Article de revue

La fracture coloniale

Pages 182 à 186

Citer cet article


  • Blanchard, P.
  • et Elbadawi, S.
(2005). La fracture coloniale. Africultures, 65(4), 182-186. https://doi.org/10.3917/afcul.065.0182.

  • Blanchard, Pascal.
  • et al.
« La fracture coloniale ». Africultures, 2005/4 n° 65, 2005. p.182-186. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2005-4-page-182?lang=fr.

  • BLANCHARD, Pascal
  • et ELBADAWI, Soeuf,
2005. La fracture coloniale. Africultures, 2005/4 n° 65, p.182-186. DOI : 10.3917/afcul.065.0182. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2005-4-page-182?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.065.0182


Notes

  • [1]
    Dans un éditorial daté du lundi 17 octobre 2005 intitulé "Loi scélérate".
  • [2]
    Le Monde du 1er novembre 2005
  • [3]
    « La nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française » (Article 1 de la loi du 23 février 2005).

La sortie aux éditions de la Découverte d’un ouvrage fondamental, La fracture coloniale, sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, suscite de nombreuses réactions. L’ouvrage réunit des contributions d’historiens, de sociologues ou encore de politologues sur les traces contemporaines de l’héritage colonial au sein de la société française. Rupture historique avec la colonisation, enjeux et manipulations de mémoire prolongements du passé colonial, conception de l’histoire nationale, action humanitaire, place des DOMTOM dans l’imaginaire national. Autant de questions qui résonnent de façon cuisante avec l’actualité. Rencontre avec l’un des coordinateurs du projet.En quoi considérez-vous que la « fracture coloniale » est une maladie typiquement française. « La France, écrivez-vous, est pratiquement le seul pays européen à s’être délibérément rangé du côté d’une "nostalgie coloniale" et de l’oubli institutionnalisé, tentant de dissocier histoire coloniale et histoire nationale. »
Au sens où une seule mémoire de la colonisation peut s’exprimer librement en France aujourd’hui dans l’espace « officiel ». Certes, la recherche peut travailler (c’est ce que font les historiens depuis plus de 30 ans), mais hors des institutions muséales ou de la télévision, qui n’influence guère le discours officiel. Et si vous avez le malheur de mettre le doigt sur une telle situation, vous avez droit à une attaque en règle, comme si vous remettiez en cause « le seul discours officiel possible »…


Date de mise en ligne : 19/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.065.0182

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