Article de revue

De l'utilité de la coédition

Pages 146 à 147

Citer cet article


  • Naba, J.-C.
  • et Reboul, A.
(2003). De l'utilité de la coédition. Africultures, 57(4), 146-147. https://doi.org/10.3917/afcul.057.0146.

  • Naba, Jean-Claude.
  • et al.
« De l'utilité de la coédition ». Africultures, 2003/4 n° 57, 2003. p.146-147. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2003-4-page-146?lang=fr.

  • NABA, Jean-Claude
  • et REBOUL, Amande,
2003. De l'utilité de la coédition. Africultures, 2003/4 n° 57, p.146-147. DOI : 10.3917/afcul.057.0146. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2003-4-page-146?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.057.0146


Quelle expérience récente avez-vous de la coédition et quel intérêt lui trouvez-vous ?
L’intérêt de la coédition est pour nous de créer des partenariats avec des acteurs locaux pour élargir notre représentativité et de mettre des ouvrages ancrés dans l’actualité, qui rendent compte de notre patrimoine culturel, à la portée d’un lectorat non initié, et souvent défavorisé au Burkina. Nous avons à cet effet monté un partenariat avec Samandé films, une agence locale de communication et de diffusion audiovisuelle qui s’est récemment lancée dans l’édition, pour publier de la bande dessinée. L’idée est aussi de faire connaître et d’échanger une culture éditoriale. Nous rapprocher d’un système éditorial étranger, africain ou européen, est un enrichissement important d’un point de vue identitaire, qui nous permet de montrer au public que l’on sait éditer des livres et les diffuser au-delà de nos frontières, même avec des moyens limités. Le marché burkinabé du livre est en effet insignifiant : les tirages avoisinent les 500 exemplaires, que nous écoulons généralement en plusieurs années. Pour ce qui est de la circulation des textes, la coédition permet aussi de couvrir une zone de diffusion plus importante. La traduction, qui était jusqu’à présent peu répandue, est devenue possible dans un projet comme Héritage, qui prouve que lorsqu’on alimente un réseau de collaborateurs, les processus de traduction et de cession de droits se font spontanément. On assiste aussi à l’émergence d’une conscience intellectuelle forte de la part des auteurs, qui revendiquent l’originalité de leur œuvre et une rémunération décente, au regard du contexte de production et de diffusion…


Date de mise en ligne : 19/07/2014

https://doi.org/10.3917/afcul.057.0146

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