Zawia bis
Pages 62 à 69
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0062
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Notes
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[1]
La plus importante des confréries soufies aux Comores.
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[2]
Lieu où les disciples et fidèles se réunissent pour pratiquer la voie mystique choisie, sous la direction d’un maître spirituel. La communauté confrérique se structure autour de ce centre spirituel et social. Aux Comores, ce sont souvent des mosquées ou des lieux sanctifiés par la pratique elle-même.
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[3]
« Ud’wu ila sabili Rabbika bil’ hikmati wal mawiidhwatil’ hasanat ».
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[4]
« Fa tashabbahu idh lam takunu mithlahum, inna tashabbuha bil kirami falah ». Dans un poème intitulé abadan tahinnu ilaykumul’ arwa.
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[5]
Cérémonie d’invocations divines, tenue sous forme de cercle.
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[6]
Rituel d’invocation divine.
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[7]
Disciple soufi.
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[8]
Assemblées religieuses d’hommes, lors des fêtes de mariage. La musique y a une très grande place.
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[9]
Autorité dans la hiérarchie soufie.
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[10]
Le cercle formé par les mourides pour le dhikri.
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[11]
Le spectacle théâtral, adapté du livre.
Un des chantiers ouverts au Muzdalifa concernait le soufisme, l’un des visages les plus populaires de l’islam aux Comores. Une pratique, aujourd’hui menacée par les wahhabites et les radicaux de tous bords, que le lieu s’autorisait à interroger depuis sa création. Mourchid Abdillah, co associé à la direction du lieu, était responsable du dispositif mis en place sur cette question.
A l’instar de Mwinyi Baraka, grande figure de la confrérie shadhulii
aux Comores, vous avez essayé de promouvoir la pratique soufie, en l’aidant à sortir des murs de la zawia. Il y a eu une série de conférences sur cette tradition mystique de l’islam, des performances théâtrales, des collaborations inédites, sous forme de disque…
Sortir le soufisme de la zawia est une activité inhabituelle dans le pays. Mais si nous observons bien ce qui se passe dans les mosquées, partout dans le monde musulman, rares sont ceux qui restent longtemps à l’endroit où ils ont effectué leurs prières obligatoires. La zawia provient, elle-même, du désir de ne pas déranger la majorité présente à la mosquée. Les soufis préféraient disposer d’un endroit réservé, où ils pouvaient, tout en restant ouverts au monde, promouvoir un islam éclairé, au nom de la droiture et du vivre-ensemble. Des questions qui nous interpellent depuis la création du Muzdalifa. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un pays musulman. Nous ne pouvions éviter la question religieuse. Et comme on dit, si les gens ne vont pas à la zawia, rien ne l’empêche de venir à eux…
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