Article de revue

Notre Dame de la Garde...

Pages 187 à 191

Citer cet article


  • Blanchard, P.
(2005). Notre Dame de la Garde... Africultures, 65(4), 187-191. https://doi.org/10.3917/afcul.065.0187.

  • Blanchard, Pascal.
« Notre Dame de la Garde... ». Africultures, 2005/4 n° 65, 2005. p.187-191. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2005-4-page-187?lang=fr.

  • BLANCHARD, Pascal,
2005. Notre Dame de la Garde... Africultures, 2005/4 n° 65, p.187-191. DOI : 10.3917/afcul.065.0187. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2005-4-page-187?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.065.0187


Notes

  • [1]
    Cet ouvrage, codirigé avec Gilles Boëtsch et qui rassemble une douzaine de contributeurs, se place dans le prolongement de la trilogie parisienne Le Paris noir (2001), Le Paris arabe (2003) et Le Paris Asie (2004). Édité par les éditions Jeanne Laffitte et La Découverte, il sera disponible fin octobre 2005.
  • [2]
    Dans un autre registre, en 1922, pour l’Exposition coloniale, une des affiches crée par David Dellepiane figure une femme noire. Celle-ci est alors inscrite dans une allégorie coloniale où trois femmes symbolisent les différentes parties de l’empire : une jeune Cambodgienne pour l’Indochine, une jeune Kabyle pour le Maghreb, et la jeune Africaine (assise, passive dans le bas de l’affiche à droite) pour le continent africain.
  • [3]
    Pour sa part, l’agence qui a eu en charge la campagne précise que si c’est une jeune femme noire qui a été retenue, c’est « essentiellement pour des raisons esthétiques ».

Il y a un peu moins d’un an, pour la préparation d’un ouvrage illustré sur un siècle d’histoire coloniale et des flux migratoires à Marseille et en région PACA, je découvre cette affiche dans les rues de la cité phocéenne. Elle est présente dans toute la ville, sur chaque réverbère municipal, à chaque carrefour, sur les murs et dans les arrêts de bus. Cette jeune femme noire, telle une Grace Jones méditerranéenne, annonce la prochaine foire marseillaise et marque le regard du passant que je suis. Cette affiche m’attire immédiatement.
Elle se place dans la longue tradition des affiches qui annonce la Foire de Marseille et reprend deux des éléments récurrents de cette iconographie codifiée : la tour d’un bateau à vapeur et Notre-Dame de la Garde. Le premier élément symbolise ce lien maritime entre la ville et le monde qui a fait, à la fois, sa fortune « au temps des colonies » et son drame économique à la « fin de l’empire ». Le second élément symbolise ce que les marins et les voyageurs voyaient en premier en arrivant dans le port ou en dernier quand ils le quittaient. Mais la rupture, historique et symbolique, est cette jeune femme noire qui illustre — et c’est la première fois à notre connaissance — la ville et sa foire. De toute évidence, il nous semblait indispensable de faire figurer cette affiche dans l’ouvrage, voir de la proposer comme couverture de celui-ci…
Après quelques semaines de discussion avec l’agence qui avait réalisé cette affiche, la réponse à ma demande fu…


Date de mise en ligne : 19/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.065.0187

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