« Le capital symbolique peut se partager »
- Par Jean Richard
- et Amande Reboul
Pages 143 à 145
Citer cet article
- RICHARD, Jean
- et REBOUL, Amande,
- Richard, Jean.
- et al.
- Richard, J.
- et Reboul, A.
https://doi.org/10.3917/afcul.057.0143
Citer cet article
- Richard, J.
- et Reboul, A.
- Richard, Jean.
- et al.
- RICHARD, Jean
- et REBOUL, Amande,
https://doi.org/10.3917/afcul.057.0143
Quels sont les motifs qui vous rendent sensible à une démarche solidaire en matière d’édition ?
Dès leur origine, les éditions d’En bas se sont engagées dans une démarche d’édition solidaire. Les livres que nous publions explorent le champ social à partir des marges de l’histoire, de la politique et de la société et se veulent des instruments de ré-appropriation des droits. Ils peuvent précéder des luttes sociales, les accompagner ou en faire l’histoire, et associent volontiers à l’édition des organisations syndicales, non gouvernementales ou associatives.Que signifie pour vous un engagement dans cette voie de l’édition ? Est-ce plus qu’une économie de moyens ?
L’économie de moyens est importante, mais non décisive. À notre époque, il n’est pas cohérent de publier des livres sur les problématiques du développement sans diffusion en Afrique : c’est une forme sournoise de néocolonialisme.Quels sont pour vous les principaux apports, en termes de partage des connaissances et des savoir-faire, des coûts et du temps de travail ?
La diversité résume l’ensemble de ces apports et la richesse d’une maison d’édition se situe dans l’extension de son réseau de collaborateurs. Si les économies d’échelle sont importantes dans certains domaines (recherche d’auteurs, traduction, éditorial et production), l’édition en association génère aussi un temps de travail et des coûts supplémentaires : concertation, rencontres, échanges, transports… Les économies sont donc variables et souvent couvertes après coup par les ventes…
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