La lutte de San’ya continue
- Par Kōichirō Mukai,
- Traduit du japonais par Texte original : « San’ya no tatakai ha tsuzuite iru [山谷のたたかいは続いている] », Nicolas Pinet
Pages 239 à 254
Citer cet article
- MUKAI, Kōichirō,
- Traduit du japonais par Texte original : « San’ya no tatakai ha tsuzuite iru [山谷のたたかいは続いている] », PINET, Nicolas,
- Mukai, Kōichirō.,
- et al.
- Mukai, K.,
- Traduit du japonais par Texte original : « San’ya no tatakai ha tsuzuite iru [山谷のたたかいは続いている] », Pinet, N.
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- Mukai, K.,
- Traduit du japonais par Texte original : « San’ya no tatakai ha tsuzuite iru [山谷のたたかいは続いている] », Pinet, N.
- Mukai, Kōichirō.,
- et al.
- MUKAI, Kōichirō,
- Traduit du japonais par Texte original : « San’ya no tatakai ha tsuzuite iru [山谷のたたかいは続いている] », PINET, Nicolas,
Notes
-
[1]
Quartiers servant de lieux de recrutement des ouvriers journaliers [toutes les notes sont du traducteur].
-
[2]
Logements bon marché.
-
[3]
L’équivalent japonais du RSA.
-
[4]
Ce dispositif d’aide, établi par la Loi de mesures spéciales de soutien à l’autonomie des sans-abris de 2002 a été mis sur pied par les collectivités territoriales dans les grands centres urbains, où les sans-abris sont les plus nombreux.
-
[5]
Il faut comprendre l’expression au sens large, en lien avec la taille de la métropole tokyoïte.
-
[6]
Jun’ichirō Koizumi a été Premier ministre du Japon entre 2001 et 2006.
Kōichirō Mukai, militant de la Maison d’assistance aux travailleurs de San’ya, analyse dans ce texte l’évolution de ce quartier d’ouvriers journaliers situé dans le nord-est de Tokyo et décrit les luttes passées et actuelles des ouvriers devenus sans-abris.
Parler de lente destruction des yoseba résume bien ce qui s’est passé dans le quartier de San’ya durant ces vingt dernières années. Avec l’explosion de la bulle économique dans les années 1990, le nombre d’emplois disponibles dans les yoseba a fortement baissé, le cycle qui associait logement dans les doya et emplois temporaires s’est brisé net, et un nombre important d’ouvriers s’est trouvé jeté à la rue. C’était il y a vingt ans. L’aspect de San’ya a maintenant complètement changé. De nouveaux immeubles résidentiels se construisent les uns après les autres. Si les doya constituent encore l’élément dominant des rues du quartier, beaucoup se sont transformées en hôtels bon marché pour voyageurs étrangers (backpackers). En outre, parmi les personnes qui logent dans les doya, 80 à 90 % touchent la Protection vitale. Si l’on observe le quartier la journée seulement, on a l’impression qu’il ne diffère pas vraiment d’un quartier ordinaire. Mais alors, qui sont donc ces personnes à l’allure bien préoccupante que l’on aperçoit ici et là dans le quartier ? Ce ne sont pas des yakuzas et elles n’ont pas l’air non plus d’avoir de contact avec les « citoyens ordinaires ». Et puis quand la nuit arrive, sur les trottoirs, dans les galeries commerciales, nombre d’entre elles se couchent très naturellement par terre et s’endorment… À voir des gens installés comme ça, on se dit que ce qui a changé dans le quartier de San’ya, c’est seulement l’apparence…
Date de mise en ligne : 01/04/2026
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