Le rituel techno
- Par Ingrid Piesen
Pages 775 à 783
Citer cet article
- PIESEN, Ingrid,
- Piesen, Ingrid.
- Piesen, I.
https://doi.org/10.3917/ado.053.0775
Citer cet article
- Piesen, I.
- Piesen, Ingrid.
- PIESEN, Ingrid,
https://doi.org/10.3917/ado.053.0775
Notes
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Disc-Jockey. Animateur de la soirée, qui choisit et passe les disques.
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[2]
« La succion est le prototype de cette conjonction entre “ bon ” sein – incorporation – mouvements rythmés – sons agréables (ceux de la mère et du nourrisson conjugués) “ bonne ” musique. C’est en effet, la période où le nourrisson “ boit ”, avec le lait, la voix maternelle, tandis que la mère lui renvoie en écho des bribes de ses propres bruissements, introduisant le plaisir de la répétition et d’une première structuration temporelle. » (Lecourt, 1994, p. 100).
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[3]
D’après l’auteur, on ne peut parler de toxicomanie que lorsque le pharmakon opère à faire disparaître le sujet, « en prêtant du corps à celui qui ne sait plus rêver ». (Le Poulichet, 1987, p. 63).
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[4]
Cf. Winnicott, 1951-1953, pp. 109-124.
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[5]
Richard, 2001, p. 92.
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[6]
J. Guillaumin constate chez certains adolescents une « appétence traumatotropique différenciatrice et personnalisante » mettant en cause « une expérience interne de l’éprouvé et du maniement des limites de tolérance du moi […] ». Il s’agirait d’une « utilisation par le sujet vivant, au plus profond de son désir de vivre, d’un pouvoir de retourner en sa faveur ce qui peut être le masochisme primaire selon Freud, pour se porter “ volontairement ” au-devant de sa propre souffrance afin d’exister ». (Guillaumin, 2001. pp. 9-19).
1Les mouvements culturels de la jeunesse sont des moyens d’expression privilégiés d’un certain nombre de revendications puisant leur source dans la résurgence de motions pulsionnelles consolidées dans la constellation groupale. La rave party en est un exemple frappant. Née au Royaume-Uni à la fin des années 80, elle connaît ses premiers succès dans les clubs et devient clandestine suite à une loi promulguée par Mme Thatcher, obligeant les boîtes de nuit à fermer à 2 heures du matin. Face à un climat répressif grandissant, les plus déterminés prennent la route en quête d’un monde meilleur, de liberté et s’exilent en France en 1993, avant de conquérir d’autres frontières. Dès lors, des tribus nomades parcourent les villes, y organisent des fêtes sauvages en instaurant des « TAZ » (zones d’autonomie temporaire). La discrétion est une règle d’or : l’information est communiquée par le biais de quelques affichettes distribuées en nombre restreint, indiquant un numéro de téléphone qui ne transmet les coordonnées de la soirée qu’au dernier moment. Ces invitations suscitent très vite l’intérêt d’un public avide d’aventure et de plaisirs illicites, qui se trouve soudain investi du privilège d’honorer cette dimension du secret partagé. Les premières raves rassemblent au début près de 300 personnes. Désormais, plus de 4000 participants, âgés de seize à trente ans, sont au rendez-vous. Depuis l’année 2002, les teknivals (grands festivals techno durant entre trois et cinq jours) comptent 70000 adeptes environ.
2Il s’agit d’une situation groupale particulière où la régression et l’illusion sont aux premières loges. La musique techno donne lieu à une expérience fusionnelle avec le son, une plongée dans un univers d’intensité et de continuité sonore sans parole, qui favorise le repli sur soi et l’effet de « transe ». Au rythme répétitif de la basse, elle porte et trans-porte dans le chaos des bruits acides, tordus, bourdonnants, frémissants, qui viennent faire écho à tout un panel de ressentis ne peuvant être dits. Collés aux enceintes, assujettis au pouvoir hypnotiseur du « DJ » [1], les fans se trouvent pris dans l’illusion groupale.
3Cette musique progresse au cours des années 90 en opérant une rupture dans l’évolution de la musique populaire. Elle englobe tellement de courants différents qu’il est impossible de l’homogénéiser. La tonalité du « hardcore » et de la « hardtechno » est particulièrement bruyante. Le bruit est violence, et cette violence musicale séduit en particulier les adolescents puisqu’elle serait susceptible de répondre à la violence des éprouvés pubertaires (Marty, 1997 ; Givre, 1997). L’intensité du son semble être le premier effet recherché, satisfaisant une volonté commune d’entrer dans une sensation de plénitude produisant l’illusion d’un non-manque, d’une non-dépendance. Ce son intense devient alors « planant » et acquiert plus facilement cette qualité « d’enveloppe sonore » (Anzieu, 1976) rappelant les premières expériences de jouissance dans la fusion avec le corps maternel. Il suscite une confusion entre le dehors et le dedans en assourdissant ce qui se manifeste d’une intériorité dont certains cherchent à se protéger.
4Dans une rave, l’incident technique est redouté : tout silence soulève un mouvement de colère et de panique générales. Le son se doit donc d’assurer une fonction de « holding », en berçant et accompagnant la transe aussi loin que possible, sans la moindre interruption. Selon E. Lecourt, c’est d’abord dans la rythmicité que le sujet éprouve un plaisir auto-érotique [2]. L’enthousiasme du raver est à son apogée lorsque surviennent les moments d’explosion sonore qui suscitent des réactions orgastiques traduisant probablement un mouvement d’identification projective avec le son. C’est alors dans une exaltation avec « l’objet-son » que se jouerait la tentative de restauration d’un narcissisme mis en branle par le processus adolescent.
5La rave se déploie dans des lieux insolites représentant l’archaïque et l’originel. Il peut s’agir de sites naturels (champs, forêts, bords de mer, grottes, carrières souterraines) ou des sites industriels (usines désaffectées, hangars délabrés, etc.). Par ailleurs, les repères classiques disparaissent pour laisser place à une temporalité plus subjective, relative aux états modifiés de conscience que peut entraîner la prise de drogues en association à la musique. Plusieurs phases se distinguent, telles que la « montée », les repos (plutôt rares) et la « descente ». D’autres paramètres concourent à produire un effet hypnotique sur les danseurs : d’abord les stimulations auditives, mais aussi les stimulations visuelles telles que les jeux de lumière, les stroboscopes qui produisent des flashs répétitifs, des zébrures lumineuses calquées sur la cadence musicale et qui provoquent une impression de décomposition des mouvements.
6À travers l’usage de drogues de synthèse comme l’ecstasy, ou de substances hallucinogènes, les sensations et émotions sont investies de manière privilégiée. Au fond, les effets de ces drogues paraissent assez proche de l’état de rêve. L’individu semble en effet plongé dans une sorte de demi-sommeil où il fait l’expérience d’un rêve éveillé, naviguant au gré des interactions internes et externes. L’ivresse de l’usage de drogues est à distinguer de l’opération hallucinatoire qui définit, selon S. Le Poulichet, la toxicomanie [3]. Si, à l’évidence, le processus addictif se chronicise chez certains adeptes du mouvement techno, la consommation de drogues reste apparemment ponctuelle et transitoire pour la plupart des participants. Le temps de la fête, le corps se morcelle au son de cette musique binaire au pouvoir diffractant. L’espace corporel se déploie et se modifie au gré des identifications et projections mises en place au sein de cet espace sonore. Sous influence des drogues psychédéliques, l’individu se déchire et se dédouble, proche de l’état schizophrénique, si bien que le moi se trouve exposé au risque de se laisser engloutir. La traversée de telles épreuves interpelle l’individu au questionnement de son être : il arrive que ce dernier procède, dans l’après-coup, à l’analyse de ce que son ressenti est venu lui figurer, ou au contraire de ce que le figuré est venu lui faire ressentir. Un travail d’auto-interprétation qui fait sens en soi et pour soi se dessine. Un processus de distanciation paraît se produire, dans l’écart qui s’édifie entre un moi qui subit et un moi qui se saisit. Il semblerait alors que les drogues psychédéliques aient parfois une fonction d’étayage narcissique, en offrant à l’usager la possibilité de vivre une expérience transitionnelle au cours de laquelle il expérimente ses limites, un « hors de soi » qu’il récupère ensuite pour que lui soit procuré le sentiment d’un soi « (re) trouvé- (re) créé » [4]. Dans certains cas, il existerait une volonté de « pousser à bout » les émergences pulsionnelles. Défier, invoquer les émanations du ça pour apprendre à les assumer et les « gérer », telle serait la lourde tâche à accomplir pour légitimer le soi et renforcer le moi. L’usager des drogues de synthèse et hallucinogènes n’est pas sans méconnaître le risque qu’il encourt à prendre ce type de produits : le risque de « non-retour », qui n’est pas nécessairement la mort réelle, mais surtout celui de sombrer dans la folie, de perdre à tout jamais ses repères et sa faculté de penser. Et il semble parfois qu’il faille frôler l’irrémédiable pour que la prise de toxiques se révèle défaillante à maintenir l’illusion d’une toute-puissance narcissique. Un désenchantement se produit et une douloureuse réalité s’impose.
7Le bad trip, accident aigu psychique s’accompagnant d’un sentiment de perte de contrôle de soi vécu de manière traumatique, est fréquemment décrit par l’usager comme un épisode angoissant où la sensation de se perdre donne suite à un sentiment de renaissance. L’individu mettrait en scène sa propre absence pour authentifier son existence. Comme le note F. Richard, « la néo-naissance initiatique adolescente aime frôler ces zones où le “ je ” ne sait plus vraiment, s’il est bien assis dans ce moi-là, ce corps-là, pour finir par conclure qu’il ne saurait en changer » [5].
8Ce type de conduites ordaliques où le sujet met son destin entre les mains d’une puissance extérieure et absolue a été étudié par A. Charles-Nicolas et M. Valleur (1982) : le sujet se trouve seul face à son destin, dans la traversée d’une épreuve dont il doit triompher au péril de sa vie. À la prise de risque se conjuguerait probablement un besoin traumatophilique, la quête d’un événement qui marque une véritable rupture dans l’existence du sujet et qui lui permet de délimiter un avant et un après. Peut-être est-il question de pouvoir se représenter l’irreprésentable d’un trauma qui a déjà eu lieu ou encore s’agit-il d’un appel à la dureté du réel, représentant le père qui arrache le Je à la tentation de la fusion indifférenciée [6].
Pierre, jeune homme de vingt-sept ans, a consommé des drogues telles que le LSD ou l’ecstasy entre l’âge de dix-huit et vingt-trois ans dans le cadre de rave parties. Pourtant, les effets ressentis ont été parfois désagréables, souvent angoissants. Selon Pierre, ces mauvaises expériences ont eu la particularité d’avoir été instructives et constructives dans sa vie, bien qu’il ait cru atteindre le point de non-retour à de nombreuses reprises. L’usage répété de ces drogues lui a permis, dit-il, de « revenir à la charge, recréer les conditions des risques de dérapage ».
Lorsque Pierre raconte ces expériences désastreuses, il est à chaque fois question d’un détail relevé dans l’attitude d’un autre et/ou d’un groupe d’appartenance idéalisé qui suscite de violentes réactions de déception et de révolte. Pierre a manifesté beaucoup d’intérêt pour la politique et s’est montré particulièrement sensible à l’injustice, l’inégalité sociale le fascisme. Ces thèmes sont récurrents dans tous ses récits et tout ce qui peut représenter l’autorité, le pouvoir, provoque sa colère.
En intégrant le mouvement contre-culture underground que constitue la rave party, Pierre avait au départ le sentiment d’épouser des valeurs nobles et de faire partie d’une « minorité précieuse », aconflictuelle, où les dimensions de la communion et de l’échange devaient être la règle d’or. Puis il s’est rendu compte du caractère illusoire de ces aspirations, en constatant notamment que d’autres adeptes ne partageaient pas son idéologie. Il s’est interrogé sur sa propre place et son propre désir au sein du groupe : que cautionne-t-il en participant à ces fêtes ? que vient-il y chercher ?
Sa dernière mésaventure psychédélique s’est avérée selon lui « véritablement initiatique » parce qu’elle a été « la plus précise et la plus forte au niveau émotionnel » : son DJ préféré perd brutalement son estime car le comportement qu’il adopte cette nuit-là révèle un état d’esprit déplorable à ses yeux. L’ivresse de la drogue tourne alors au cauchemar, sa colère se montre trop forte pour être contenue : « Ce soir là, j’étais à fond ! Je faisais n’importe quoi, je contrôlais plus du tout ce que je faisais ! Mais le truc, c’est que j’aurais pu quitter l’endroit et au contraire, je suis resté et ça a absorbé. J’suis resté dans l’endroit et quand j’ai commencé à redescendre, bah limite je pleurais de joie ! C’est bon je revenais sur terre, je remettais les choses où elles étaient. Vraiment ça a absorbé. Après ce dernier bad trip, j’ai tellement exploré mes propres démons ! C’est quand tu te coltines vraiment à tes démons intérieurs qu’au bout d’un moment tu les connais. Et puis j’ai vraiment pris conscience de ce que je suis et de mes limites aussi. […] Je pense que pour arriver à un certain niveau de conscience, il faut aller au fond du bad trip. »
Le fait de s’être abandonné dans ce chaos pulsionnel pour se récupérer ensuite, d’avoir en quelque sorte « touché le fond du ça » pour revenir à la conscience, semblerait correspondre à un mouvement désorganisateur/réorganisateur tout à fait essentiel pour une possible maturation. Avoir osé l’affront plutôt que la fuite a favorisé « l’absorption », terme qu’emploie Pierre à deux reprises et qui montre que la récupération de l’étranger en soi se ressent d’abord au niveau du corps, par la pénétration et l’imprégnation dans la peau.
10Il est bien question d’une perte : celle de la toute-puissance infantile, de l’innocence et de la naïveté, la perte de cette partie du moi identifiée à un objet grandiose, omnipotent et supposé infaillible. Mais le fait d’être toujours là, vivant, avec la possibilité de restaurer et redonner forme à l’image d’un moi ayant touché le fond de sa déchéance à travers l’abjecte expérience du bad trip, favorise l’acceptation de la perte. Une possible subjectivation semble émerger de ce vécu traumatique où Pierre fait l’expérience d’une stupéfiante explosion de l’affect amplifié sous l’effet de la drogue. À la suite de cette aventure mettant en scène la figure de l’absolu apparaît la possibilité de faire preuve de relativisme, comme si le fait d’avoir vécu le pire était une valeur sûre et ne pouvait que promettre l’accès à un avenir meilleur. Toucher le fond, aller au bout de l’insupportable est un moyen d’exorciser la souffrance de ce qui est en excès.
11« Remettre les choses à leur place » (Pierre) serait peut-être à entendre comme la capacité nouvelle de remanier la deuxième topique, rééquilibrer le poids des instances psychiques pour assouplir les rapports de force des unes avec les autres. La désidéalisation de l’objet paraît entraîner du même coup une auto-évaluation douloureuse tout en permettant finalement au moi de se mesurer à un idéal du moi « dégonflé », plus souple.
12La fête techno met donc en scène un espace et un temps « vacant » qui permettent l’émergence des phénomènes transitionnels, un espace-temps récréatif. Le glissement sémantique de « ré-création » à « re-création » s’avère intéressant car, en effet, cet espace festif permet l’expression et l’appréciation d’une création musicale sur laquelle peuvent se greffer d’autres modes de productions artistiques, tels que le graffiti, les performances de spectacle (jonglage, craché de feu, etc.), où l’on affirme son « style ». Certains participants n’adhèrent que partiellement au mouvement, alors que d’autres s’y engagent réellement en manifestant la volonté d’appartenir à une culture possédant sa propre histoire et son idéologie. L’intégration à la « communauté » nécessite une identification au modèle des voyageurs de la scène techno, une initiation réussie par l’apprentissage et le respect d’un certain nombre de codes et pratiques que ces derniers ont colportés : uniformité du style vestimentaire, coiffures typées (dreadlocks ou cheveux rasés), marquages corporels (piercings et tatouages).
13Le milieu techno constitue pour certains un nouvel espace social dans lequel se joue la possibilité d’adopter un rôle bien défini (les uns deviendront organisateurs, DJ., décorateurs ; les autres seront dealers, etc.). Il existe un clivage entre, d’une part, les ravers reconnus, et d’autre part, les intrus : ceux que l’on nomme « les touristes » et, pire encore, la population dite « racaille », radicalement rejetée, accusée de profiter de cet espace dans le seul objectif de dealer. Ce clivage témoigne du besoin de préserver une intimité, à l’abri de tout regard étranger qui viendrait perturber le libre cours d’une jouissance partagée.
14La consommation de drogues serait un rite d’initiation essentiel dans ce milieu. Si celle-ci participe à la cohésion du groupe, construit et cultive un type nouveau de lien social, il n’est pas rare d’observer néanmoins un rapport à la fête qui évolue vers la désillusion et la nostalgie, traduites par la classique expression « c’était mieux avant ».
Le discours de Pierre, ancien usager, illustre cette évolution : « J’adorais les rave parties, enfin pas au début mais dès 92-93, alors que c’était pas encore un masse média, et qu’en même temps on pouvait encore placer pas mal d’espoir […] mais c’est plus pareil car ce milieu a éclaté parce que trop d’individualisme mais aussi trop de surdose de drogues ! […] La quête initiatique que t’as cru entreprendre, c’est juste de la consommation bête et méchante ! C’est-à-dire que t’as beau être dans un milieu underground, finalement t’es dans un supermarché. »
16L’individu paraît réintroduire ainsi la temporalité et la notion de passage perçue a posteriori. Une prise de distance, une différenciation est notable et la possibilité de porter un regard critique sur le mouvement auquel on a participé mais dont on a su se détacher laisse supposer l’introjection d’un surmoi internalisé. L’interdit n’est plus porté par le père de manière externe, l’individu a acquis un statut d’adulte lui-même porteur de la loi.
17Les « anciens » expriment leur regret du commencement, accusent la médiatisation massive d’avoir porté préjudice à cette culture de l’anonymat et d’avoir contribué au développement d’un phénomène de mode : le charme est rompu, le mouvement démystifié. N’est-ce pas une manière d’admettre qu’on n’y trouve plus sa place ? Les pionniers du nomadisme techno optent pour la sédentarité, sans abandonner complètement, mais dans le désir d’évoluer différemment, individuellement. Place alors aux générations futures, à ceux qui voudront bien s’approprier cet héritage et continuer à le rendre vivant.
Bibliographie
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- winnicott d. w. (1951-1953). Objets transitionnels et phénomènes transitionnels. In : De la pédiatrie à la psychanalyse. Paris : Payot, 1969, pp. 109-124.
Mots-clés éditeurs : drogues, fête, lien groupal, musique techno, régression, rituel initiatique, subjectivation
Date de mise en ligne : 01/12/2006
https://doi.org/10.3917/ado.053.0775