamericana, Mexico, Siglo XXI, 1997, p. 104.
-
[3]
Jorge Alonso, Lucha urbana y acumulación de capital, Mexico, La Casa Chata, 1980, p. 44.
-
[4]
Ibid., p. 306.
-
[5]
Juan Manuel Ramírez, Impacto urbano de las organizaciones populares en Mexico : 1980-2002, Austin, Center for Study of Urbanization and Internal Migration in Developing Countries, 2003, p. 6.
-
[6]
Manuel Castells, La ciudad y las masas. Sociología de los movimientos sociales urbanos, Madrid, Alianza, 1986, p. 277.
-
[7]
Ibid., p. 275.
-
[8]
Ibid.
-
[9]
Ibid., p. 276.
-
[10]
Juan Manuel Ramírez, Impacto urbano…, op. cit., p. 6.
-
[11]
Raúl Zibechi, « Acapatzingo. Toda lucha empieza contra nosotros mismos », document inédit, 2013.
-
[12]
Juan Manuel Ramírez, Impacto urbano…, op. cit., p. 7.
-
[13]
Pedro Moctezuma, « El movimiento urbano popular mexicano », Nueva Antroplogía, juin 1984, vol. VI, no 24, p. 72.
-
[14]
Pour mémoire, le Zócalo est le nom que donne la population à la place de la Constitution, au cœur de la ville de Mexico [ndt].
-
[15]
Ibid., p. 80.
-
[16]
Les calaveras (têtes de mort) sont très présentes dans la culture mexicaine, notamment pour le Jour des morts, mais aussi dans des caricatures [ndt].
-
[17]
Ibid., p. 72.
-
[18]
Lydia Barragán, « El movimiento urbano popular en la ciudad de Mexico. La Unión Popular Revolucionaria Emiliano Zapata y su proyecto comunitario de producción y gestión social de hábitat », mémoire de licenciatura de sociologie, Faculté de sciences politiques et sociales, université nationale autonome du Mexique, 2010, p. 95.
-
[19]
Ruth Sánchez, « El movimiento urbano popular a través de la historia oral : del Frente Popular Francisco Villa », mémoire de licenciatura de sociologie, Faculté de sciences politiques et sociales, université nationale autonome du Mexique, 2007, p. 29.
-
[20]
Ibid., p. 31.
-
[21]
Marina Ariza et Juan Manuel Ramírez, « Urbanización, mercados de trabajo y escenarios sociales en el Mexico finisecular », dans Alejandro Portes, Bryan Roberts et Alejandro Grimson (dir.), Ciudades latinoamericanas, Buenos Aires, Prometeo, 2005, p. 344-345.
-
[22]
Parti révolutionnaire des travailleurs, Parti mexicain socialiste, Parti socialiste des travailleurs et Parti populaire socialiste.
-
[23]
Lydia Barragán, « El movimiento …», op. cit., p. 78.
-
[24]
Ibid., p. 79.
-
[25]
Ibid., p. 83.
-
[26]
Marina Ariza et Juan Manuel Ramírez, « Urbanización… », op. cit., p. 347.
-
[27]
Juan Manuel Ramírez, Impacto urbano…, op. cit., p. 37.
-
[28]
Ruth Sánchez, « El movimiento… », op. cit.
-
[29]
Frente Popular Francisco Villa (FPFV), « Balance de la organización ante el Primer Congreso », 1996, miméo.
-
[30]
Ruth Sánchez, « El Movimiento… », op. cit.
-
[31]
Ibid.
-
[32]
Ibid.
-
[33]
Voir Ernesto Páramo, « Mexico, 2 octobre 1968 : Nuit de Tlatelolco, mort du mouvement étudiant », DIAL, D3023, novembre 2008, dial-infos.org/2803, Carlos Fazio, « Contre le pays aux pieds d’argile. De Paris à Tlatelolco », DIAL, D3467, septembre 2018, dial-infos.org/8312 [ndt].
-
[34]
Manuel Castells, La ciudad…, op. cit., p. 275.
-
[35]
À la Coopérative Acapatzingo s’ajoute la Coopérative Francisco Villa à Cabeza de Juárez, également située à Iztapalapa. À Iztacalco, le FPFVI compte des établissements dans la colonie agricole Pantitlán : Doroteo Arango, Felipe Ángeles, Centauro del Norte et Tierra y Educación. À Tláhuac, le Front a organisé les trois campements plus récents. Lire Enrique Pineda, « Acapatzingo : construyendo comunidad urbana », Contrapunto, no 3, Centro de Formación Popular del Oeste, Montevideo, Universidad de la República, novembre 2013, p. 49-61.
-
[36]
Waldo Lao et Anna Flavia, « “El Frente Popular Francisco Villa Independiente no es solo un proyecto de organización, es un proyecto de vida”, entrevista a Enrique Reynoso », Rebelión, 6 janvier 2009, www.rebelion.org/noticia.php?id=78519 (consulté le 15 décembre 2013).
-
[37]
Ibid. ; Raúl Zibechi, entretien avec Enrique Reynoso, décembre 2009.
-
[38]
FPFVI-UNOPII, « Comunidad Acapatzingo, es tiempo de agradecer », décembre 2009.
-
[39]
FPFVI-UNOPII, « Reglamento general centauro del Norte », miméo, 2009.
-
[40]
Antonio Negri, Job, la force de l’esclave, Hachette littérature, 2005, p 155.
-
[41]
FPFVI-UNOPII, « Reglamento general centauro del Norte », miméo, 2009.
-
[42]
Antonio Negri, Job, op. cit., p. 175.
-
[43]
FPFVI-UNOPII, « Una construcción con esfuerzo colectivo », décembre 2008.
-
[44]
FPFVI-UNOPII, « Ponencia para acto en la casa de Dr. Margil en Monterrey », novembre 2006.
-
[45]
Eric Hobsbawm, L’Ère des extrêmes. Histoire du court xxe siècle (1914-1991) [1994], Marseille, Agone, 2020, p. 446.
-
[46]
FPFVI-UNOPII, « Ponencia para acto en la casa de Dr. Margil en Monterrey », art. cité.
-
[47]
Raúl Zibechi, entretien avec Enrique Reynoso, op. cit.
-
[48]
Lancée par l’Armée zapatiste de libération nationale en 2005 [ndt].
-
[49]
Raúl Zibechi, entretien avec Enrique Reynoso, op. cit.
-
[50]
Humberto Maturana et Francisco Varela, De máquinas y seres vivos, Santiago du Chili, Editorial Universitaria, 1995.
-
[51]
Raúl Zibechi, entretien avec Enrique Reynoso, op. cit.
-
[52]
Mot construit sur le mot wagon, qui désigne une rame de métro [ndt].
-
[53]
FPFVI-UNOPII, « Una construcción con esfuerzo colectivo », décembre 2008.
-
[54]
Ibid., p. 4.
-
[55]
Ibid., p. 5-6.
-
[56]
Ibid., p. 7.
-
[57]
FPFVI-UNOPII, « Reglamento general centauro del Norte », miméo, 2009, p. 2.
-
[58]
Ibid., p. 6-7.
-
[59]
César Enrique Pineda, « Acapatzingo : construyendo comunidad urbana », Contrapunto, no 3, Centro de Formación Popular del Oeste, Montevideo, Universidad de la República, novembre 2013, p. 58.
-
[60]
Sous-commandant insurgé Marcos, « Ni el centro ni la periferia », intervention au colloque Aubry, San Cristóbal de las Casas, 13 décembre 2007, enlacezapatista.ezln.org.mx/2007/12/13/conferencia-del-dia-13-de-diciembre-a-las-900-am (consulté le 20 décembre 2013).
-
[61]
Au Mexique, la loi agraire de 1915 a consacré l’existence légale de terres dont la possession est collective et indivise, les ejidos. Par extension, le mot renvoie aussi aux communautés qui y vivent. [ndt]
-
[62]
Karl Marx, « La commune rurale et les perspectives révolutionnaires en Russie (1877, 1881) », Œuvres. II, Economie 2, Gallimard, 1968, « Bibliothèque de la Pléiade », p. 1551 et sq.
-
[63]
David Harvey, Villes rebelles. Du droit à la ville à la révolution urbaine [2012], Paris, Buchet Chastel, « Les Essais », 2015, p. 225.
-
[64]
David Harvey, « No hay nada malo en tener un huerto comunitario, pero debemos preocuparnos de los comunes a gran escala », Diagonal, 15 mars 2013, www.diagonalperiodico.net/global/no-hay-nada-malo-tener-huerto-comunitario-pero-debemos-preocuparnos-comunes-gran-escala.html (consulté le 21 décembre 2013).
-
[65]
Immanuel Wallerstein, « Marx y el subdesarrollo », in Impensar las ciencias sociales, Mexico, Siglo XXI, 1998.
-
[66]
Raúl Zibechi, « Mexico. Challenges and Difficulties of Urban Territories in Resistance », in Richard Stahler-Sholk, Harry E. Vanden et Marc Becker (dir.), Rethinking Latin American Social Movements: Radical Action from Below, Lanham, Rowman & Littlefield, « Latin American Perspectives in the Classroom », 2014, p. 49-65.
-
[67]
Raúl Zibechi, « La communauté autonome urbaine : un monde nouveau au cœur de l’ancien », traduit de l’espagnol par Gilles Renaud, DIAL, D3485 et D3489, février et mars 2019, dial-infos.org/8425.
Les classes populaires des grandes villes latino-américaines sont à l’origine d’expériences novatrices d’autogestion communautaire. Ce texte présente et analyse l’autonomie durable construite par la communauté d’Acapatzingo installée au sud de la ville de Mexico.Raúl Zibechi (Uruguay) est éducateur populaire, journaliste et chercheur, engagé dans différents mouvements sociaux. Il a publié une vingtaine de livres qui documentent la manière dont les mouvements antisystème transforment le monde à partir d’en bas, sur la base de pratiques anticapitalistes au sein de territoires ou d’espaces récupérés. S’y tissent de nouvelles relations sociales, horizontales, antipatriarcales et anticoloniales, qui contribuent à élargir le champ de l’autonomie et à créer des forces de vie non centrées sur l’État. Il soutient le mouvement zapatiste et maintient une position critique vis-à-vis des gouvernements progressistes.
L’autonomie est la façon de faire utilisée par les communautés en résistance ; la communauté est la forme politique qu’adoptent les gens d’en bas dans le but de changer le monde. Pour illustrer cette hypothèse, j’essaie ici de reconstituer une petite partie du vaste mouvement populaire urbain de Mexico après 1968, étant entendu que l’autonomie est un processus inachevé et inachevable, jamais un point d’arrivée, plutôt une série de passages et de devenirs, de parcours que l’on ne peut reconnaître à des déclarations ou des programmes mais aux traces laissées par les actes quotidiens…
Date de mise en ligne : 01/04/2026
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
3,00 €