S'abonner
Article de revue

Salarié·es agricoles saisonnier·es étranger·es : la fabrique du hors droits

Pages 122 à 133

Citer cet article


  • Persil, M.,
  • Belén Lezcano, M.
  • et Rouviere, E.
(2026). Salarié·es agricoles saisonnier·es étranger·es : la fabrique du hors droits. Agencements, 14(1), 122-133. https://doi.org/10.3917/agen.014.0122.

  • Persil, Marion.,
  • et al.
« Salarié·es agricoles saisonnier·es étranger·es : la fabrique du hors droits ». Agencements, 2026/1 n° 14, 2026. p.122-133. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-agencements-2026-1-page-122?lang=fr.

  • PERSIL, Marion,
  • BELÉN LEZCANO, Maria
  • et ROUVIERE, Estelle,
2026. Salarié·es agricoles saisonnier·es étranger·es : la fabrique du hors droits. Agencements, 2026/1 n° 14, p.122-133. DOI : 10.3917/agen.014.0122. URL : https://shs.cairn.info/revue-agencements-2026-1-page-122?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/agen.014.0122


Notes

  • [1]
    Ce territoire correspond à une zone géographique englobant la commune de Lunel (34) et les communes situées à proximité.
  • [2]
    Défenseur des droits, Rapport, Discriminations et origines : l’urgence d’agir, 2020, page 13.
  • [3]
    Ibid., page 13.
  • [4]
    Ibid., page 21.
  • [5]
    Rapport mal-logement 2014 de la Fondation Pour le Logement (ex. Fondation Abbé Pierre).
  • [6]
    Ces critères ont été déterminés par Maître Jacques Brissaud, à partir du texte de loi et de la jurisprudence établissant le vingt et unième critère de discrimination sur le fondement de la « vulnérabilité économique » reconnue par la loi du 24 juin 2016.
  • [7]
    À noter qu’au sein des ménages des enquêté·es avec lesquels nous avons mené des entretiens, 22 enfants sont directement concernés par les conditions d’habitat et de logement décrites ensuite.
  • [8]
    Le prénom a été anonymisé.
  • [9]
    Le prénom a été anonymisé.
  • [10]
    Article 225-14 du nouveau Code Pénal.
  • [11]
    Les deux exploitations agricoles nommées dans les entretiens ont été anonymisées. Leur nom a été remplacé par X et Y.

Interpellées par l’ampleur de la problématique vécue par les salarié·es agricoles saisonnier·es originaires d’Amérique latine sur le territoire du lunellois, nous avons souhaité unir nos voix afin de visibiliser leurs situations. Notre démarche s’inscrit dans une volonté d’engager un travail commun entre acteurs institutionnels et associatifs, et en associant les salarié·es agricoles pour faire connaitre et faire reconnaitre ce problème public.
Cet article est l’opportunité pour nous de présenter une démarche co-construite avec les personnes concernées. Leur participation a confirmé les constats des problématiques repérées par les acteurs institutionnels/associatifs du territoire. Elle a également permis de les complémenter pour mieux en cerner les détails et pour redéfinir les priorités communes. La réelle participation des salarié·es agricoles saisonnier·es étranger·es a mis en valeur la force d’un collectif. Un collectif de premier·es concerné·es qui n’a pas été impulsé à son origine par les acteurs institutionnels/associatifs, mais un collectif qui a d’abord fait corps ailleurs, et qui s’est saisi d’un espace proposé pour s’exprimer et co-construire avec l’ensemble des acteurs. Notre démarche commune est ainsi liée à un acte et à un engagement politique, celui de tendre vers une société plus égalitaire.
Nous sommes forcées de constater que faire entendre et reconnaitre un problème public s’inscrit dans un processus à temporalité longue. Il ne paraît en effet jamais assez rapide car ce sont bien les premier·es concerné·es qui éprouvent et subissent quotidiennement le problème…


Date de mise en ligne : 03/06/2026

https://doi.org/10.3917/agen.014.0122

Cet article est en accès conditionnel